Consternée.
Atterrée, affligée.
Pas assez de mots pour signifier le sentiment d'agacement intense qui me prend lorsque je lis tous les articles concernant Ségolène Royal. Y en a encore un dans le Journal du Dimanche.
Et si elle n'était pas une femme, hein?
On a tout dit en matière d'âneries sidérales:
- La politique n'est pas un concours de beauté...
- Qui va s'occuper des enfants? ...
- Mais comment François va-t-il supporter tout ça?
Ce dernier point est celui que je trouve le plus succulent: comme si la vie entière des femmes devait tourner autour de la déception de leur cher et tendre. Vous imaginez l'inverse? Hollande plébiscté et les médias demandant: Mais comment Ségolène va-t-elle supporter ça? Pas trop décue?
Peut-on arrêter de se demander si ces chers petits vont supporter la frustration?
Arrêt sur Image:
Deux enfants dans un magasin, devant un jeu video. C'est la petite fille qui joue, sous l'oeil envieux du petit garçon. La vendeuse s'approche.
- Laisse le jouer! dit la vendeuse.
- Pourquoi? demande la fillette.
- C'est un jeu de garçon, dit la dame. Regarde comme il en a envie.
- Mais moi aussi, j'en ai envie, dit Pimprenelle
- Tu joueras après, tente encore la vendeuse (Notez que le gamin ne dit rien, il a l'habitude que sa maman gère à sa place: il se contente de regarder la vendeuse d'un air pathétique)
- Il a qu'à attendre! décrète Pimprenelle, qui a appris à ne pas se laisser faire.
- eh, ben dis donc! je plains ton mari! dit la dame, qui emmène le petit garçon, en lui disant: je vais te donner des bonbons, viens mon petit!
AUTHENTIQUE!
Est-ce que quelqu'un a prévu de LIRE LE PROGRAMME de cette femme?
C'est là-dessus qu'on juge, non?
Peut-on cesser de parler de la couleur de ses tailleurs?
Je pense à la phrase de Françoise Giroud (je crois bien qu c'est elle qui a dit ça): "l'égalité entre hommes et femmes, ce sera le jour une une femme incompétente sera nommée à un poste de responsabilité! "
Et notez qu'elle n'est ni noire, ni bleue, ni handicapée! Qu'est-ce que ce serait sinon!
Bon, un peu d'auto-promotion!
C'est vrai, ça: on parle toujours de choses trop sérieuses, comme l'éducation des femmes politiques, ou l'état d'alcoolisme avancé du héros de polar. Mais qu'en est-il des People?
Demain lundi, à 12h40, et à 16h 20: cette peste de Béatrice repasse à la télé, dans "10 minutes pour le dire", l'emission de Gora Patel, sur France Ô. Cablez-vous les copains!
Pour ceux qui travaillent, l'émission est rediffusée mardi à 7h45, juste avant de quitter la maison!
J'avais enregistré cette émission le même jour que l'autre (Ô quotidien). La magie de la télé fait que la suivante a un peu attendu, laissant le téléspectateur dans une attente intolérable!
Ne me demandez pas de quoi je parle: toujours de mon bouquin, car la pub fait partie du deal! Si l'écrivain ne parle pas de lui aux journalistes, les journalistes ne parlent pas de l'écrivain...
En vrai, je suis fière comme un pou!
La télé, c'était bien: je me suis regardée hier matin, avant de partir bosser, en famille.
Le verdict est positif: l'émission était nerveuse, le journaliste bien documenté, et la star (c'est moi), pas trop à la masse!
La médiatisation se poursuit, avec ce soir, sur France 2, un commentaire sur Montfort par Philippe Lefait, dans Les mots de Minuit! Je serai devant mon téléviseur.
Quelle galère que la médiatisation!
Vous croyez avoir tout fini parce que vous êtes publiés? En route pour la gloire? Dan Brown n'est pas votre cousin?
Quelle erreur grossière!
Deux points sont encore à résoudre:
1. La distribution. Rien ne sert d'avoir écrit si votre bouquin n'est pas dans les librairies!
Rien ne sert d'avoir écrit à Toulouse, si à Lille ou à Annecy, on ne peut se procurer le chef d'oeuvre! Vous ne serez alors qu'un écrivain incompris de plus. Un écrivain sans lecteurs!
