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Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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Parlons français avec Béatrice

Jeudi 12 juillet 2007 4 12 /07 /2007 23:33
Les réactions sur les accents m'amènent à vous offrir un petit précis de Toulousain dans le texte pour comprendre comment on compte les rôses (par milliers)
Dialogue à la boulangerie :
-         Vous pouvez me mettre la chocolatine dans une poche ? Le petit est tout pégous, il ne peut pas la prendre avec les doigts . Il risque de la tomber
-         Mais bien sûr. La poche, vous la voulez grande ou moyenne ?
-         A visto de nas, je prends la moyenne. Merci
-         Avec plaisir
Interprète !
Une chocolatine = un pain au chocolat
Une poche = un sachet de papier ou de plastique
Péguer = coller
Il est tout pégous = il s’est barbouillé de chocolat (ou de confiture) jusqu’à la plante des pieds. Il faut le prendre par le talon, comme la mère d’Achille, pour le tremper dans le bain et le débarbouiller. (NOTA : Vous avez vu comme le Toulousain est une langue concise ?) 
Tomber: est un verbe transitif. Bien sûr il y a le célèbre "tomber la chemise", mais vous pouvez tomber des tas de choses: votre stylo, votre porte-monnaie, votre chocolatine avec vos doigts pégueux.
A visto de nas = à la louche, à peu près, à vue de nez (ben oui). On prononce a bisto car l’Espagne montre un peu sa corne.
-         Merci
-         Avec plaisir.
J’insiste : quand vous dites « Merci » au Toulousain, il ne vous répond ni « de rien » ni « je vous en prie », mais toujours « Avec plaisir », ce qui en est un pur (plaisir)
A propos, l’été est arrivé…Je m'en vé voir la dame de Hôôteu Savoie.
 
Par Béatrice - Publié dans : Parlons français avec Béatrice
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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /2007 08:05

Voici longtemps que je n'avais pas agité la bannière du français bien parlé. Je me vois volontiers, telle un Jean-Pierre Coffe ou une Maïté (quoique prenant moins de place), éructant et tonitruant contre les malappris qui abusent d'un langage skyrockien.
Hier, journée douce. Soleil rasant, brise amicale. J'avais posé le duffle coat dès midi et détaillais, la main en éventail pour me protéger de la lumière trop vive, les érables du parc aux feuilles mordorées. Du roux, de l'ocre, un jaune pâle, un vermillon. Une réminiscence d'été, et, encore une fois, je vouai Joe dassin aux gémonies. 
Eté indien.
Tu parles!
Pour un été indien, faut des indiens, voyez-vous!
Et, surprise, pas un peau-rouge à l'horizon dans le parc de l'hôpital (et pourtant c'est un hôpital psychiatrique...).
Pas une plume, pas un Geronimo qui hulule, pas un Custer qui little-big-horne, pas un seul de ces chants lancinants (et légèrement monotones il faut bien l'avouer - un de ce quatre je vous parlerai du mystère des voix bulgares :-))). 
Pas de gardien de vaches non plus.
En effet, nous ne sommes pas en Amérique du Nord (où vivent les Indiens de John Wayne, remember), mais en Occitanie où l'automne, lorsqu'il se pousse un peu du col, devient
l'été de la saint Martin. 
Allez voir
là.  et  
Pour faire le lien avec les articles précédents, c'est dans "le Club des cinq en vacances" que j'ai trouvé, pour la première fois cette magnifique expression. J'espère que dans la traduction actuelle, ce n'est pas devenu l'été peau-rouge. Palsambleu! L'été indien à Kernach en Bretagne, ça ne le fait pas trop! Un été celte, peut-être?

Par Béatrice - Publié dans : Parlons français avec Béatrice
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