Des livres...

  

Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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  Qui-est-l-auteur.jpg De la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 

Au jour le jour

Mardi 27 décembre 2005 2 27 /12 /2005 23:23

Je suis assez fière de cet interview, par Alain, qui fait un travail de grande qualité sur le blog: FLEUR d'ENCRE.

Allez donc faire un tour sur ce blog pour les amoureux des livres!

Pour demain, je promets, (croix de bois, croix de fer, si je mens je vais avec Danny, ) la suite du Christmas Carol!

ça suffit l'autocongratulation ! Faudrait voir à bosser un peu. C'est ce que l'on appelle: se reposer sur ses lauriers, non ?    

[Je rigole! Nul ne peut bouder ce genre de plaisir, à moins d'être le dernier des butors - hé, hé!-  Je ferai la blasée à la cent deuxième interview, si elle arrive un jour...].

Un de ces jours, je vous parlerai aussi du nouveau genre des mots: doit-on dire ou dire "auteure", "écrivaine", "docteure"??? (Fleur d'encre a fait le choix du féminin)

Vos avis m'intéressent, j'en ai un extrêmement tranché (ça vous étonne?)

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Jeudi 29 décembre 2005 4 29 /12 /2005 23:23

Len Janak vient de me passer une chaîne assez amusante, que je vais me faire un plaisir de relayer:

Béatrice fait son cinéma, à Bollywood, ICI

Du jamais vu, des frissons, du sexe, de l'action!

Avec, dans les premiers rôles

Julia ROBERTS (méconnaissable)et

Brad PITT (qui fait une composition extraordinaire)

Un film conçu, écrit, et réalisé par Patricia Parry....

J'attends la palme d'or... et

je passe la chaîne à Frédéric, et à Majoma...

Yara, a aussi réalisé son film, de même que Syven

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 30 décembre 2005 5 30 /12 /2005 18:47

Je n'en reviens pas moi-même: j'ai réussi à faire fonctionner Photoshop, et donc à participer au concours de Muse.

Voici le production de Béatrice, mais allez plutôt voir les autres, qui sont de vrais plaisirs des yeux!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Dimanche 1 janvier 2006 7 01 /01 /2006 11:49

Voici Venise en hiver, au seuil d'une nouvelle année.

Le froid est piquant, l'air est humide.

Les Vénitiennes sont enveloppées de fourrure, les hommes portent d'élégants chapeaux.

Dans quelques jours vous croiserez de délicats fantômes vêtus d'ors et de brillants, qui jailliront de la brume, et prendront, devant votre appareil photo des poses gracieuses. Les enfants sauteront partout, déguisés en petits lapins, et chez Quaddri, on vous servira un chocolat brûlant. Si vous croisez un prêtre roux, ne l'approchez pas, il va se fondre dans la nuit.

Vous verrez peut-être aussi cet homme dégingandé, qui chemine en rythmant ses pas d'une lourde canne, et se dissimule sous un masque blanc; son tricorne lui cache l'oeil, et sa cape noire lui bat les bottes. Il se hâte vers la lagune, une gondole flotte doucement devant les Zattere.

Bonne et douce année à vous tous les bloggers!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /2006 22:29

Majoma me les demande avec tant de délicatesse que je ne peux que les publier:

Je ferai des provisions de chocolat pour ne jamais être en manque

Je n'achèterai pas trois paires de chaussures pas chères avant de me décider à acheter les belles que je voulais car car toutes les paires que j'ai achetées en croyant que c'était presque les mêmes ne sont pas les belles que je voulais ( et donc au bout du compte, c'est plus cher!)

Je ne dirai plus "ça m'énerve!"

Et donc, je ne m'énerverai plus! (CQFD)

Je ne travaillerai que 35 heures par semaine.

Je lirai des choses intellectuelles au lieu de ces polars débiles

J'irai aussi voir des films intello au lieu de prendre plaisir à regarder Johnny Depp, Brad Pitt, ou Adrian Brody, ou Jean Hugues Anglade qui a toujours l'air si malheureux.

J'essaierai de bien utiliser mon bulletin de vote (Et Dieu sait qu'ils ne m'aident pas, faut avoir la foi chevillée au corps!)

Je n'aurai plus trois pots de crème hydratante-anti-ride-antidéssèchement ouverts en même temps dans ma salle de bains.

Je finirai tous mes pots de crème anti-ride.

Je ferai (non pas du sport car faut pas rigoler, non plus!) mais de la gymnastique et quelques étirements avec un coach très beau qui viendra à la maison.