Les libraires indépendants doivent avoir accès à votre livre et le proposer aux acheteurs! Rien n'est gagné; on ne vous attend pas. Plusieurs milliers de livres sortent chaque mois! Si votre éditeur n'a pas un réseau de distribution conséquent , vous ferez le compte, au bout de quelques mois: 182 exemplaires vendus d'un roman pourtant prometteur.
Note: au moins vous avez 182 amis, parents et alliés!
2. La promotion:
Vous êtes à la FNAC Montparnasse? Fort bien. Mais qui a entendu parler de vous, hein?
Dans quelques jours votre livre, qui n'est pas en tête de gondole, rejoindra les rayons anonymes. Comme il ne s'en vendra aucun exemplaire, la librairie les renverra à l'éditeur, et mort d'un chef d'oeuvre!
Voilà donc à quoi servent Elle, Biba, le Nouvel Obs et Libé?
Et oui! Ce sont eux les plus gros prescripteurs de livres!
Obtenir qu'un journaliste des hebdo sus-nommés lise votre truc, petit auteur provincial dont l'éditeur n'est même pas à Paris relève du miracle. Ils sont inondés, assommés, envahis, par les bouquins qui arrivent de tous les éditeurs connus.
Vous vous contenterez donc de la presse locale, parfois un peu plus facile car son travail est de donner des infos sur ce qui se passe en région, mais rien n'est moins sûr!
Et vous paierez de votre personne en parcourant le pays, sillonnant les routes de France et visitant les librairies. Et vous serez tout content de vous voir en rayon. (Parfois en vitrine!)
Or donc, quelques journalistes ont lu: ne me demandez pas comment ni pourquoi. je ne le sais pas moi-même. une alchimie, un coup de chance...
Ce soir, Les mots de Minuit, émission littéraire de qualité, s'il en fut! Je n'y serai pas, hein! Mais l'ombre de Montfort planera sur France 2.
Dan Brown n'est pas mon cousin!
Pour savoir ce que Philippe Lefait a dit de l"Ombre de Montfort" sur France 2, dans "Des mots de Minuit", c'est là! (Cliquez à droite pour avoir la video du 15 mars)
L'émission est en ligne jusqu'à mercredi prochain. L'émission entière est très intéressante (comme toujours), mais pour les gens pressés, c'est dans les trois ou quatre dernières minutes qu'il présente ses coups de coeur.
Je suis aux anges!
C'est la demande de Len Janak!
Honte sur moi, je suis dans une période où j'écoute peu de musique. J'ai du mal à travailler en musique, car cela me déconcentre, ou alors, la musique n'est qu'un bruit de fond et je déplore un peu...
Je peux passer des jours à me soûler avec un CD unique qui envahit toute la maison et dérange fortement le voisinage. La famille supporte stoïquement et le soupir de soulagement qu'elle pousse quand ça s'arrête s'entend jusqu'à New York City!
Les derniers temps, c'était un best off de Souchon, avec passage en boucle de Foule Sentimentale!
Sinon, j'écoute le Miserere d'Allegri, et le deuxième air de la Reine de la Nuit (ce dernier étant en allemand, je suis moins déconcentrée.. C'est Mozart, la flûte enchantée. Vous connaissez cet air.... Mais si, mais si....)
Il était temps!
Soleil doux et doré dans les yeux qui clignent. J'ai encore égaré mes lunettes achetées à prix d'or au Pas de la Case! Je ferme un oeil pour lorgner le soleil.
Caresse douce du vent d'autan sur la peau, alors qu'on vient d'enlever les bas . Parfait, on ne les grillera plus. On ne passera pas la journée à répondre, l'air pincé, à tous ces types qui vous disent: "M'dame, ya une échelle à votre bas, "Merci, je sais".
Terrasses ombragées dans Toulouse. Dragueurs aux terrasses, le cheveu raidi de gel, l'air nonchalant, les lunettes en serre-tête (ils ne les ont pas égarées, eux, car la lunette en serre-tête est l'arme favorite du dragueur de terrasse nonchalant.
Tapas aux terrasses, Pan con Tomata. Avec un peu d'ail. (Pas pour les dragueurs, mais que c'est bon!)
Et pour boire?
Vin blanc pétillant, très légèrement sucré, très frais.
