l histoire c est de la merde les personnages sont pas réalistes et c est tellement triste que j en vomirais si je vous conseil si vous aimez les histoires très très triste. "
Voilà...
Je vous le laisse tel quel.
De qui s'agit-il? Quel est l'auteur ainsi livré à la vindicte populaire?
Errant sur les sites en commande en ligne, je viens de découvrir avec ravissement que "Petits arrangements avec l'infâme" est déjà annoncé (comme encore indisponible,
bien entendu, mais vous êtes invité à laisser votre e-mail si vous souhaitez être averti de la disponibilité de l'oeuvre). Je caracolais, allant de bouquin en bouquin, car on vous propose
toujours d'autres achats proches de celui que vous venez de faire.
D'une manière que je ne m'explique pas vraiment, de Connelly en Mankel, de Rendell en Vargas, j'arrivai à Camus (ben, si, La Peste! voilà le lien avec Vargas -"Pars vite et reviens
tard"- NDLR)
Bref, La Peste et Camus sont évalués, comme tout un chacun.
Les bras m'en tombent un peu: j'ai une meilleure note que lui... ( Je me demande bien ce qu'il faut faire de ça?????? Pleurer, ne vous en déplaise...)
Je vous livre cet avis éclairé d'un internôte (de Saint Tropez) qui ne mâche pas ses mauts.
Ne pas apprécier Camus, voilà qui ne me gêne guère (car Sartre me gave grave comme dirait l'internaute tropézien), mais le "c est de la dobe" me parait un chouïa
inapproprié.
Camus est lumineux. Voilà.
Comme la terre blanche d'Algérie, et m'embêtez pas!
La prochaine fois: J kif pa Voltère !
Note au tropézien: Daube, et non pas dobe. Merci. (avec petits oignons, quelques carottes, et des petits lardons. Ne pas hésiter à laisser mijoter pour attendrir la viande)
L'excellent Aloysius Chabossot demande à ses lecteurs quels sont les cinq romans qui ont le plus marqué leur vie, ceux qui les ont bouleversés, ceux après
lesquels ils n'ont plus été les mêmes...
Une masse de commentaires, qui démontrent d'ailleurs combien on aime les lettres et les discussions autour des bouquins dans ce pays (et malgré tout ce que l'on peut dire, ce goût de l'arbre à
palabres autour de la littérature est salutaire)...
Je vous fait donc cadeau de mes bouleversements littéraires, plagiant honteusement Monsieur Chabossot (qui doit faire un de ces jours un article sur ce beau sujet) car j'ai trouvé dommage de ne
pas avoir en retour les coups de coeur de mes commentateurs favoris.
- Le comte de Monte Cristo, d'Alexandre Dumas, lu dix ou douze fois et que je peux donc commencer par le quatorzième ou le trente deuxième chapitre. A ceux qui ne
connaissent pas le grand Alexandre ou qui croient, à tort, qu'il s'agit là de lecture de collégien, je dis: halte-là! Chef d'oeuvre! Tout y est: l'amour, la mort, la vengeance, la
douleur, le remords, et c'est une des oeuvres les plus romantiques qui soient (voir le sens du mot romantique ici). Ceci dit, les Trois Mousquetaires ne sont pas mal non plus!
- Le seigneur des anneaux, de Tolkien, mais je sais que j'ai, sur le blog, peu de lecteurs à convaincre. Le coup de génie est, pour moi, la création d'une mythologie
universelle, avec ses symboles et ses créatures.
- Les Faux Monnayeurs de Gide (et tout Gide, ajouté-je, car la perfection en matière d'écriture est bien de ce monde)
- L'après-midi bleu, de William Boyd, pour son souffle romanesque et l'abord de thèmes qui me tiennent à coeur.
- Pour le cinquième un choix cornélien:
L'Hôtel New Hampshire, de John Irving; des personnages attachants, un roman initiatique ?
Le Capitaine Fracasse, de Théophile Gautier. Une autre oeuvre romantique - le sens du mot ici ;-) également - Un roman de cape et
d'épée tourbillonnant, écrit par un peintre qui décrit la moindre nuance des pourpoints des duellistes. Mais il y a aussi des enfants cachés, des adultères, des retrouvailles, des méchants à
poignard, un duc ombrageux, une comédienne blonde, un Gascon courageux. ?
Le Maitre des Illusions de Donna Tart, livre cultissime suivi de dix ans de silence ?
Le choix de Sophie, de William Styron ?
Voila qui révèle beaucoup d'un individu. Tant pis.
