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Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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Qui est l'auteur?

  Qui-est-l-auteur.jpg De la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 

Au jour le jour

Samedi 17 décembre 2005 6 17 /12 /Déc /2005 17:30
L’éditeur vient d’appeler pour dire qu’on avait dépassé les deux mille, ce qui, pour un premier roman d’une parfaite inconnue, et en deux mois, semble plus qu’honorable.  
Jetons nos chapeaux en l’air !
Je suis même coup de cœur à la FNAC Montparnasse : oui, je sais…la FNAC…(ça dépend, en fait : la libraire de la  FNAC  Toulouse, qui s’appelle Marie Angèle, est adorable ! j’ai, comme preuve, une photo de moi à côté du Dan…Si, si, je vous jure !).
Bon, je ne suis pas suffisamment « houellebecquée » pour bouder mon plaisir.  Yes ! Quand je pense que PPDA ignore mon existence! voila qui voudrait donc dire qu'il suffit d'avoir des lecteurs qui aiment et recommandent? il parait qu'il y en a même des qui passent à la télé et qui ne vendent pas! Rassurant, et moral!
Au passage, je suis effroyablement déçue, overbloggers !
J’avais la faiblesse de penser que tous, vous feriez carburer vos neurones pour deviner de quels ouvrages sont  issues les premières phrases de l’article précédent ! Rien à l’horizon !  Il y en a pourtant de très connus !
Vous attendez que je vous donne les réponses ?
C’est demain.
Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 16 décembre 2005 5 16 /12 /Déc /2005 10:47
J’ai le bras en écharpe.
Le gauche : pas grave car je suis droitière ! aïe ! douleur ! douleur qui vrille !
Le rhumato est formel : c’est la crampe de l’écrivain moderne ! « vous vous positionnez mal devant l’ordinateur ! »
Interdiction d’ordinateur, bras en écharpe, cachets !
Ça va pas non ?
JE TRICHE.
Je blogouille avec deux doigts !
Je trafiquotte comme on dit chez moi,
Nul ne peut m’empêcher d’écrire. Non, mais !!!!
 
Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Mercredi 14 décembre 2005 3 14 /12 /Déc /2005 00:58

Un coup de qui? de l'éditeur? ( meuh non, il est sympa), de l'informaticien qui gère les maquettes?

Mon bouquin est présenté en librairie avec un argument sur Simon de MONTFORT, chef des Templiers!!!

Reprenons? Pour tous les historiens qui auraient de l'urticaire: Montfort n'est pas un templier, c'est le chef de la croisade contre les cathares! Donc je dénie toute responsabilité dans la boulette: inutile de venir me traiter d'inculte! Ceci dit, c'est rigolo: j'imagine des historiens tous poussiéreux qui marmonnent au fond de leur bibliothèque en se grattant la barbe: "on savait bien que c'était de la frime, cette Béatrice!"