Depuis hier, heure d'été! Trainer aux terrasses jusqu'à deux heures, en regardant passer les filles aux jambes nues, qui dansent sur leurs talons compensés, avec la jupe qui claque au vent. Quel boulot les dragueurs!
Hier, le petit orteil s'agitant fébrilement pour tenter de s'extraire de la tonne de boulot-paperasse-choses-à-faire-patients-en-attente qui stagne dans son antichambre, Béatrice a eu un sursaut:
Et mon blog, que diable!
C'est vrai ça! Comment les populations de la sphère francophone peuvent-elles supporter le silence de l'auteur?
Béatrice sera au salon des littératures francophones (ah! ils sont rassurés!) de Balma les 9 et 10 avril, au salon du polar de l'Ecole de Commerce de Toulouse le 15 avril, et dédicacera le chef d'oeuvre à la libraire Privat ( in Toulouse city) le 19 avril.
Ce n'est pas tout, bonnes gens!
Béatrice ira prendre l'air d'Athènes, la semaine prochaine, pour voir comment y nait le printemps (se remplissant les poumons de l'air sur-pollué de la cité des Dieux).
Elle enchainera sur Toronto en mai, pour voir comment le printemps sort victorieux de l'hiver dans les glaces canadiennes.
Elle verra mourir le printemps à Helsinki, le 21 juin.
J'espère que les voyages permettront une moisson de souvenirs qui trouveront place dans un prochain roman...
La chaine gourmande m'est transmise par Bool, que je remercie pour m'avoir fait saliver!
Votre dessert préféré ? : une excellente tarte aux pommes, avecs une pâte très fine, pas de compote ni de crème (fruits seulements) et glace à la vanille.
Fruit(s) préféré(s)? : les fraises
Bonbons préférés ? : les michokos
Parfum de thé préféré ? : thé earl grey (bergamotte)
Hé ben voilà....
Majoma, Len, Syven, Sahten, Roanne.... Qu'est-ce que vous mangez?
Aujourd'hui j'ai voulu acheter un énième chapeau.
Faut que je vous dise: j'adore les chapeaux! J'en ai de toutes sortes: des bérets, que je mets sur l'oeil; des bibis, qui se perchent sur le sommet de la tête; des capelines de paille molle, qui font très star avec des lunettes noires; des casquettes, plus dégaine; un panama (un vrai, qui se roule dans un tuyau); un feutre d'Indiana Jones.
Essai du chapeau ce jour, alors que pointe le soleil.
Trop petit.
Le doute s'insinue. Où est la limite entre le plaisir (que je ne boude pas, notez le bien) de s'entendre dire par les lecteurs qu'ils aiment, qu'ils ont passé un bon moment, qu'ils se sont fait avoir par l'intrigue, que c'est mieux que Da Vinci Code ( j'ai des capelines très larges...), où est la limite entre cette satisfaction bon enfant d'avoir bien fait son travail, et la macrocéphalie galopante?
Difficile à dire. De salon du livre en salon du livre (le prochain demain: salon du polar à l'école de commerce de Toulouse), je rencontre des gens qui me disent des choses très gentilles, très émouvantes, très laudatrices . Ceux qui n'aiment pas ne viennent pas, ceci dit! Voilà qui remet les choses à leur place!
Un commentaire récent, que je n'ai pas laissé car il était plutôt dégradant pour son auteur, me dit que je suis une intello coincée (sic).
Une intello coincée avec des grands chapeaux alors!
Hier après-midi, 18 heures
Génial! Cette fois-ci, la descendante de Simon était restée à la maison! Pas l'ombre d'une armure à l'horizon.
Pas mal de dames d'un certain âge, toutes mignonnes, très intéressées, hochant la tête avec gentillesse, et visiblement très cultivées.
Elles connaissaient l'histoire de l'Europe sur le bout de leurs doigts!
Une collègue écrivain, dont je vous recommande l'ouvrage (Fabienne Ferrère a écrit le Chien du diable, chez Denoêl), est venue me soutenir (merci Fabienne!)
Toutes ces dames installées dans une cave toulousaine, dodelinant du chef tandis que Sandra, la libraire me posait des questions, c'était tout à fait suave: un roman d'Agatha Christie en direct!
Pas de cadavre à la sortie si ce n'est celui de la bouteille de jus d'orange... A moins qu'on ne m'ait dissimulé quelque chose?????
J'avais mis un chapeau!
L'avis des lecteurs.