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Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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  Qui-est-l-auteur.jpg De la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 

Mes auteurs, mes lectures

Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /Sep /2006 08:42
 Ballade des femmes de Paris
 
Quoiqu'on tient belles langagères
Florentines, Vénitiennes,
Assez pour être messagères,
Et mêmement les anciennes,
Mais soient Lombardes, Romaines.
Genevoises, à mes périls,
Pimontoises, savoisiennes,
Il n'est bon bec que de Paris.

De beau parler tiennent chaïères,
Ce dit-on, les Napolitaines,
Et sont très bonnes caquetiéres
Allemandes et Prussiennes ;
Soient Grecques, Egyptiennes,
De Hongrie ou d'autres pays,
Espagnoles ou Catelennes,
Il n'est bon bec que de Paris.

Brettes, Suisses n'y savent guères,
Gasconnes, n'aussi Toulousaines :
De Petit Pont deux harengères
Les concluront, et les Lorraines,
Angloises et Calaisiennes,
(Ai-je beaucoup de lieux compris ?)
Picardes de Valenciennes ;
Il n'est bon bec que de Paris.

Prince, aux dames parisiennes
De bien parler donnez le prix ;
Quoi que l'on die d'Italiennes,
Il n'est bon bec que de Paris.
 

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager.

J'aime le rythme et le chant lancinant de la plupart de ses textes. Et bien sûr le célèbre baiser de Paris.

Si sous trouvez de qui il s'agit, vous gagnez la considération de tout OB.

 

Par Patricia Parry - Publié dans : Mes auteurs, mes lectures
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 19:38
C’est le moment de dévorer les polars des confrères.
Ce jour Le labyrinthe des Légumes, de Dominique Delpiroux, édité chez l'Ecailler du SuD
J’aime.
La langue est magnifique, distordue à souhait, crémeuse, poétique.
Les personnages sont tous cassés, mais contrairement à beaucoup de romans noirs, cela les rend plus attachants.
Ici, parenthèse : je hais ces romans noirissimes où tout dégouline d’horreur. Le héros est un prolo dont l’enfance fut un cauchemar. Aujourd’hui il est SDF, sa copine est partie avec un bourgeois, son frère (ce salaud !) milite au centre gauche, et seule la vraie fraternité du lumpenprolétariat lui permettra de sortir (cinq minutes) la tête hors de l’eau et de la Corona (le whisky est trop cher).  Car les bourgeois ignorent ce qu'est la vraie fraternité. Fin de la parenthèse.
Or donc, Dominique Delpiroux nous les dépeint tranquillou, avec de petits détails adorables, sans oublier , parfois, une certaine trivialité de bon aloi car il s’agit, en partie, du quotidien d’une Maison d’Accueil Spécialisée (où vivent des neuneus, autrement dit, des légumes, d’où le titre).
Vous savez quoi ?
J’ai lu ce bouquin hier, tandis que mon coiffeur tirait de toutes ses forces sur mes foutues boucles pour les rendre raides. Les personnages vous restent dans la tête, une fois le livre refermé.
La fois d’avant, j’avais lu Marc Lévy. Y a pas photo !
NOTA: Photo du bouquin quand OB voudra bien.
Par Patricia Parry - Publié dans : Mes auteurs, mes lectures
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Samedi 1 avril 2006 6 01 /04 /Avr /2006 10:08

Kenza sort un bouquin!

Chez Ramsay!

Majoma, ne viens pas lire ça!

Queenkelly, passe ton chemin....!

Mais-qui-c'est-Kenza?

Une des minettes du Loft, le premier, celui où y-avait Loanna! Oui, je sais, c'était il y a des lustres. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, il y a eu des "Fermes" et des "Nouvelles Stars".

Le croirez-vous? Le Nouvel Obs lui consacre un article!  C'est sûr qu'entre deux éructations contre Villepin, ça a de la gueule un article sur Kenza!   Figurez-vous qu'elle prône l'amitié et l'amour entre les Peuples! Plus original, tu meurs!  (Non, Majoma, je t'ai dit de ne pas lire, ça va t'énerver!)  .

Que dit  Kenza dans son bouquin?  Je cite (comme ils disent à la télé quand ils ne veulent pas donner leur avis):

" Ecrit à quatre mains avec la journaliste juive Olivia Cattan. Elles y confrontent leur point de vue sur la religion, la place de la femme, les préjugés dont sont victimes leurs deux communautés, et la haine qu'elles peuvent parfois se vouer".