Je terminerai mon roman avant les vacances de février

Je ne passerai pas mes soirées sur OB car j'en connais qui dégoupillent

Je boirai du Tariquet, en mangeant du foie gras cru au sel.

J'apprendrai l'Italien (avec un Italien très beau)

Je retournerai à Venise

J'irai sur France 2 chez Philippe Lefait (qui est assez classe, il faut le dire!) dans les Mots de Minuit, et vous en resterez sans voix tellement ce sera bien!

Je lirai tous les blogs que je n'ai pas eu le temps de parcourir

Je pointerai tous les mois la liste de mes résolutions pour vérifier que je reste dans la course.

J'aurai au moins un prix littéraire (on pourrait créer le prix des lecteurs d'overblog, ça me donnerait une petite chance de réaliser ma dernière résolution)

Len, Hasting, Sa  et tous les autres! C'est à vous!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /2006 08:06

J'ai quasiment terminé mon roman.

QUA-SI-MENT.

Connaissez-vous le sens du mot?

On y est presque!

C'est pour bientôt!

Plus que quelques chapitres!

Ne me bousculez pas!

J'ai tricoté la pelote (nouveau polar, bien sûr), et maintenant je détricote! ça prend du temps, je sais! mais faut pas traumatiser le créateur en action...

Le héros (il s'appelle Antoine cat il est bien de chez nous, Zorglhûbb eut été malvenu), a déjà fait son choix entre les deux filles (une brune, une blonde: original)

Une première fausse piste a égaré le lecteur naïf vers une direction dont il ne va pas revenir. Il croit avoir tout bon, le pauvre, mais il est comme David Vincent, à la recherche d'un raccourci que jamais il ne trouvera (si vous avez moins de euh... XX ans, vous ne comprendrez pas l'allusion!).

Les méchants sont redoutables, mais comme je suis maligne, ils ne s'appellent pas Zhôdorblach!

Bref, j'y viens, j'y viens!

Ce sont les trois derniers chapitres les plus difficiles à écrire de l'histoire de l'humanité.

Bon, j'ai déjà un titre.

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Jeudi 5 janvier 2006 4 05 /01 /2006 08:50

J'ai lancé le débat il y a quelques jours. Je le reprends volontiers car les opinions sont divergentes et cela me parait un excellent sujet polémique, autrement plus important que les petits problèmes anodins évoqués par les éditorialistes d'OB: Sarkozy sera-t-il élu? Qu'en est-il de Ségolène? Le pape approuve-t-il l'élection de la Rosière de Saint-Séraphin-Nobleval, qui a lieu chaque année à la fin du mois de janvier, et consacre une jeune fille de morale irréprochable? (Non, Hasting, ne discute pas: Sa sainteté approuve!)

La fémininisation des mots, dûment promue par nos amis francophones d'outre-Atlantique, qui doivent au quotidien lutter contre les Barbares, car ils vivent aux confins de l'Empire, nous frappe de plein fouet depuis quelque temps.

On trouve donc, au fil des pages des magazines féminins (Elle soutient le mouvement) des auteures, des écrivaines, des metteures en scène, des docteures....

Plusieurs points:

1.L'esthétique est une priorité pour moi: j'avoue que auteure et docteure m'arrachent un peu les oreilles, et d'autant plus que les règles du (bon) français exigeraient plutôt des autrices et des doctrices. Oui, je sais qu'il existe doctoresse MAIS, j'informe ici à tout va que:

- Docteur est un titre: on est docteur en médecine, ou en droit, ou en ce que vous voulez

- Doctoresse est une fonction: on est une doctoresse car on est docteur en médecine, et uniquement en médecine (capito?). La doctoresse est donc, dans les romans de Barbara Cartland, la jeune femme de bonne famille, dont le père, également médecin, travaille en Afrique auprès des petits Noirs. Elle porte un chapeau colonial, et Gary Cooper, qui vient explorer le pays, l'entraine dans une aventure au cours de laquelle ils rencontreront des indigènes et des éléphants. A la fin du film, comme elle épousera Gary, elle remettra son doctorat dans sa poche. Elle restera docteur mais ne sera plus doctoresse... Vous me suivez?

Quant à ingénieur transformé en ingénieuse, ou médecin en médecine, ou encore marin, en marine, c'est mignon, mais peu fonctionnel. Voilà qui nous oblige à de la créativité linguistique!

2. La société respecte les titres, et il est clair que les titres renvoient à des fonctions masculines de toute éternité:

Le juge, le maire, le professeur, l'ingénieur.

Méfions-nous: la féminisation des métiers a toujours été synonyme de leur dégradation. De manière récurrente, les hommes désertent les métiers féminisés (enseignement, médecine...)