Honte sur toi, informaticien: viens plutôt m'apprendre à gérer ma Newsletter!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Lundi 12 décembre 2005 1 12 /12 /Déc /2005 19:45
J’ai reçu d’Anilori, la chaîne des révélations qui prend la tête, et je l’envoie à Majoma .  Yes ! je suis trop forte ! je maîtrise enfin ce truc ! ( merci à Lin' et Anilori)
Allez donc voir aussi celles de Frédéric, Roanne, Syven, Lin', et Bool .( maintenant que je maîtrise, cf le point 20 des révélations, je ne me limite plus !)
J’attends avec impatience celle de Mouarff, qui ricane des filles qui lisent « Elle » .
Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Dimanche 11 décembre 2005 7 11 /12 /Déc /2005 21:42
Vingt révélations sur Béatrice (chaîne aimablement envoyée par Anilori que je remercie par des brassées de roses , mais je suis incapable de donner le lien avec son blog car je ne connais rien au truc. Help!)  
Incapable de faire le lien vers Anilori, je vous le mets dans "liens": ça, je sais faire!
Revenons à Béatrice:
  1. Elle vit à Toulouse
  2. Elle est  une encyclopédie vivante en ce qui concerne les polars
  3. Elle a  vu un nombre de fois incalculable les Enfants du Paradis (film génial de Marcel Carné, avec la réplique culte : « Paris est tout petit pour des gens qui s’aiment d’un amour aussi grand que le nôtre »
  4. Elle a fait des études de médecine, et exerce son art ( c’est comme ça qu’on dit pour les médecins, et ça me va bien) à l’hôpital
  5. Elle connaît Venise plutôt bien.
  6. Elle aime aussi NewYork, ville enchantée, Istanbul,  à la croisée des mondes, et Paris ( the most beautiful city in the world)
  7. Elle court le monde à la poursuite de groupes occultes dont l’un est très méchant (les bad guys s’appellent les Brûleurs de Temps)  et cela ne la fait pas rire, croyez-moi
  8. Elle est marié à un type très beau, très séduisant, et très absent, d’où la quête. (l’auteur est-il aussi marié à un type très beau, très séduisant, etc. ?)
  9. Vermeer, Botticelli, et Nicolas de Staël sont ses préférés
  10. Mozart avant tout, cette femme est snob
  11. Elle lit Elle, et Biba, et elle n’en a pas honte.
  12. Elle porte un parfum rare que les privilégiés achètent en Italie dans des boutiques confidentielles (il faut ce qu’il faut !)
  13. Elle peut écouter Souchon en boucle, et ne dédaigne pas M
  14. Elle adore le chocolat et les sucreries et son métabolisme désespérant lui permet de s’en goinfrer sans danger
  15. Elle déteste la mauvaise foi
  16. Elle a lu "Le seigneur des anneaux" douze fois  (dont une en bossant le certificat de cardio, ce qui l’amène aujourd’hui à être assez mauvaise sur les infarctus. Ça tombe bien, ce n’est pas sa spécialité). Les jeunots qui l’ont lu six fois et demi peuvent rougir de honte !!!
  17. Elle a lu douze fois aussi le Comte de Monte Cristo et les Trois Mousquetaires
  18. C’est une grande voyageuse devant l’Eternel
  19. Elle n’est pas facile à vivre, mais ses amis sont indulgents
  20. Elle aime bien tout maîtriser, c’est donc une emmerdeuse
 
Pour faire suivre la chaîne, c’est dur car je suis nouvelle sur les blogs. Je réfléchis, tenez-vous prêts. Et envoyez-moi ces foutues explications!!!
 
Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 3 décembre 2005 6 03 /12 /Déc /2005 09:06

Qu’appelle-t-on POLAR HISTORIQUE ? ou Thriller Historique  (c’est mieux, bien entendu, même si les Québécois seraient fous de rage !)

C’est apparemment la dernière garantie de succès. Sur les bouquins qui s’étalent sur les tables des librairies, une manchette rouge, qui attire le chaland : « Polar Historique »… Ceci dit j’ai même vu « Polar suédois » ! Pour surfer sur le succès de Mankell je suppose. Le simple fait d’être suédois serait une garantie de qualité… Joli, non ?

Règles immuables :

 

 1. Le Moyen âge : c’est mystérieux, on n’y connaît rien, y-avait-des-chevaliers. Et aussi des Templiers. Et donc un trésor.

2. Le Christ : valeur sûre. On apprend sur lui des choses dont on ne se doutait pas. Bon, il est vrai que désormais, cela devient plus difficile…Le vie de l'homme est devenue pipeul... 

 

3. Les groupes occultes : jésuites en goguette, Franc maçons dissidents. Ils sont méchants, ça ne se discute pas.

4. Le complot : on nous cache quelque chose. Et si c’était vrai ? En tout cas, l’Eglise catholique n’a qu’à bien se tenir. ( et puis comme ils se contentent d’éructer en disant qu’on est vilain, il n’y a aucun danger à les attaquer)

5. La belle héroïne : elle doit tomber dans les bras du flic-journaliste-universitaire à la fin. C’est une femme forte.

Tout est prêt ?