Je veux écrire un livre à quatre mains avec Kenza. je publierai chez Ramsay, et j'aurai un article dans l'Obs.

- Sur quel sujet? me demanderez-vous haletants.

- Peu importe, répondrai-je. Nous confronterons nos points de vue sur la confection du foie gras, la place de la femme à la cuisine dans le Sud Ouest, les préjugés dont sont victimes à l'heure actuelle les mangeurs de canard, et la haine que peuvent parfois leur vouer les végétariens. Et puis, m'embêtez pas: j'écris avec Kenza!

Syven, je te propose de contacter aussi Kenza, pour confronter vos points de vue sur l'évolution de la Fantasy dans l'imaginaire des peuples habitués à se vouer de la haine!

Par Patricia Parry - Publié dans : Mes auteurs, mes lectures
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Mercredi 14 décembre 2005 3 14 /12 /Déc /2005 23:52
Après Dan Brown, Marc Lévy….
Plom, plom, plom….
Mmmmmmhhhh….
Plom,plom…….Quel temps chez vous ? Les enfants, ça va ? Le petit est en sixième, non ?
………………………………
Et donc, Marc Lévy……
Alors comme ça, il est romantique….
Souvenir de lycée : le romantisme ? N’est-ce pas ce mouvement artistique du XIXe siècle ? Epanchements, labilité des émotions, regard sur soi, confessions sincères, larmes ? ou encore ruines, jardins anglais, cimetières ?
En littérature : Chateaubriand, Hugo  pour chez nous ; Goethe et son Werther, Hölderlin pour les Allemands, Byron, Shelley, et Mary Shelley ( la maman du bon Dr Frankenstein et de son petit monstre) pour les Anglais.
En musique : Chopin, Berlioz
En peinture : Delacroix….
Alors comme ça, Marc Lévy est romantique ? Tiens je crois me rappeler que Rousseau (Jean-Jacques) est considéré a posteriori, comme le premier romantique (il pleure dans ses « Confessions »).
 
J’en ai lu un : « Et si c’était vrai…. » : j’étais chez mon coiffeur, et y avait plus Biba. Très bien, ça prend deux  heures et le brushing ne vous déconcentre pas . Dès les premières pages, il écrit : « Green Street est une jolie rue bordée d’arbres et de maisons…. ».
PLOM, PLOM, PLOM…..
 
NOTA : j’ai une hypothèse sur la dérive idiote du mot « romantique ». En anglais, « romantic » veut dire « romanesque » .
Or donc, dès qu’une héroïne de sit com, (que son dragueur emmène en Italie où l’attend Depardieu piazza Navonna, dûment muni d’un plat de pâtes tandis que s’égrènent les premières notes du « Printemps »), dès que l’héroine murmure d’un ton extatique : « oh, it’s so romantic ! », elle veut dire « c’est comme dans un roman ! » et non « c’est comme dans les Souffrances du jeune Werther ! ».
Le traducteur ne se casse pas la tête ! Il paraît qu’il y en a même qui traduisent « french letters » par « lettres françaises » !
De Marc Lévy à Frankenstein, y a quand même un monde !
Ne vous méprenez pas, le problème n’est pas Marc Lévy, qui écrit ce qu’il veut et tant mieux si ça marche (ce sont des livres !) ; le problème est qu’au lieu de dire « Il fait des best sellers », ce qui est l’exacte vérité, on dise « Il est romantique ! ». Faut pas charrier !
La prochaine fois, je vous parlerai de William Boyd, ou de John Irving : je les aime.
Ou de Gide si j’ai le courage de m’y coller, mais c’est trop parfait.
Ou de Marcel Aymé, suave et délicieux.
Ou de mes polars préférés…., dont certains sont des best sellers….
Allez, quoi!  je me fais pardonner
Par Patricia Parry - Publié dans : Mes auteurs, mes lectures
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Jeudi 8 décembre 2005 4 08 /12 /Déc /2005 23:04

Ben non, je l'ai pas lu! Craché, juré!.

Je fais partie des trois Français et demi qui ne sont pas des afficionados.

On me l'avait offert, avant qu'il ne soit célèbre, et j'ai traîné à le commencer.

Ensuite, j'ai moyennement aimé la description un peu caricaturale faite des Français. C'était un jour où j'étais de mauvaise humeur, alors j'ai posé le bouquin. Tant pis pour moi paraît-il car il est plutôt sympa lorsqu'on poursuit...

