Bon, je touche au tabou.
Bientôt la coupe du machin.
On me rabâche, ici et là, que désormais les femmes s'y intéressent et que je dois donc me taire.
OK, je ne parlerai pas des règles, ni des hommes élégants qui se sautent dessus et se roulant des patins quand ils mettent leur ballon là où il faut, des supporters pleins de grâce qui jettent des bananes sur les joueurs noirs: tout ça, c'est de la balle! (hé, hé!)
Je lis dans l'Obs qu'un vaste bordel est mis en place en Allemagne, pour soulager les guerriers heureux d'avoir gagné, ou déçus (ah, déçus!) d'avoir perdu. Des milliers de femmes importées d'Europe de l'Est. Les Brésiliens (malins) viendront avec leur propre marchandise (on ne sait jamais...ce serait scandaleux de se reposer avec une supportrice de l' équipe adverse).
Croyez-vous qu'on se préoccupe d'une poignée de femmes (quelques milliers) exploitées alors que de telles sommes sont en jeu? Il s'agit bien du sport le plus populaire auprès des mâles de la planète : l'argent , l'argent, l'argent...
D'autant qu'en Allemagne, la prostitution est légalisée: des bordels bien propres, avec des femmes responsables qui choisissent leur métier ( c'est mon passage préféré: l'an dernier, en Allemagne, une jeune femme a vu ses indemnités chômage suspendues: en effet elle avait refusé un boulot d'hotesse dans un eros center. Quelle mijaurée!)
De tous les pratiquants du machin, seul Lilian Thuram s'insurge. Merci Lilian, ils peuvent jeter des bananes, les afficionados! Le plus élégant, c'est vous!
Trainant sur Internet, et tapant mégalomaniaquement mon nom (avez-vous essayé?), je trouve des images.
Voici d'autres Patricia Parry.
Elles sont anglo-saxonnes, bien sûr, car je porte un nom de romancière de thrillers (hé hé...!); on m'a même fait remarquer que c'était un excellent pseudo...
Je trouve plutôt drôle cette idée qu'en Australie, aux USA, au Canada, et au Royaume Uni, il existe d'autres Patricia(s) Parry(s). L'une d'entre elles est médecin, et publie dans des revues spécialisées des articles aussi obscurs que ceux que je publie moi même.
(Pour info, quand je publie, ça fait ça:
Effectiveness of aripiprazole v. haloperidol in acute bipolar mania:.
Br JPsychiatry.2005; 187: 235-242). Ben oui, on ne comprend rien, je sais. Je vais me remettre aux polars.
Une autre est comédienne. Une autre est enseignante au Québec. Une autre est coach! (Everything is possible! ).
Un de nos ancêtres communs a-t-il traversé l'Atlantique, sur ces coques de noix dont on voit des reproductions dans le port de Barcelone?
A Québec se trouve une église minuscule et émouvante, où sont réunis les ex voto des premiers émigrants: des hommes venus de l'autre bout du monde, après avoir passé à travers le fer et le feu, débarquant sur une terra incognita, venus affronter des saisons dont ils n'avaient pas idée.
En Anglais, parry veut dire esquiver (c'est un terme d'escrime). Je n'esquiverai pas l'épreuve de la photo. Me voici, avec chapeau.
Hé oui!
Danse avec les fous touche à sa fin...
Il ne reste que quelques épisodes à paraitre...
J'en profite pour dire ici le plaisir que j'ai eu à publier en feuilleton, comme au bon vieux XIXè siècle, ce roman dont moult éditeurs m'avaient dit "qu'ils étaient désolés, mais que cela n'entrait pas dans le cadre de leur ligne éditoriale...."
Un homme aimable m'avait répondu: Antoine de Kerversault, qui représentait à l'époque les éditions Baleine (disparues depuis). Un long courrier de sa main soulignait ce qu'il appelait les qualités de l'écriture, mais indiquait que l'intrigue était, à son avis, un peu légère. Il m'encourageait cependant à poursuivre, et à lui adresser mes essais suivants.
Ce courrier a eu son importance par la suite, lorsque j'ai décidé de me remettre à écrire après AZF.
Toujours est-il que vous êtes plusieurs centaines (oui, oui! je n'en crois pas mes yeux!) à venir régulièrement prendre des nouvelles de Béatrice, Julien, et de ce malheureux Hassan, victime expiatoire. Le sort de Bernadette vous intéresse. Merci à vous tous.
La deuxième vie de ce roman m'est particulièrement douce.
Le boulot devrait-il être interdit?
En fait, je sais que rester chez moi, même à écrire toute la journée, ne saurait avoir qu'un temps: j'ai besoin de voir des gens, et de me confronter aux autres.
Mais quand même, la semaine prochaine: VACANCES!
Je reviendrai....
Pour faire patienter, un acrostiche inspiré par SYVEN:
B oire du vin doux
E rrer sans but dans une ville blanche
A ttendre que le soir tombe doucement dans la mer
T endre la main aux enfants qui jouent
R entrer en flânant par les ruelles
I gnorer les méchants
C roire aux esprits qui vous parlent à l'oreille
E couter la voix du vent.
C'est bien moi!
Hier après-midi, 18 heures
Génial! Cette fois-ci, la descendante de Simon était restée à la maison! Pas l'ombre d'une armure à l'horizon.
Pas mal de dames d'un certain âge, toutes mignonnes, très intéressées, hochant la tête avec gentillesse, et visiblement très cultivées.
Elles connaissaient l'histoire de l'Europe sur le bout de leurs doigts!
Une collègue écrivain, dont je vous recommande l'ouvrage (Fabienne Ferrère a écrit le Chien du diable, chez Denoêl), est venue me soutenir (merci Fabienne!)