Ben après tout, si on a juste envie de passer un bon moment ? Pourquoi pas ? Personne ne remettait en cause la puissance éducative de Dumas et d’Eugène Sue au XIXe siècle. Pourtant, tous ces feuilletons que lisait le peuple, c’était parfois approximatif …. !

Vous verrez : les polars historiques deviendront des classiques. Demain, vos petits enfants se les verront imposer par des profs de français survoltés et ils diront : « ça craint ! »

 

L'ombre de Montfort est donc un polar historique. .. Quel pied de courir après les méchants!

 

 

 

 

 

 

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Mercredi 16 novembre 2005 3 16 /11 /Nov /2005 19:26

ça y est, je connais l'avis de quelques lecteurs. Des avis positifs (je les aime), argumentés, tout ça..., et un avis exceptionnel sur Fnac.com (non, je ne leur fais pas de la pub, c'est plutôt rigolo). Comment résister au plaisir de retranscrire ce morceau d'anthologie, in extenso? Je cite:

"Un Docteur Beaumont qui manie un style ampoulé;, est obsédée par le paraitre des marques surtout quand elles sont assorties du montant des étiquettes:au "savant mélange de couturiers solaires et à l' urbanité polaire"...on a le sentiment d'être devant un étalage de rayons de prêt à porter de luxe et de feuilletter un catalogue de mode ...on peut se demander si l' auteur n'est pas sponsorisée par Gucci, Prada, Burberry:"un trench de soie à 800 euros, un super Burberry, des tailleurs d' exécutive women en mule Prada"Innénarable, Innéfable, inextinguible" autant d' adjectifs qui relèvent bien plus d' une diarrhée verbale que d' une réelle recherche stylistique...!cette Béatrice, psychiatre de son état apparait comme frappée par le Syndrome du tout à l' EGO"qui laisse supposer des blessures narcissiques indélébiles( ne nous refusons de faire comme notre auteur de la psycho de rebord de chiottes), que l'écriture d' un polar pseudo- toulouso ,pale imitation de davinci code, ne pourra guérir!!!cette héroïne projection idéalisée et fantasmée à peine déguisée de l' auteur, est totalement caricaturale;ce récit pseudo-autobiographique est d' un genre hybride:entre la BD de pacotille et le roman photo de 4 sous...Impossible d' aller au delà des 2 premiers chapitres malgré des efforts méritants...et ce n' est certes pas la dernière page et encore moins l' ultime phrase ( lue après avoir tout sauté)qui nous aura fait changé d' avis..au fait qui est l' assassin? et y avait-il un assassin? en dehors du massacre de mots? Un conseil :changez de métier:ni psychiatre ni écrivain mais une reconversion dans l' écriture des rubriques de modes deElle et Biba, serait plus adaptée....à votre absence de talent!! "

Lecteur furieux , peut être conservateur , réactionnaire vexé par mes premières pages, peut-être homme qui travaille dans mon hopital (tu as l'air de me connaitre personnellement), t'es trop mignon.  Quand même, le mot inextinguible étant en page 260 et quelques, tu as dû lire plus que deux chapitres.  Allez avoue... Pourquoi tant de haine? Et le sens du deuxième degré, tu l'as un peu ou non?  ....Non.

En tout cas, tu me consacres comme écrivain: sans critique subtile, pas d'écrivain! ... euh...Sans critique anonyme, pas d'écrivain...

Me détesterais-tu pour ces premières lignes de prologue?

Toulouse, jeudi 20 septembre 2001

L'homme était court, râblé comme un petit taureau,  et avec ça l'air toujours mal embouché.  Il prétendait être infirmier dans un des services d’admission de l’hôpital psychiatrique.

La question principale était de savoir quand exactement il travaillait : il se partageait activement entre la rédaction de tracts incendiaires, bourrés de fautes d’orthographe que le correcteur de Word était impuissant à reprendre du fait des approximations syntaxiques, la distribution des dits tracts aux barrières de l’hôpital, avec éructations vengeresses à l’appui, et la drague intensive d’aides-soignantes masochistes. Il semblait croire que sa femme, infirmière dans le service voisin, ignorait tout de ses frasques extraconjugales pourtant notoires.  