Damned! j'ai failli oublier Cent ans de solitude de Garcia Marquez. Khassiopée, ne m'arrache pas les yeux, por favor!
..."J'ai bien une inclination coupable pour les romans policiers - mais je tiens ceux que je lis pour de la haute littérature. Il m'est particulièrement
pénible, certains jours, de devoir m'extirper de la lecture d'un Connelly ou d'un Mankell pour aller répondre au coup de sonnette de Bernard Grelier ou de Sabine Pallières, dont les
préoccupations ne sont pas congruentes aux méditations de Harry Bosch, le flic amateur de jazz du LAPD, spécialement lorsqu'ils me demandent:
- Pourquoi les ordures sentent dans la cour?"...
L'inénarrable concierge en chaussons Scholl de Muriel Barbery (si vous n'avez pas entendu parler d'elle, c'est que vous habitez le
pôle Nord, ou que vous venez d'avoir un bébé), qui laisse brailler téhéfun dans le vestibule tandis qu'elle se repait de documentaires confidentiels dans son salon, et appelle ses
chats Léon (parce que Tolstoï) , Dongo (parce que Fabrice Del) ou Karénine (parce qu'Anna), se nourrit donc aussi de littéraure polardeuse.
Entre deux réflexions sur l'inanité de la phénoménologie et la brillance de Kant, elle lit "Le Poète", qui met en échec tous les flics des Etats Unis, ou se délecte des états d'âme d'un
policier suédois un peu empoté.
Voilà qui me plait bien, comme vous pouvez l'imaginer!
Très stimulant, lu entre Bordeaux et Toulouse ce matin dans un Corail effroyablement sale. Le livre est à la mode comme
celui dont je me plaignait l'autre jour, mais pour celui-ci, il serait dommage de passer à côté.
La langue est parfois si riche qu'elle nous égare un peu. Eh bien, tant pis! Revenez donc sur les longues phrases scandées par les virgules et les pronoms relatifs. Cela fait du bien de se
concentrer.

Mais pourkoâ, pourkoâ, suis-je donc insensible à ce truc?
Le génie est officiellement déclaré. Les éloges sont dithyrambiques. Quelque part entre Jane Austen et Dickens, avec un chouia de JK Rowlings.
Vous pensez si je me suis précipitée. Moi qui adore l'occulte, l'à peu près anglo-saxon, l'étrange et l'anticartésien. Moi qui ai lu douze fois le Seigneur des Anneaux (dont la
première je le rappelle, en bossant mon certificat de cardio, ce qui fait que je vous déconseille de faire un infarct. à côté de moi). Moi qui ai dévoré la geste de l'Assassin Royal par
40 de fièvre! Je suis un grognard de la littérature fantastique, un ancien combattant de la fantasy.
J'étais excitée comme une puce. J'ai longuement hésité entre les deux présentations: tout noir ou tout blanc. Je m'étais prévu un petit week end de lecture. Quatre jours pour dévorer le chef
d'oeuvre.
Pfffff! Je rame.
Je sais que, dans ce type d'ouvrage, l'exposition est souvent longue. C'est vrai; le temps que tous les personnages soient décrits, les caractères plantés, la carte des contrées imaginaires
dressée...
Mais bon. IL NE SE PASSE RIEN.
Les deux héros sont transparents.
La description minutieuse de leurs faits et gestes est sans intérêt.
En plus, ils n'aiment pas les Français, ces cuistres!
Arrivée à mi-bouquin, j'ai jeté l'éponge. J'avais, au préalable sauté les passages ou Wellington (ou Nelson, je ne sais même plus) perd l'armée française sur les routes du Portugal. Pffffff!
J'ai dû louper quelque chose.
J'en attendais trop, peut-être?
Je reviens à Jane Austen.
Lecteurs de Femme actuelle, c'est ici que je parle de Marc Lévy.
Je n'en renie pas un seul mot. La dérive du mot "romantique" est un de mes combats!
Un ouvrage romantique c'est un ouvrage dans lequel il y a un chateau noir se dressant sur une falaise, des fantômes trainant leurs chaines, des rochers sur lesquels une épave s'est échouée, avec des naufrageurs qui viennent nuitamment sur un chemin escarpé dépouiller des victimes encore pantelantes.
L''héroïne a de longs cheveux noirs et la peau pâle car elle est atteinte du syndrome de Lasthénie de Ferjols (ça veut dire qu'elle se taille les veines en secret pour en faire couler le sang, d'où son teint blafard). L'héroïne est définitivement brune. Le blond n'est pas romantique.