Toutes ces dames installées dans une cave toulousaine, dodelinant du chef tandis que Sandra, la libraire me posait des questions, c'était tout à fait suave: un roman d'Agatha Christie en direct!
Pas de cadavre à la sortie si ce n'est celui de la bouteille de jus d'orange... A moins qu'on ne m'ait dissimulé quelque chose?????
J'avais mis un chapeau!
Aujourd'hui j'ai voulu acheter un énième chapeau.
Faut que je vous dise: j'adore les chapeaux! J'en ai de toutes sortes: des bérets, que je mets sur l'oeil; des bibis, qui se perchent sur le sommet de la tête; des capelines de paille molle, qui font très star avec des lunettes noires; des casquettes, plus dégaine; un panama (un vrai, qui se roule dans un tuyau); un feutre d'Indiana Jones.
Essai du chapeau ce jour, alors que pointe le soleil.
Trop petit.
Le doute s'insinue. Où est la limite entre le plaisir (que je ne boude pas, notez le bien) de s'entendre dire par les lecteurs qu'ils aiment, qu'ils ont passé un bon moment, qu'ils se sont fait avoir par l'intrigue, que c'est mieux que Da Vinci Code ( j'ai des capelines très larges...), où est la limite entre cette satisfaction bon enfant d'avoir bien fait son travail, et la macrocéphalie galopante?
Difficile à dire. De salon du livre en salon du livre (le prochain demain: salon du polar à l'école de commerce de Toulouse), je rencontre des gens qui me disent des choses très gentilles, très émouvantes, très laudatrices . Ceux qui n'aiment pas ne viennent pas, ceci dit! Voilà qui remet les choses à leur place!
Un commentaire récent, que je n'ai pas laissé car il était plutôt dégradant pour son auteur, me dit que je suis une intello coincée (sic).
Une intello coincée avec des grands chapeaux alors!
La chaine gourmande m'est transmise par Bool, que je remercie pour m'avoir fait saliver!
Votre dessert préféré ? : une excellente tarte aux pommes, avecs une pâte très fine, pas de compote ni de crème (fruits seulements) et glace à la vanille.
Fruit(s) préféré(s)? : les fraises
Bonbons préférés ? : les michokos
Parfum de thé préféré ? : thé earl grey (bergamotte)
Hé ben voilà....
Majoma, Len, Syven, Sahten, Roanne.... Qu'est-ce que vous mangez?
Hier, le petit orteil s'agitant fébrilement pour tenter de s'extraire de la tonne de boulot-paperasse-choses-à-faire-patients-en-attente qui stagne dans son antichambre, Béatrice a eu un sursaut:
Et mon blog, que diable!
C'est vrai ça! Comment les populations de la sphère francophone peuvent-elles supporter le silence de l'auteur?
Béatrice sera au salon des littératures francophones (ah! ils sont rassurés!) de Balma les 9 et 10 avril, au salon du polar de l'Ecole de Commerce de Toulouse le 15 avril, et dédicacera le chef d'oeuvre à la libraire Privat ( in Toulouse city) le 19 avril.
Ce n'est pas tout, bonnes gens!
Béatrice ira prendre l'air d'Athènes, la semaine prochaine, pour voir comment y nait le printemps (se remplissant les poumons de l'air sur-pollué de la cité des Dieux).
Elle enchainera sur Toronto en mai, pour voir comment le printemps sort victorieux de l'hiver dans les glaces canadiennes.
Elle verra mourir le printemps à Helsinki, le 21 juin.
J'espère que les voyages permettront une moisson de souvenirs qui trouveront place dans un prochain roman...
Il était temps!
Soleil doux et doré dans les yeux qui clignent. J'ai encore égaré mes lunettes achetées à prix d'or au Pas de la Case! Je ferme un oeil pour lorgner le soleil.
Caresse douce du vent d'autan sur la peau, alors qu'on vient d'enlever les bas . Parfait, on ne les grillera plus. On ne passera pas la journée à répondre, l'air pincé, à tous ces types qui vous disent: "M'dame, ya une échelle à votre bas, "Merci, je sais".
Terrasses ombragées dans Toulouse. Dragueurs aux terrasses, le cheveu raidi de gel, l'air nonchalant, les lunettes en serre-tête (ils ne les ont pas égarées, eux, car la lunette en serre-tête est l'arme favorite du dragueur de terrasse nonchalant.
Tapas aux terrasses, Pan con Tomata. Avec un peu d'ail. (Pas pour les dragueurs, mais que c'est bon!)
Et pour boire?
Vin blanc pétillant, très légèrement sucré, très frais.
Depuis hier, heure d'été! Trainer aux terrasses jusqu'à deux heures, en regardant passer les filles aux jambes nues, qui dansent sur leurs talons compensés, avec la jupe qui claque au vent. Quel boulot les dragueurs!
C'est la demande de Len Janak!
Honte sur moi, je suis dans une période où j'écoute peu de musique. J'ai du mal à travailler en musique, car cela me déconcentre, ou alors, la musique n'est qu'un bruit de fond et je déplore un peu...
Je peux passer des jours à me soûler avec un CD unique qui envahit toute la maison et dérange fortement le voisinage. La famille supporte stoïquement et le soupir de soulagement qu'elle pousse quand ça s'arrête s'entend jusqu'à New York City!
Les derniers temps, c'était un best off de Souchon, avec passage en boucle de Foule Sentimentale!
Sinon, j'écoute le Miserere d'Allegri, et le deuxième air de la Reine de la Nuit (ce dernier étant en allemand, je suis moins déconcentrée.. C'est Mozart, la flûte enchantée. Vous connaissez cet air.... Mais si, mais si....)
L'avis des lecteurs.