J'entends que l'ex première dame de France va convoler en justes noces, tandis que l'actuelle vaque à ses occupations (par exemple inauguration d'une
boutique Dior , mais en dehors de l'avenue Montaigne car déjà fait -gracieusement?-par le Garde des Sceaux).
Ce titre de Première dame me donne le vertige!
Vous aurez noté qu'il s'agit, en réalité, de donner un numéro au mari... S'il est premier, la dame est première. Si la dame le quitte, elle redescend dans les limbes du classement.
Quel est mon numéro? Et comment le connaitre?
Les célibataires n'en ont pas, les malheureuses. Et les pacsées, elles y ont droit?
Et les veuves et divorcées? Comment se tenir au courant? Tout ceci me hante.
Supposons, en effet, que j'ai le numéro 3292....
Supposons qu'hier, Monsieur 3291 ait répudié Bobonne....
Madame 3291 n'existe donc plus.... Dans les limbes, Bobonne.
Me voici donc numéro 3291.... Quel bonheur ineffable!
J'en profite avec délectation car demain peut-être, si l'homme sus-cité épouse sa voisine (qui guettait le nouveau célibataire, cela va sans dire, couteau entre les dents), je perdrai une
place si justement gagnée.
Que d'émotions! Ah, c'est dur, la vie de femme de France!
Le retour d'Antoine est prévu pour octobre si tout va bien. Vous savez quoi? ça me stresse.
Sera-t-il à la hauteur?
Un critique émérite du noir écrit ( au terme d'un article plus que bienveillant) qu'il aimerait bien que je le cabosse un peu.
Ah, Dieu, qu'il est pourtant fragile, mon Antoine! Faut pas croire... Il a vécu beaucoup de choses avant de craquer pour la légendaire Porsche. Il me semblait déjà si compliqué, si
plein de doutes, si perdu devant les femmes. Mérite-t-il encore quelques bleus?
Je me tâte et relis mon texte. Franchement, j'ai l'impression de lui mettre un sacré direct dans l'opus 3.
On cherche encore le titre.
Sans déflorer le sujet, sachez qu'il n'appécie pas l'amalgame systématique qui est fait, ces jours-ci, entre ses patients et la grande délinquance. Antoine voit trop de souffrance au
quotidien pour goûter les éructations démagogiques.
Nettoyer les dalles de la cour toulousaine.
Pour cela le balai de paille, dit balai de sorcière est requis.
Ôter les mauvaises herbes. On voit germer quelques pousses.
Décapiter les hortensias.
Surveiller le chat du coin de l'oeil. Installé d'un air innocent dans le citronnier il semble tout droit sorti de la comptine: si j'avais une jatte de lait, il y mettrait la patte.
Rempoter les camélias? Trop tard. Déjà les fleurs éclosent. Le massif est éclaboussé de tâches rubis.
Laver, à grande eau, la table blanche. Rire en voyant le chat sautiller entre les flaques: le coquin ne veut pas mouiller ses précieux coussinets.
Tailler, d'un air important, les mains gantées, les rosiers. (Ne me dites pas qu'il ne fallait pas le faire).
Redresser les géraniums.
Ranger les pots vides. Tiens, là.... Ou là...Non, là... Personne ne les voit, c'est dans le coin.
Le chat est sur le toit de la véranda! Tu crois qu'il saura redescendre?
Le jardinet est propre et net.
J'attends le printemps.
Je me confonds en excuses, je m'aplatis, j'apologise...
Je n'ai plus le temps de venir sur le blog en ce moment!
Cependant, les annonces radiophoniques sirupeuses et les panneaux publicitaires dégoulinants aperçus tandis que je ralliais l'hôpital ce matin ont rappelé à ma mémoire l'imminence de la fête la
plus caramélisée après la fête des grands-mères et celle des secrétaires.
J'ai nommé la Saint Tintin, fête des amouuuuuuureux!
Saint Tintin, c'est demain!
Sortez le papier de soie, les bisous de satin, les menus à 38 euros tout compris (les coeurs aussi).
-Tu n'es pas une vraie fille! me reproche-t -on quand on m'entend ainsi décaniller les Barbies et les Petits Poneys.
Si, si. Déposez-moi à Milan devant la boutique Prada et vous verrez si je ne suis pas une vraie fille. Même que j' suis allée voir l'expo Christian Lacroix au musée des arts décos.
Mais trop, c'est trop.
Je suis même sûre qu'un journal people nous racontera, demain soir, quel cadeau de Saint Tintin Mickey a offert à Minnie.
Je-ne-veux-pas-le-savoir!!!!
Rions un peu, plutôt.
Les hommes envahissent les boutiques de lingerie. C'est le seul jour de l'année où ils ne passent pas pour des pervers à surveiller. Ils errent au milieu des dentelles, ravis, empruntés,
perplexes.
- C'est quoi, la taille de votre amie? demande la vendeuse prévenante à un jeune homme timide qui tripote un soutien-gorge.
- Ben...
Il ne sait pas. Il n'y avait pas pensé.
- Elle est...euh...c'est comme vous! dit-il en soupesant de l'oeil le décolleté de la péronnelle qui le provoque avec son air professionnel.
S'il pouvait, il mettrait les mains. Pour être sûr.
