Survivante, elle avance avec prudence
Sage, elle sait que ses jours sont comptés
Tout à l'heure, il est tombé un peu de pluie et les pavés sont glissants
Autour d'elle roulent les touristes en calèche, abrités sous des imperméables de plastique
Je crois qu'elle les défie.
Béguinage de Bruges, août 2006
Un palais d'été du tsar Pierre.
Une plage blanche à quelques mètres du palais
Un soleil de minuit
C'est Tallinn, en Estonie, cité hanséatique au bord de la Baltique (dans laquelle je ne me suis pas baignée, faut pas exagérer non plus).
Il reste de tristes souvenirs: dans cet immeuble officiait le KGB. Nul ne l'habite aujourd'hui.
Mais on est aussi enchanté par ça:
ou ça:
26 degrés celsius, dans un pays où il n'y a pas de nuit le jour de l'été: nuit blanche
C'est la question du jour.
Mais aussi: où donc est la porte? Dans quel pays ont vécu ces marchands qui juraient de rester célibataires, pour appartenir à la confrérie des Têtes Noires, dont on aperçoit le médaillon magnifiquement sculpté?
Derrière, je vous offre un palais d'été, un soleil qui ne se couche pas, des roseaux au bord d'une plage de sable blanc, et vingt six degrés celsius avec une légère brise.
C'est bien une ville américaine, verticale comme dirait Céline, peuplée de cadres pressés, d'executives women en tailleur, chaussées de gros tennis pour pouvoir arpenter les larges trottoirs.
Mais on y trouve aussi ça, grouillant, émulsionnant, agité, parlant deux mille langues dont l'urdu et le mandarin.
Et ça: j'adore. C'est Kensington Market, où errent les rastas fumant, où les latinos vendent le meilleur chorizo de ce côté-ci de l'Atlantique, où perche un inénarrable boui-boui qui propose de la nourriture hungaro-thaï!
Au fil d'une balade paresseuse dans Toronto l'américaine, des pivoines volées dans un jardinet, au coeur de la ville.
J'ai un faible pour ce contraste, très américain, entre la mégapole comme dans les films, et la fleurette amoureusement cultivée qui jaillit du pavé.
Petit clin d'oeil à Majoma.
Retour de Toronto to-day.
Les images de la ville, attachante et américaine en diable, attendront.
Aujourd'hui, photo de la merveille, vue d'une tour de guet.
Les chutes canadiennes prennent la forme d'un fer à cheval à l'assaut duquel partent de frêles bateaux chargés de touristes, engoncés dans des imper bleus, comme des schtroumfs. En effet, au milieu des chutes, c'est la tempête.
Les chutes américaines sont moins spectaculaires, mais il est vrai que l'on s'autorise à faire la fine bouche après avoir traversé le rideau des précédentes.
J'ai fait la touriste: imper bleu, appareil photos, oh! et ah! poussés avec conviction.
Il manquait Marilyn, avec ses escarpins et sa permanente peroxydée, titillant les routiers et les routards.
L'air est doux.
La ville met du temps à apparaitre car noyée sous la pollution. Le premier regard est décevant, je le savais car il y a trois ans déjà, j'avais visité la cité des Dieux, aux trottoirs défoncés par les travaux du métro, en prévision des JO.
Pour voir Athènes, grimper sur le Mont Lycavittos: Ahaner le long des rues en pente, souffler comme un phoque en avalant les escaliers, se jurer que plus jamais on ne fumera une seule cigarette. Un téléphérique vous attend à mi-pente, que vous prenez avec bonheur.
Une fois sur le sommet du mont, gravir encore quelques marches, jusqu'à une église orthodoxe minuscule, emplie d'icônes. De vieilles dames emmitoufflées surveillent les cierges.
Face à vous, l'Acropole jaillit dans le soleil. La clarté l'enveloppe insensiblement. Malgré les grues, les travaux, les poutres métalliques qui parasitent encore le site, on demeure ébloui. En arrière-plan, la mer est grise sous une légère brume.
Après quoi redescendre à pied vers la ville (la descente est plus facile, au milieu des cactus, des mûriers, et des orangers), et se perdre dans les ruelles.
On côtoie des hommes nonchalants qui jouent inlassablement du komboloï, des femmes plutôt élégantes, des popes sérieux et glacés sous leur chapeau noir, des touristes affairés.
Au bout du compte, on finit par aimer.
Demain je m'envole pour Athènes: oliviers, ruines, petites ruelles ombrées, long cheminement vers l'Acropole, et les taxis les plus voleurs d'Europe ( euh... y a aussi les taxis praguois, qui sont pas mal...).
J'ai toujours prétendu que les Grecs sont les types les plus machos d'Europe. J'ai quelques souvenirs plutôt cocasses à ce sujet. Ils sont hors concours,
champions toutes catégories. On verra s'ils le sont restés....(à côté d'eux, selon mon humble expérience, les Siciliens et les Turcs sont des modèles de démocrates adorables quand il s'agit
des femmes!
!)
NOTA: j'attends avec impatience les commentaires de tous les Hellènes d'OB, les parents de Jennifer Aniston compris, c'est bon pour le BR!
J'irai donc par les rues, matant les machos bronzés, sirotant du vin doux aux terrasses, et goûtant la brise qui vient des cyclades. La langue est ancienne et douce, presque archaïque, accrochant légèrement l'oreille. C'est la langue des Dieux.
J'ai d'autres souvenirs émus:
L'oliveraie d'Appollon, à Delphes, qui ondoie sous le vent, reflets argentés sous la flamme du soleil.
Un vieil homme de pierre ratatiné, au milieu de la forêt de résineux, dans le Peloponnèse: il avait médit d'un Dieu furieux.
La citadelle de Mycènes, dorée dans le soir, avec la vue sur la plaine verte , et la mer au loin
Un athlète noir qui s'élance solitaire sur le stade d'Olympie, sous le souffle brûlant du crépuscule, et les applaudissements spontanés des spectateurs pourtant écrasés par la chaleur.
Mykonos, bleu blanc, si blanc qu'on a mal aux yeux, les moulins, les rues pavées, les pitas aux tomates, la foule bigarrée, les scooters.
Santorin, vestige monumental d'Atlantis, aux rues de marbre, au bord du gouffre qui engloutit une civilisation.
Je travaillerai aussi, car c'est là le but de mon voyage!
(La prochaine fois, je parlerai de la Turquie...lol!)
L'avis des lecteurs.