Cela ne suffit donc pas, de mettre Madame devant?

Madame le juge, Madame le maire: honnêtement, je trouve que ça en jette, et que cela signale un peu plus encore qu'il s'agit d'une femme! Et aussi, qu'il s'agit d'un titre, détachable de la personne qui le porte...(ceci est particulièrement intéressant pour maire, ministre, député...)

Je peux vous dire que quand vous êtes une femme qu'on appelle Madame le Président, personne ne moufte! (ça m'est arrivé, hé, hé). L'utilisation du masculin me parait clairement ici le symbole d'un combat chèrement gagné, et je ne déteste pas  le souligner! Oui, je l'avoue, utiliser impunément un titre masculin est beaucoup plus jouissif que d'utiliser son féminin, et je ne veux pas que l'on me prive de ce plaisir!

3. Je signale au passage qu'on dit toujours une sage-femme, même quand le métier est exercé par un homme. Et que l'on parle toujours des infirmières, alors que cette profession comprend 10% de représentants du sexe masculin.

Bon, je crois que j'aime trop la langue française; la voir évoluer et s'enrichir est un plaisir. Il ne faut pas qu'elle soit figée, même si pour moi, le sommet du Français, c'est celui de Marivaux (lisez Les Fausses Confidences, la langue est tellement parfaite qu'elle vous arrache des larmes!).

Elle doit donc s'enrichir et ne pas s'appauvrir: de chouettes expressions bien significatives, comme les aiment les Québecois, oui; de l'à-peu-près qui n'apporte pas grand chose, je ne suis pas sûre.. 

Pour conclure en forme de pirouette, Hasting a suggéré qu'on dise un écrit-vain, une lettre-vaine: je souscris.

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /2006 22:40
Bool m’a fait un cadeau de Nouvelle Année. Personne ne ricane avant de savoir s’il n’est pas lui-même destinataire du même cadeau !
 
7 choses que j’aimerais faire avant de mourir :
- Aller dans tous les pays de la Méditerranée (je connais déjà le Maroc, la Tunisie, L’Egypte, la Jordanie, la Turquie, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, et la Corse ( non, pour la Corse, je plaisante…)
- Aller à New York chaque année
- Publier tous les romans que j’ai dans la tête
- Avoir un prix littéraire
- Participer au scénario de « The Shadow of Montfort » tourné par Ridley Scott, avec Brad ou Johnny dans le rôle de Vincent Nadal
- Jouer le rôle de Béatrice dans le film précité
- Ecarter Angelina Jolie du casting, pour éviter qu’elle ne prenne ombrage de ma présence.
 
7 choses que je sais faire bien
- Ecrire
- Les soldes
- Aller à New York tous les ans
- Aller à Venise tous les ans
- Ecrire (twice !)
- Séduire
- Parler très intelligemment de choses dérisoires et futiles mais très utiles à la vie de tous les jours
 
7 choses que je ne sais pas ou ne peux pas faire :
- Ne pas écrire
- Du sport
- Laisser tomber
- La cuisine
- Le ménage
- Le repassage
- Des économies
 
7 choses que je dis souvent :
- Ça m’énerve !
- Ça craint !
- Y a pas photo !
- Range ta chambre !
- Il faut passer par la case départ pour toucher Fr 20 000
- Si ça continue, je vais dé-gou-pil-ler !
- Je crois t’avoir déjà dit de ranger ta chambre !
 
7 choses  que je dis au sujet du sexe (j'ai un peu aménagé la question de Bool, il y a des enfants qui circulent sur ces blogs, quand même!)
- C’est oedipien
- C’est narcissique
- L’oedipe est mal géré
- C’est une problématique archaïque !
- Ils croient toujours que leur voiture est plus grosse !
- J’en ai peut-être pas mais c’est moi le chef, ma puce !
- Tu sais que l’adolescence était ta dernière chance de rejouer l’oedipe ? c’est foutu maintenant !
 
