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Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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  Qui-est-l-auteur.jpg De la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 

Au jour le jour

Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /2007 07:56

J'ai déjà traité le sujet, mais le week end glacial à relire des polars américains enveloppée de couvertures m'incite à y revenir. 
Le bug, c'est la traduction!
Le passage du preterit anglais au passé simple narratif français fait des ravages.
D'autant que le héros parle à la première personne.
Tant qu'il reste au singulier, pourquoi pas? " Je posai ma main sur son sein gauche, déboutonnai son chemisier, dégrafai son soutien-gorge "(voila qui va me valoir quelques visites décevantes, ah, ah!). Pourquoi pas? Pourquoi pas?....Je dégrafai son soutien-gorge.... Torride!

Quand il passe au pluriel, c'est la Bérézina! 
N'oublions pas le contexte.... Cet homme est un loser. Sa femme l'a quitté il y a dix ans, parcequ'il travaillait pour le Chicago Police Department et que c'est intenable. Depuis il a perdu son job, est devenu détective privé. Il vit dans une garçonnière improbable, au fin fond du Nevada (fait chaud), de l'Illinois (Fait froid) ou à Seattle (Y pleut). Il y reçoit pour la première fois la jeune femme rousse (plus jeune, sinon la suite ne marche pas) et que décrit-il, à la première personne du pluriel, après le dégrafage du soutien-gorge?
Nous montâmes sur le lit, nous fïmes des galipettes, nous nous éclatâmes?
Je glousse sous ma couverture
L'accent circonflexe tue mieux que le serial killer.

Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour - Communauté : SOIF DE LIRE...
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 20:38

Connaissez-vous ces deux dessins (de Daumier, peut-être? Mais je ne suis pas sûre) consacrés à  l'affaire Dreyfus qui faisait, en fin de XIXe siècle, les frais de toutes les conversations?

Sur le premier on voit une famille bourgeoise très chic, attablée pour le repas dominical. Ils se tiennent tous très bien. On vient de présenter le fiancé de la fille de la maison à la vieille tante Amélie qui le scrute avec son lorgnon. Le maître d'hôtel apporte l'entrée dans trois minutes et il n'est pas question de confondre le verre à vin avec le verre à eau. La grosse baronne serait à son affaire.
La légende clame, définitive: "Nous n'en parlerons pas! " (de l'affaire)

Sur le deuxième croquis, c'est la Bérézina. Un tsunami a visité la maison. Les verres sont par terre, les serviettes déchirées, la nappe pend minablement. Le maître d'hôtel braque le grand-père,  la grosse baronne a les quatre fers en l'air, le fiancé menace la vieille tante avec le lorgnon et la jeune fille de la maison a jeté ses fleurs d'oranger par la fenêtre.
" Ils en ont parlé! " explique la légende.

Ben moi, c'est tout pareil avec les Urgences! L'idée qu'une réunion est prévue demain sur ce sujet maléfique me fiche le bourdon! Je prépare mon lorgnon, mon fiancé et ma vieille tante Amélie. 
Semper fi!

Je ne suis pas la seule à me sentir dépassée. Mrs K.
aussi.

Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour
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Dimanche 18 novembre 2007 7 18 /11 /2007 09:41

Tous les soirs, quand je rentre à la maison, je suis accueillie par un diablotin qui jaillit de sa chambre en braillant. Il se met au garde à vous, le petit doigt sur la couture  du jean, la main en visière pour un salut militaire à l'américaine (beaucoup plus fun, cool et dégaine que le salut militaire français) et hurle:
- Officer Parry reports , Ma'am!
...
Ou à peu près. 
Ma'am, c'est moi. Cela ne veut pas dire Maman, car les officiers de l'armée US n'appellent pas leur supérieur hiérarchique Maman, mais Madame (Ma'am). 
C'est braillé, hurlé, et mâchonné, avec un accent californien à couper au couteau car les références de l'Officer Parry sont NCIS et The Unit en VO sur Daily motion.
Sur la porte de l'Officer Parry, une affichette est placardée: 
No trespassing! Violators will be shot. Survivors will be shot again!

Ce qui n'a rien à voir, vous  en conviendrez, en termes de rebelle attitude avec les:
Il est interdit d'interdire  ou  Hasta la victoria siempre, qui font encore rire ma mère aujourd'hui. (Ma chambre donnait sur la salle à mager. Les visiteurs de la maison profitaient de mes affichettes.) 