Le héros fait peine à voir. Ses parents sont morts en lui laissant un lourd secret. Sa famille est atteinte d'une tare héréditaire qui l'empêche d'aimer. Et d'ailleurs, entre vent, tempête et vaisseaux qui se brisent sur la ligne des falaises sur le coup de minuit, l'amour ne triomphera pas!
C'est ça le romantisme. Relisons Barbey d'Aurevilly, ça fiche un sacré coup au moral!
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager.
J'aime le rythme et le chant lancinant de la plupart de ses textes. Et bien sûr le célèbre baiser de Paris.
Si sous trouvez de qui il s'agit, vous gagnez la considération de tout OB.
Kenza sort un bouquin!
Chez Ramsay!
Majoma, ne viens pas lire ça!
Queenkelly, passe ton chemin....!
Mais-qui-c'est-Kenza?
Une des minettes du Loft, le premier, celui où y-avait Loanna! Oui, je sais, c'était il y a des lustres. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, il y a eu des "Fermes" et des "Nouvelles Stars".
Le croirez-vous? Le Nouvel Obs lui consacre un article! C'est sûr qu'entre deux éructations contre Villepin, ça a de la gueule un article sur Kenza! Figurez-vous qu'elle prône l'amitié et l'amour entre les Peuples! Plus original, tu meurs! (Non, Majoma, je t'ai dit de ne pas lire, ça va t'énerver!) .
Que dit Kenza dans son bouquin? Je cite (comme ils disent à la télé quand ils ne veulent pas donner leur avis):
" Ecrit à quatre mains avec la journaliste juive Olivia Cattan. Elles y confrontent leur point de vue sur la religion, la place de la femme, les préjugés dont sont victimes leurs deux communautés, et la haine qu'elles peuvent parfois se vouer".
Je veux écrire un livre à quatre mains avec Kenza. je publierai chez Ramsay, et j'aurai un article dans l'Obs.
- Sur quel sujet? me demanderez-vous haletants.
- Peu importe, répondrai-je. Nous confronterons nos points de vue sur la confection du foie gras, la place de la femme à la cuisine dans le Sud Ouest, les préjugés dont sont victimes à l'heure actuelle les mangeurs de canard, et la haine que peuvent parfois leur vouer les végétariens. Et puis, m'embêtez pas: j'écris avec Kenza!
Syven, je te propose de contacter aussi Kenza, pour confronter vos points de vue sur l'évolution de la Fantasy dans l'imaginaire des peuples habitués à se vouer de la haine!
Ben non, je l'ai pas lu! Craché, juré!.
Je fais partie des trois Français et demi qui ne sont pas des afficionados.
On me l'avait offert, avant qu'il ne soit célèbre, et j'ai traîné à le commencer.
Ensuite, j'ai moyennement aimé la description un peu caricaturale faite des Français. C'était un jour où j'étais de mauvaise humeur, alors j'ai posé le bouquin. Tant pis pour moi paraît-il car il est plutôt sympa lorsqu'on poursuit...
Autre point: il parait que la traduction laisse à désirer. "Lis-le en anglais" m'ont dit mes copains. Mais là, c'était trop tard: c'était déjà mondial, planétaire, intersidéral, et moi je marnais sur mon propre bouquin sans avoir conscience que j'étais dans un créneau à la mode.
Après quoi, j'ai mis un point d'honneur à ne plus le lire pour qu'on ne dise pas que ce bouquin m'avait influencée.... Bref, à l'heure actuelle, je reconnais que c'est un bon vieux snobisme intello de ma part.... Je le lirai quand tout le monde l'aura oublié et je prendrai l'air de celle qui redécouvre...
Ceci posé: "L'ombre de Montfort" n'a RIEN A VOIR. voyons!
Vous savez quoi? J'ai eu envie de parler de l'Europe dans les moments de convulsions: l'empire Romain, les croisades, et l'après 11 septembre. Vous avez noté que les mêmes protagonistes sont en piste: Orient et Occident? Alors, une énigme qui se promène à travers les siècles c'était le plus simple.
Après ça, je suis fan de cinéma, ultracinéphile, cinéphile ultra: j'aime beaucoup de genres divers et variés, mais il est clair que je ne crache pas sur Indiana Jones. Alors le bouquin est comme ça aussi. Tout va vite.
Le da Vinci code aussi? Bon, ben tant pis. C'était dans l'air du temps alors! je l'ai pas lu, je vous dis!
L'avis des lecteurs.