Autre point: il parait que la traduction laisse à désirer. "Lis-le en anglais" m'ont dit mes copains. Mais là, c'était trop tard: c'était déjà mondial, planétaire, intersidéral, et moi je marnais sur mon propre bouquin sans avoir conscience que j'étais dans un créneau à la mode.

Après quoi, j'ai mis un point d'honneur à ne plus le lire pour qu'on ne dise pas que ce bouquin m'avait influencée.... Bref, à l'heure actuelle, je reconnais que c'est un bon vieux snobisme intello de ma part.... Je le lirai quand tout le monde l'aura oublié et je prendrai l'air de celle qui redécouvre...

Ceci posé: "L'ombre de Montfort" n'a RIEN A VOIR.  voyons!

Vous savez quoi? J'ai eu envie de parler de l'Europe dans les moments de convulsions: l'empire Romain, les croisades, et l'après 11 septembre. Vous avez noté que les mêmes protagonistes sont en piste: Orient et Occident? Alors, une énigme qui se promène à travers les siècles c'était le plus simple.

Après ça, je suis fan de cinéma, ultracinéphile, cinéphile ultra: j'aime beaucoup de genres divers et variés, mais il est clair que je ne crache pas sur Indiana Jones. Alors le bouquin est comme ça aussi. Tout va vite.

Le da Vinci code aussi? Bon, ben tant pis. C'était dans l'air du temps alors! je l'ai pas lu, je vous dis!

Par Patricia Parry - Publié dans : Mes auteurs, mes lectures
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Jeudi 8 décembre 2005 4 08 /12 /Déc /2005 09:21

Je ferai mieux: je vais te parler de "Club Dumas", d'Arturo Perez-Reverte.

C'est un roman policier, et c'est un livre sur les livres.

Tu n'as pas besoin d'avoir lu les Trois Mousquetaires pour l'apprécier. L'avoir lu double seulement ton plaisir.

Tout y est:  l'atmosphère gothique, la part d'ombre et l'influence du diable, le héros looser et un peu fracassé, l'héroÏne plus que mystérieuse dont on ne sait, jusqu'à la fin si elle est du côté de Satan ou du côté du bien.

Pourquoi les Trois Mousquetaires? Parceque les méchants laissent des pistes qui ont a voir avec le roman de Dumas.

Je t'ai parlé l'autre jour des films consternants avec Depardieu en Monte Cristo. Je suis bien sûr qu'il a dû faire un film dans lequel il jouait Porthos (il est un peu gras pour D'Artagnan...). Cherchez bien.

Il existe un film consternant avec Johnny Depp (oui, il lui arrive de se tromper, lui aussi...) inspiré de Club Dumas: "La neuvième porte" est le titre du machin. C'est Polanski qui l'a réalisé, un jour où il était très fatigué.

Ne va pas le voir. Lis Perez-Reverte.

Et puis il est Espagnol. C'est sympa de voir que les polars ne sont pas écrits que par des Anglo-saxons.

Par Patricia Parry - Publié dans : Mes auteurs, mes lectures
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Mardi 6 décembre 2005 2 06 /12 /Déc /2005 22:31
Alexandre Dumas : de quoi ? de quoi ? Un auteur pour enfants ? Lecteur, abandonne ici tous tes préjugés. Dumas est génial, même si je l’ai découvert à 8 ans.
Avant de rire, as-tu lu « le Comte de Monte Cristo ? ». Non ? Alors garde ton rire dans la gorge, petit malin, et cours acheter le chef d’œuvre !
Oublie s’il te plait Depardieu se jetant dans les eaux de la Méditerranée sous un Château d’If de carton pâte, la bedaine ronde à souhait après quatorze ans de jeune, et laisse –toi emporter par le conteur…
Tu auras tout : la vengeance, le suspense, le complot (ah ! le complot… !) les groupes occultes, l’amour fou et la trahison…
En prime, la France du XIXe siècle, les bourgeois rassis qui montent, les aristos sur le déclin, l’Italie des brigands, le carnaval de Rome (les rendez-vous mystérieux près du Colisée, oui…), les légats du pape qui fricotent avec des gens pas nets, la Turquie, la Grèce, des pirates, des esclaves lascives…
Tu ne lâcheras pas ce bouquin.
La prochaine fois, je te parlerai des Trois Mousquetaires (ne me raconte pas que tu as vu le dessin animé ou le film avec Gene Kelly, ça m’énerve…)
Par Patricia Parry - Publié dans : Mes auteurs, mes lectures
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