J'ai eu un flash ce matin. J'imaginais une porte de chambre dans trente ans, décorée d'un poster vengeur.
Ari Poter, c tro ringar!

Comme je mangebouge.fr, nul doute que je serai là pour le voir, ah, ah! (et que je ne serai pas à la retraite...)





Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour
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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /2007 11:34

On n'est pas encore en décembre, m'objecterez-vous...
En quoi vous aurez tort car pour le Dieu Consommation c'est déjà Noël. Oui, oui, vous avez beau, dans votre innocence, prétendre que vous prenez de l'avance pour ne pas avoir à faire vos cadeaux à la dernière minute (c'est dans un mois, hein?), vous avez beau ... vous êtes manipulés.
Désormais, et pour les quatre week end qui viennent, vous connaitrez les joies de....

... La file d'attente!

Ici, c'est l'occasion d'une de ces parenthèses que j'adore, car puissamment inutiles et futiles. 
En effet, la file d'attente française est nulle. Ce sera mon combat d'aujourd'hui. Trois caisses, trois files.  C'est idiot.
La file d'attente américaine est beaucoup plus maligne. Trois caisses, une seule file. (Comme chez Mickey, d'you see?)  Sur le moment, vous avez l'impression que cette file est interminable, et d'autant que, sages comme des images, les états-uniens se mettent à la queue leu leu sans la moindre discussion et se placent derrière vous après avoir posé la question-clé, d'une voix extrêmement polie: Are you on file? (Faites-vous la queue?). 
Dès qu'une caisse se libère, le premier de la file, appelé d'une voix douce par le caissier (Next one!), s'approche des caisses dans une ambiance  pleine de sérénité. C'est d'un monotone!

Tandis que la file gauloise, trois caisses, trois queues, est une loterie. 
Faut bien choisir votre file. Vous comptez prudemment les clients. Celle-ci est plus courte. Non, celle-là... Non, dans celle-là il y a toute une famille. Soyez futé, ils sont quatre, mais comptent pour un.... Vous vous tromperez, de toute façon... Vous avez remarqué, hein? Vous vous trompez tout le temps! Allez, mettez-vous là et profitez de....
 
- la dame qui croit encore que trente euros c'est comme trois mille anciens francs, et à qui la caissière fait un petit cours de maths...(elle est âgée, faut rien dire...Non, mais.... Pourquoi elle sort le samedi, hein??? Hein???)
- le monsieur qui est devant vous et qui s'aperçoit brusquement qu'il a oublié quelque chose. Il vous dit, fébrile: Vous me gardez la place? avant de filer vers les profondeurs du magasin. Bien entendu, il ne revient que lorsque vous êtes enfin au bout de vos peines, accédant au Nirvana, en train de tendre votre carte bleue à la caisse. Le monsieur-dont-vous-deviez-garder-la-place tente alors de se placer derrière vous, au grand dam des clients suivants en nage. Elle me gardait la place! gémit le monsieur qui agite le paquet de beurre light exigé par son ado. Vous détournez lâchement le regard tandis que gronde la révolte...Non, mais, quel culot! A la queue! Comme tout le monde! 
- le monsieur qui n'a pas vérifié qu'l y avait bien l'étiquette code barre sur le produit (celui-là ne fait jamais les courses). La file entière le dévisage avec une agressivité non dissimulée. La caissière  pousse un soupir qui s'entend jusqu'à Vladivostok. Si le client est  très âgé, ou canon, c'est elle qui se lève pour aller voir le prix du paquet de chips au vinaigre. Le malappris baisse la tête, penaud, en butte à une hostilité palpable. Parfois la caissière craque, et renvoie l'étourdi chercher un paquet de chips dûment estampillé. Il a perdu sa place dans la queue! Bien fait! 
Parfois c'est l'étourdi qui craque et qui abandonne son indispensable produit, avec un petit ricanement: Vous pouvez vous les garder, vos chips!