Cet après-midi, tranche de vie à la FBip! où je faisais l'emplette d'une cartouche d'encre couleur pour ma précieuse imprimante hors de
prix.
- Vous avez des chèques cadeaux, me dit la caissière.
Qu'à cela ne tienne! Le montant annoncé desdits chèques (22 chèques de 10 euros quand même, qui doivent s'accumuler depuis trois ans. Mon inconséquence me perdra!) fait que je m'arme
de patience et accepte de m'inscrire, UN SAMEDI APRES MIDI, dans la file d'attente des "Vous attendez pour les chèques cadeaux et la carte
FBip!".
Quand je dis que mon inconséquence me perdra je ne sais plus si je vous parle des chèques cadeaux qui s'accumulent ou de l'idée de faire la queue à la
FBip! un samedi après-midi...
Les impétrants en attente de carte FBip! sont entassés sur des chaises (certains sont debout dont un centenaire qui gagnerait à faire ses courses le mardi)
Un couple inénarrable est posé là. Lui affalé, elle tendue. Ils avaient rendez-vous à quatre heures et demie.
- On n'y sera pas....dit-elle
Ils n'y seront pas. Je suis avant eux. Avant moi quelqu'un, après moi quelqu'un. Le centenaire est à deux doigts du malaise vagal.
- On n'y sera pas... insiste-t-elle.
- Ben, je t'avais bien dit qu'il fallait pas venir un samedi! (Le ton est rogue, le verbe est haut)
- On n'y sera pas! (Elle est maso?)
- Ben non! (Très tendu)
Elle hésite:
- Prête-moi la voiture. Pendant que tu fais la queue pour la carte FBip!, je vais au rendez-vous...
Il blêmit :
- Non, non... C'est pas si important ce rendez-vous. Tant pis si on est en retard...
Il regarde ce que fait la jeune dame avant moi, s'impatiente, s'agite, prend le centenaire à témoin :
- Qu'est-ce qu'elle est bavarde! De quoi elle parle?... Non, mais je vous jure!
- Prête-moi la voiture, enfin!
Il souffle comme un boeuf! Regarde sa facture... C'est qu'il la lui faut la carte FBip! 5% de remise...! 5% de remise et chaque fois que tu passes la carte, encore 5%! ça en fait
des jeux vidéos!
- Prête-moi la voiture...
Tempête sous un crâne! Que faire? Renoncer à la carte FBip! ? Prêter la voiture à Madame? Dilemme... Corneille n'est pas son cousin.
- Qu'est-ce qu'elle raconte, cette bonne femme, là? Pourquoi ça prend autant de temps de faire une carte?
Il se lève, me regarde d'un air soupçonneux car je suis avant lui. Il meurt d'envie de me demander de passer mon tour (Je répondrais non, et toc! ). Il sent que je suis peu flexible, se rassoit,
regarde sa montre.
- Prête-moi la voiture enfin!
Il sort prudemment les clés de sa poche, les caresse, jette un oeil sur Madame.
Elle tend la main.
La carte Fbip! 5% de remise... La grande consommation est castratrice à souhait.
Il lui confie le trousseau, à regret. Elle s'en empare prestement.
Tandis qu'elle se dirige vers la sortie il lui crie, la voix pleine de larmes:
- Roule pas trop vite, hein?
J'ai mis trois jours pour comprendre koman sa march mais sachez, chers lecteurs du monde entier que je viens d'agrémenter, sous vos yeux éblouis, ce blog
ultra-tendance de la fonction "blog it express" ( En haut à droite. D'you see?)
Joie ineffable, je pourrai désormais, vous faire bénéficier de délicieux petits sondages inspirés de l'actualité (et à la vitesse où va notre président, je n'ai pas fini de gloser sur les visites
au parc Astérix).
Il me reste toutefois quelques obstacles à franchir:
- Comment mettre ces petits compteurs qui vous disent d'où viennent vos visiteurs? Certains sont très chics, avec globe terrestre in colour.
Un jour, je me suis aventurée sur un site où j'ai été accueillie par une bannière qui annonçait tout de go : "un visiteur de Midi-Pyrénées est actuellement sur le site". Trop fort! Le
côté Big Brother m'a fichu un coup, je l'avoue et plus jamais je n'ai osé m'aventurer sur ce blog. Midi-Pyrénées... Mouais... Vous imaginez: "Un visiteur corse est actuellement sur le
site". On pourrait s'en servir....
Et puis, si vous avez fait croire à tout le monde que vous étiez en vacances à LA, ça casse un peu l'image.
- Comment glisser, en haut à gauche, le nombre exact de visiteurs addicts?
C'est trop classe d'avoir les chiffres en direct live:
1 358 587 999 depuis le 1er janvier 2007. Déjà qu'il y a des visiteurs corses.
- Comment mettre un petit film qui vient de chez Daily motion. Et mieux, un petit film où vous êtes, vous, l'auteur, parce que l'ado a repiqué les images quand vous
êtes passée sur FR3?
- Comment mettre un truc que quand tu agites ta souris, ça fait de la neige? Ou une horloge en ellipse? Et quand tu bouges encore la souris, l'horloge se déplace? Hein?
Bon là, ma science est dépassée. Ne me parlez pas de code HTML ou bien?
Dès demain, un sondage...
and so on....
L'avis des lecteurs.