Il vomissait en bloc les médecins de l'hôpital, dont l'accent bourgeois de centre-ville lui écorchait les oreilles et dont les voitures dites de luxe encombraient le parking. Il était lui-même le modeste propriétaire d'une Harley  hors de prix qu’il bichonnait avec amour (La Harley, pour des raisons peu accessibles au commun des mortels embourgeoisé, était considérée comme un outil du prolétariat). Il remâchait encore, en sirotant le café réglementaire qu'il s'octroyait dès sa prise de service, l'altercation mémorable qu'il avait eue la veille avec cette chipie de docteur Beaumont.

Par la fenêtre, il jeta un coup d’œil au parking : l’objet de son amour était bien là, dûment garé sur l’emplacement du médecin en question, « car y a pas de raison!... ».

Mais non, c'était pas toi que je décrivais!... 

 

 

 

 

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Dimanche 6 novembre 2005 7 06 /11 /Nov /2005 00:00

Est-il possible qu'un ouvrage sans le moindre relais médiatique national soit numero deux des ventes de polars à la FNAC?

Y-a-t-il une erreur? un malentendu? Kicécellela?

C'est la loi des lescteurs? Incroyable! PPDA ne me connait pas, non plus que les journaux féminins...

Merci public, merci, I love you so...C'est grâce à vous tous... Et à ma maman... Et au cousin du cameraman... I love you so much...

Bon ne rêvons pas non plus, c'est un top 50. C'est juste pour une semaine...

Ca fait rien, ça le fait trop!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 5 novembre 2005 6 05 /11 /Nov /2005 00:00

Des journalistes, j'en ai rencontré un bon nombre.

Dans les suites d'AZF, tout d'abord, et puis à la suite des meurtres à l'hopital psychiatrique de Pau. Je suis psychiatre, ils voulaient m'interviewer tant que c'était chaud.

Dans ces cas-là, c'est simple. Votre portable sonne et le journaliste veut vous rencontrer dans les deux heures. Bien sûr, il ne doute pas que vous allez planter là votre consultation et vos patients; l'actualité n'attend pas. Et puis, vous serez si content de passer à la télé ou dans le journal que vous allez vous mettre à sa disposition. Plus la chaine de télé a d'écoute, plus le journal est tendance et prisé, et plus le journaliste insiste. Bien sûr, vous ne relirez pas les mots qu'il lui plaira de remettre dans votre bouche, vous n'aurez pas accès au montage du reportage télé. Vous êtes trop content de passer à la télé voyons!

Le journaliste est un parachutiste! Il saute sur les lieux du crime, prend sa photo et repart.

Plus la chaine de télé a d'écoute, plus le journal est tendance et prisé, et plus vous aurez l'air d'un plouc aigri et ingrat quand vous vous insurgerez.  Fallait pas y aller! Certains sont très forts pour surfer sur l'honorabilité de leur réputation. c'est vous le plouc!

Sont-ils tous comme ça? C'est sûr que ce serait simple s'ils étaient tous Parisiens et odieux.!

J'ai donc rencontré aussi des journaleux qui:

- répondent au téléphone ou aux e-mails ( ils vous ont laissé leur carte) quand vous les recontactez des mois après

- répondent alors de manière courtoise, en restant souriant, voire sont intéressés par l'info que vous leur proposez, (c'est sûr qu'ils sont débordés, et ont autre chose à faire, mais certains d'entre eux ont l'intuition que le prix Pulitzer n'est pas tout dans une vie)

- vous font leurs excuses pour vous rappeler avec un peu de retard (Parfois ils sont très célèbres et d'une politesse exquise)

Le journaliste est donc un homme (ou une femme). De la Parisienne snobissime qui se la joue, au type charmant qui a réellement côtoyé la misère humaine, il y a un fossé, comblé par la façon dont le journaliste choisit d'utiliser le formidable pouvoir qu'il a entre les mains.

Dans ce roman, il y a donc un journaliste, qui est humain.

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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