Mais que vois-je? Une nouvelle caisse va s'ouvrir à tribord? Sur les starting blocks, les clients s'observent d'un air de rien. Les derniers seront-ils les premiers? La jeune caissière installe son barda, d'un air concentré. C'est qu'il faut se méfier. On a vu de ces insolentes minettes faire semblant de s'affairer alors qu'en réalité, elles venaient récupérer leur rouge à lèvres oublié. Vous avez eu l'air malin, hein, de vous précipiter avec votre panier rempli et de quitter votre tour dans la file pour une pimbêche qui rajuste sa queue de cheval en criant A samedi prochain, Ginette, à sa collègue hilare.
Allez, allez, c'est à vous...
Dieu merci, le devoir est accompli.
Vous aviez bien, aujourd'hui, la carte du magasin, celle que vous oubliez tout le temps et qui vous permet une remise de 5% tous les cinquante trois achats. Vous l'avez triomphalement exhibée à point nommé.  Vous avez pensé au gel douche à la lavande de Provence (la dernière fois vous aviez pris celui à la lavande de Marseille et ça n'allait pas du tout). 
Vous franchissez la porte, perdu dans vos pensées, savourant déjà l'Earl grey bien mérité que vous allez siroter au petit salon de thé....
BIIIIIIIP! 
Damned! Cette buse de Ginette a oublié d'ôter l'antivol du gel douche!

Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /2007 22:31
Fashion lance sur le Net l’admirable et indispensable chaîne de la midinettude. Pourquoi m’en emparer ? Il est temps que je foule aux pieds cette réputation d’ayatollah impavide qui me poursuit. Certes, le parti socialiste de Haute Savoie se fait le héraut de mes coups de gueule, mais il m’arrive de me laisser tenter par la fleur bleue. Je reconnais volontiers que ce post est plutôt pour les filles, mais les lecteurs n'ont qu'à retourner dans la file d'attente de la caisse. Surtout qu'ils n'oublient pas le code barre.

Ainsi donc, pour paraphraser Fashion,
je ne suis pas une midinette mais….
J’ai passé tout le week end sous ma couette avec Viggo. C’est lui :


Je me suis fait l’intégrale du Seigneur des Anneaux version longue. J’aime particulièrement cette scène admirable, tout à la fin, où Aragorn se tient avec ses compagnons devant la Porte Noire. C’est un baroud d’honneur. Ils ne savent pas que le Bien finira par triompher (Comment le devineraient-ils, hein ?). Aragorn se rue vers l’ennemi l’épée brandie, en poussant un hurlement bestial. Mais on ne l’entend pas crier. On le voit courir au ralenti, cheveux au vent, tandis qu’une musique carmina-buranesque emplit les oreilles du spectateur médusé. Pour cette scène d’une force exceptionnelle Peter Jackson mérite de siéger au panthéon des metteurs en scène, à la droite de Marcel Carné.
L’oscar des attaques de Porte Noire cheveux au vent.
Aragorn est la sexytude incarnée. (J’ai calmé la marmaille qui braillait que l’Elfe aux oreilles pointues était trop bô.)

Je ne suis pas une midinette mais…
J’adore Kingdoms of Heaven. Nonobstant mes remarques sur l’Elfe aux oreilles pointues qui joue aussi dans ce film. C’est lui.


Ridley Scott doit s’asseoir à la droite de Peter Jackson pour la scène où Orlando Blum fait chevaliers les uns après les autres tous les gueux de Jérusalem. Tandis qu’une musique carminaburanesque s’élève, emplissant les oreilles du spectateur médusé.
 
Je ne suis pas une midinette mais…
Je pleure en regardant Indochine (pas le chanteur, hein…. Le film de Warnier, avec Deneuve et Vincent Pérez)
 

Je ne suis pas une midinette mais…
Je lis in extenso les articles de Elle et Biba sur comment s’habiller cet hiver. 
Et j’achète les low boots.

Je ne suis pas une midinette mais…
Je crois que c’est moi l’héroine d’un après midi bleu (de William Boyd). Je pleure aussi.

L'après-midi bleu

Je ne suis pas une midinette mais…
Je marche à tous ces scénarios si vraisemblables des comédies anglaises.
Par exemple je crois réellement qu’un grand bourgeois anglais peut apprendre le portugais pour épouser sa femme de ménage. Ou que le premier ministre de Sa Majesté danse tout seul sur de la musique disco au 10 downing street. Comme dans Love Actually, le film que je regarde à chaque fois qu’il passe à la télé.



Pour information, et quoique ne reniant pas ma midinettude, je précise que je n'aime pas le rose bonbon. Ouf! L'honneur du Parti Socialiste de Haute Savoie est sauf!  Je reste une femme à poigne.

Je laisse la chaîne à qui la veut. 
J’entends une musique carminaburanesque qui vient flatter mes oreilles médusées. 
Je crois que le film va commencer.
 

Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 08:08

Devine, lecteur avisé, à qui s'adressent les publicités suivantes:
1. à une fille ?
2.  peu importe, ils vont dépenser des sous ?
3. à un garçon ?

- Joue avec ton Petit Poney! Le camion du glacier se transforme en salon de thé! Ton Petit Poney peut s'asseoir à table avec toi et manger des glaces! Oh, il est trop bô ton Petit Poney rose avec sa crinière blonde! Regarde, il accueille ses amis Petits Poneys au salon de thé! Tous roses avec des crinières blondes! Et toi aussi tu as des chouchous roses dans tes cheveux blonds! T'es trop belle!

- Mets ton casque de Transformer et détruis tes ennemis avec le pistolet laser à transformation. Tu es le roi de la création! C'est toi le plus fort!  Anéantis les tous! T'es trop fort!

- La super console éducative Nitensonwi apprend à vos enfants les choses de la vie! Grâce à la super sonsole éducative Nitensonwi ils apprennent à lire, à compter, à faire le café, à reconnaitre les animaux! Qui sera le premier de la classe?
 

Parfois je me demande si on ne frise pas le ridicule...

Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /2007 19:51

... a demandé inocemment le fils d'un copain.
- Ah, ah! a tenté de ricaner le père, tout déconfit. (Et vous, vous ne le seriez pas, déconfits, dites?)
Voila pourquoi hier soir au Zénith une floppée de pimbêches mineures s'agitait en braillant dans la fosse: "Yanniiiiiiick!" Incroyable! Cela valait tous les "Patriiiiiick!" naguère vociférés par d'autres pimbêches aujourd'hui mères de famille. 
Car je m'en fus voir Yannick, sous la pression filiale.
- Voueï, m'avaient dit les copains (dont le père de l'ingrat gamin plus haut cité). Il est sympa Noah, mais il vit un peu dans un monde où des enfants-prophètes couronnés de blés mûrs s'ébattent au milieu de prairies ondulant doucement sous le vent tandis que coule une rivière. Bio, les prairies.

Lecteur, je n'en suis pas revenue!
Le Zénith était plein comme un oeuf! Même Polnareff a fait moins de fauteuils! 50 minutes pour se garer sur le parking!
La totalité des comités d'entreprise de Midi-Pyrénées. Des grands, des petits, des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, des pimbêches! De 7 à 77 ans! Yannick est comme Tintin! 
Ils connaissent les paroles par coeur!
Ils chantent, ils dansent, ils se contorsionnent.
Noah ondoie, ondule et se balance. (Reconnaissons-le: si Viggo Mortensen est le roi des attaques de Porte Noire cheveux au vent et sabre au clair, Yannick Noah est le Dieu des ondoyeurs).
 
Ma ronde voisine fait la danse du ventre, elle a perdu les épingles qui retenaient son chignon banane et trois kilos de flotte. Près d'elle sa maman, austère institutrice également chignonnée,  rugit: "Je suis métisse", en battant des mains.
Quand la star entonne Simon papa tara, la salle entière se lève (including myself). Mon voisin, rugbyman à moustache, la peau couleur de brique (et le sweat shirt aussi) sort son briquet qu'il tient à bout de bras sur Ose. 
J'entends la voix des sages
est une apothéose: une des pimbêches envisage d'ôter son soutien-gorge, pour faire la pige au chanteur à qui on demande de tomber la, tomber, tomber la chemise. Noah, bon père de famille, la retient. Elle lui glisse un message dans la poche.  
Saga Africa produit de l'électricité. Tous les rugbymen se mettent à sauter (car qui ne saute pas n'est pas toulou-sain)
Sur Aux arbres citoyens une ménagère enthousiaste lève le poing comme si elle avait Che Guevara en face d'elle. 
Trop fort!
Dieu, que les gens étaient contents!
Yan-nick au-pou-voir! 
Chaque fois que je me souviens qu'il est à moitié camerounais (like me), je suis toute joyeuse! (Il est plus facile à vendre que Dieudonné, notez).
J'aurais dû le mettre dans ma liste sur la midinettude.

Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 22 décembre 2007 6 22 /12 /2007 23:17

C'est la belle nuit de Noël
La neige étend son manteau blanc
Et les yeux tournés vers le ciel
A genoux les petits enfants........ STOOOOOOP!!!!!!!