7 béguins pour des personnalités :
C’est la question à  sept cent mille euros, je reconnais sécher totalement, même si j’ai avoué un faible pour Yannick, ça reste très mesuré…
 
7 malheureux à qui je refile le bébé (cette chaîne va rapidement s’arrêter, je vous le dis, moi !)
Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Mercredi 11 janvier 2006 3 11 /01 /2006 06:00
Béatrice est pour quelques jours à Paris, fortuitement au moment des soldes.
Vraiment, je ne comprends pas, j’ai choisi ces dates au hasard, ne me faites pas de mauvais procès….
Frédéric qui est un être exquis, a laissé entendre qu’il me prêterait sa carte bleue.
Len Janak pressenti, a lâchement abandonné le terrain : tout se perd de nos jours.
Or donc, les Galeries Lafayette et le Bon Marché m’attendent, ainsi que l’éclair au chocolat tout chocolat de la Maison du Chocolat (il est fourré au chocolat, avec un nappage en chocolat, et il y a aussi du chocolat dans la pâte à choux, je ne sais pas si je me fais bien comprendre…) Et c’est pas loin du Bon Marché… Ah, je rêve !
Soyons aussi culture : j’irai voir l’exposition sur la Mélancolie au Petit Palais.
On ne Danse pas avec les Fous ces deux jours : cela donnera aux retardataires l’occasion de lire les premiers épisodes.
 
Bon, ne le dites à personne : je suis à Paris pour le boulot.
 
Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /2006 10:49

Mercredi 10 h, rive droite:

Longue file d'attente devant les Galeries Lafayette (et encore, c'est la petite catégorie, je ne vous parle pas des files d'attente, rive gauche, devant les magasins chics, avec portier à l'entrée qui filtre).

Les vendeuses sont prêtes, nickel, chignon serré, sourire de miel, baskets dissimulés sous l'ourlet du pantalon car faut pas rigoler, debout toute la journée, c'est épuisant.

Les écriteaux sont en place: SOLDES jusqu'à 70%. (Panneau pour Américains et Japonais, ou pour vieillards naïfs et presbytes)

Les vieilles dames acariâtres sont là aussi, au milieu de la foule, canne brandie pour taper sur la tête des jeunes malappris (elles pourraient venir à n'importe quel autre moment, mais quand y a de la foule qui feule et crie, c'est plus rigolo, et puis surtout, y a des gens à admonester!): "Mademoiselle, je voudrais celui-ci (tricot Damart) en ivoire, avec de la dentelle au col, et en taille soixante deux....Oui, allez voir dans la réserve..."

Combat au couteau devant le stand des chaussures P....: il y a une file à l'intérieur de la file, avec des portiers noirs géants qui explosent dans leur veste à boutons dorés. Le comble du sadisme: on peut apercevoir une japonaise quasi-orgastique, qui est en train de piquer les escarpins dont vous rêviez. Elle exprime sa joie en japonais à deux copines qui poussent également des petits cris. Le grand portier noir demeure impassible.

13h: un homme charmant offre deux roses à Béatrice.

14h: rive gauche.

C'est plus calme chez Sonia R., car on est plus chic, qu'est-ce que vous croyez! Les hommes sont affalés dans de larges fauteuils design. S'ils sont polis ils répètent machinalement "très joli" en tapotant sur le bras du fauteuil. Un goujat a déplié l'Equipe. Un troisième lit un petit roman qu'il a sorti de sa poche: " Vous êtes prévoyant!" dit la vendeuse. "C'était ça ou la carte bleue!" répond l'homme avec superbe.

Chez la même Sonia, mais côté homme, un métrosexuel essaie son manteau une demi-heure montre en main, tandis que sa compagne, effondrée dans un fauteuil de cuir, regrette de ne pas avoir emporté l'Equipe.

16h: Un peu de culture. Exposition sur la mélancolie au Grand Palais. Tiens, ça change: il y a la queue.

18h: retour aux galeries Lafayette.

Les vendeurs hagards, le chignon en bataille, essaient de se débrouiller de la pagaïe qui règne au stand des chemises à fleurs. " Je ne peux pas encaisser le Monsieur, sanglote un vendeur très chic, lui même chemisé de pois oranges sur fond bleu pétrole. Albert (c'est son responsable, lui même le chignon en bout de course), Albert, que dois-je faire?"

Le Monsieur-qu'on-ne-peut-pas-encaisser tend d'un air glacial à Albert six cravates et trois chemises, plus un polo à 12 euros dont le design est horrible (mais comme le prix est très beau, il n'a pu résister). Il n'a pas l'air de rigoler. Heureusement qu'il y a des géants noirs un peu partout!

Je ne connais pas la suite des aventures d'Albert car il me restait encore à aller quérir dans une patisserie rococo des macarons au prix prohibitif (je ne blague pas: 4,30 euros le macaron! le prix du centimètre carré de sucrerie à Paris est décidément en hausse).

Au milieu des vieilles dames ravies d'avoir fait tourner en bourrique la vendeuse de Damart en laine et soie, qui clapotent de la langue en aspirant leur thé, je n'ai pris qu'un seul macaron, à partager à deux! Je ne suis pas une Américaine, moi!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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