Faisons un rêve! Cette fois, pour la première fois depuis des années.....

Votre père sera de bonne humeur

Votre beau-frère ne parlera pas du montant de ses impôts

Votre belle-soeur ne se renseignera pas en douce sur les notes de Pimprenelle, histoire de savoir si son précieux rejeton a un meilleur bulletin ("Parce que tu voas, je pense que Timothée est fait pour une classe prépa, je le voas bien en école d'ingé, tu voas...")

Votre beau-père aura fait ouvrir les huitres par l'écailler (Oui, beau-Papa, les fines de claire sont excellentes mais pas avec les bouts de coquille dedans)

Votre mère aura enfin réussi la bûche maison qu'elle tente depuis dix ans (la recette de tante Rose, décédée l'an dernier la pauvre,  en emportant son secret dans la tombe. Et franchement, la bûche de chez Bébert, le patissier qui sait la faire est d'un bon rapport qualité-prix, pourtant)

Et vous serez en état d'y goûter, à la bûche, parceque le foie gras+la dinde+le homard+non-merci-maman-je-crois-que-je-vais-zapper-le-fromage...

Vous aurez prévu un Damart sous la délicieuse petite robe noire parce que le feu de cheminée c'est festif mais alors faut être près de l'âtre, voyez, sinon le chauffage central c'est bien aussi

Votre neveu aura un florilège de plaisanteries toutes neuves (pas les mêmes que l'an dernier, et l'année d'avant, et celle d'avant...Oui, je la connais celle-là, merci Nicolas)

Vous vous serez entendu avec votre soeur sur le montant du chèque à glisser aux ados (Vous avez l'air malin avec votre chèque de 30 euros à Nicolas quand Pimprenelle agite 550 euros! )

On ne parlera pas de la fois où vous avez... Et celle où votre frère... Ah, et celle-là, hyper drôle, vous ne la connaissez pas, je crois, les enfants, où votre mère....

Il y aura des piles dans le Petit Poney à piles que vous offrez à votre petite nièce (Non, mais, je rêve! Au prix de ce truc, les piles ne sont pas vendues avec? Ne pleure pas ma chérie, on va trouver les piles pour le faire marcher ton Petit Poney à crinière rose. Timothée, passe moi les piles de ta console!)

Bref....
C'est la belle nuit de Noêl
La neige étend son manteau blanc...

Champagne!
Allez, si vous n'y allez pas, ça vous manquera...

Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 28 décembre 2007 5 28 /12 /2007 11:28

Où ai-je trouvé une pareille idée si ce n'est sur le blog de Fashion?
Quoi qu'on en pense, la snob attitude n'est pas détestable. C'est une vraie leçon d'affirmation de soi. L'authentique snob attitude n'est pas moutonnière, elle signe votre volonté d'être autre.
Bien sûr, vous la réfutez de toutes vos forces. Ainsi, l'énoncé de toute snob attitude commencera volontiers par
"Je ne suis pas snob, mais..."...
J'envisageais du grand classique: je ne suis pas snob mais la chaussure est italienne ou n'est pas, je ne suis pas snob mais je ne regarde Terminator qu'en VO. Bref, de l'indispensable...
Une énième apparition sur un écran que je ne regarde pourtant pas beaucoup du couple matchesque de fin d'année me fait exploser. (Au passage, il me semble qu'il s'est passé des choses graves à l'Est...téfhun est-il au courant?)
Je ne suis donc pas snob mais,
Cher Viggo M., lorsque tu décideras d'officialiser notre immortelle histoire d'amouououour, évite Mickey, s'il te plait. Je sais bien que c'est tendance, mais le parc Astérix et les Schtroumfs ne sont pas de bonnes options non plus. Je compte sur ta classe naturelle pour imaginer quelque chose de plus glamour. J'aimerais assez une invitation chez Cypriani au large de Venise, au milieu des canaux bordés de champs, petit déjeuner dans les brumes. Ce qui serait bien aussi, c'est que tu n'invites pas les paparazzi. Ou alors, assommage du paparazzi qui vendrait les photos à Gala (car le paparazzi s'éconduit, Viggo, on ne lui donne pas des sous pour faire la photo)
Je compte sur toi pour l'élégance, la discrétion, le raffinement et la délicatesse sophistiquée.
 

 
Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour
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Lundi 31 décembre 2007 1 31 /12 /2007 19:28

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and so on....

Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour
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