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Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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  Qui-est-l-auteur.jpg De la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 

Autour du monde

Mercredi 21 juin 2006 3 21 /06 /2006 19:05

C'est la question du jour.

Mais aussi: où donc est la porte? Dans quel pays ont vécu ces marchands qui juraient de rester célibataires, pour appartenir à la confrérie des Têtes Noires, dont on aperçoit le médaillon  magnifiquement sculpté?

Derrière, je vous offre un palais d'été, un soleil qui ne se couche pas, des roseaux au bord d'une plage de sable blanc, et vingt six degrés celsius avec une légère brise.

Par Patricia Parry - Publié dans : Autour du monde
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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /2006 18:08

Un palais d'été du tsar Pierre.

Une plage blanche à quelques mètres du palais

Un soleil de minuit

C'est Tallinn, en Estonie, cité hanséatique au bord de la Baltique (dans laquelle je ne me suis pas baignée, faut pas exagérer non plus).

Il reste de tristes souvenirs: dans cet immeuble officiait le KGB. Nul ne l'habite aujourd'hui.

Mais on est aussi enchanté par ça:

ou ça:

26 degrés celsius, dans un pays où il n'y a pas de nuit le jour de l'été: nuit  blanche

Par Patricia Parry - Publié dans : Autour du monde
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /2006 23:05

Survivante, elle avance avec prudence

Sage, elle sait que ses jours sont comptés

Tout à l'heure, il est tombé un peu de pluie et les pavés sont glissants

Autour d'elle roulent les touristes en calèche, abrités sous des imperméables de plastique

Je crois qu'elle les défie.

Béguinage de Bruges, août 2006

Par Patricia Parry - Publié dans : Autour du monde
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Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /2006 20:22
Aujourd'hui rêverie de voyageuse:
Modeste arpenteuse de villes, 
J'ai vu et parcouru Londres, Berlin, 
et Madrid la lumineuse,  Grenade la Rouge, Lisbonne alanguie d’où partirent les conquérants du monde
J'ai aussi marché dans Prague, et Budapest,
Cherché dans Vienne le fantôme d’un musicien
J'ai flâné dans les  Italiennes: Rome, Florence, Sienne
Erré dans Venise où rodent des ombres masquées
Et aussi vogué vers les Nordiques claires Helsinki et Tallin,
Frissonné à Anvers
Fumé à Amsterdam
Usé mes genoux en grimpant les collines d’Athènes
Et vu à Delphes l’ombilic de l’univers.
J'ai traversé Istanbul la majestueuse, entre deux rives,
Amman, Le Caire, altière et misérable,
Tunis, Casa et Marrakech les Blanches
et les Transatlantiques, Toronto, Montréal, et Québec
Boston, Chicago, NYC grouillante et fébrile,
et vu la Maison Blanche à DC
A l'autre bout de la terre,  Frisco, L.A. extra-terrestre au bord du Pacifique, Vegas factice et scandaleuse
Plus au sud Porto Alegre
Sur la terre noire Douala, et Yaoundé
Paris est celle qui parle le mieux à mes sens et mon coeur.
 
 
Par Patricia Parry - Publié dans : Autour du monde
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Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /2007 19:23
Beaucoup de temps passé loin de l’ordinateur. La live box ne fonctionnait plus. Mais aussi du travail du travail, du travail…Mais aussi du travail à Paris.
J’ai vu des tas de gens, rencontré d’importantes personnes, écouté de passionnantes conférences.
J’ai traversé la Seine au Pont des Arts, dans un matin glacé et sec. Le soleil dardait une lumière blanche et le fleuve miroitait. Il était tôt, et quelques passants médusés se figeaient sous les rayons pour contempler l’eau scintillante. La cour carrée du Louvre était absolument vide, et parfaite, à demi éclairée par un jeu d’ombres. La fontaine, au pied de la pyramide était gelée. On entendait l’eau glouglouter dessous.
J’ai marché jusqu’au jardin du Palais Royal. Les arbres semblaient emmaillotés de gelée blanche. C’est un jardin idéal, un jardin de poètes. De drôles de sculptures se dressent dans les allées, des mobiles qui s’écartèlent.
 « Deux Américains à Paris », titre l’exposition.
Si folles que soient les œuvres, elles ne peuvent déparer ce miracle d’équilibre qu’est le jardin du Palais Royal.
L’été, j’y vais tremper mes chevilles dans la fontaine à boules, lorsque je n’en peux plus d’errer sous la chaleur.
 
Par Patricia Parry - Publié dans : Autour du monde
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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /2007 20:17
Quel début d’année !  Je dois m’y résigner : mes incursions sur ce blog vont se faire plus rares, en attendant les vacances d’hiver.
Ce week end, petit saut à Cannes (où j’ai travaillé, je le précise).
Au Carlton (merveille architecturale très fin de siècle - XIXe siècle, s’entend), le thé Earl Grey est à 8 euros. N’est-ce pas la tasse d’eau chaude la plus chère du continent ?
Qu’importe, soyons fous ! Un bébé est passé, dans les bras de sa jeune maman. Pour le protéger du froid, la jolie dame avait enveloppé son rejeton dans un petit vison.
Trop mignon. Le froid de Cannes, c’est polaire !
Par Patricia Parry - Publié dans : Autour du monde
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Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /2007 17:04

Hi, bodies!

Je vous reparlerai du Colorado. Pour l'instant, j'offre à vos yeux esbaudis cette fleurette, flashée à 8000 pieds, au milieu des pins, tandis que sept cascades glougloutent alentours. J'ignore le nom de la belle. Qui me le dira? Merci.

Par Patricia Parry - Publié dans : Autour du monde
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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /2007 12:32
 
 
Il y a quatre fuseaux horaires aux US.
Eastern time, c’est NY city, Boston, Washington.
Central Time pour Chicago, Houston
Mountain Time (celui-là, je l’adore: l’heure des Rocheuses…) pour Denver et Colorado Springs (autrement nommé Plouc-ville)
Pacific Time pour Los Angeles et San Francisco.
Votre corps tolère New York, avec réveil vers six heures, faim de loup car il est midi pour votre estomac, et petit coup de barre à cinq heures (minuit dans votre cerveau, mais vous avez fini de bosser)
Votre corps hait l’heure des montagnes. Parce que les Rocheuses sont au bout du monde. Personne ne va à Colorado Springs (là où naît le fleuve Colorado) à part ZZ Top et les chercheurs d’or.
Il n’ y a donc pas d’expresso. Même Starbucks, qui a appris à l’Amérique profonde ce qu’est le café, n’a jamais mis le pied à Colo Spgs (comme ils disent). Votre cerveau embrumé par le jet lag ne peut se requinquer avec la caféine.
Or l’Américain moyen se désaltère d’une infâme lavasse qui a la couleur du thé. Il appelle ça « regular coffee ». J’appelle ça « eau de vaisselle ». Vous oscillez donc entre rêve et réalité, avec le sentiment qu’il est l’heure de vous coucher alors que c’est celle du déjeuner.
Vous êtes là pour un congrès pointu, entourée par les chercheurs en psychiatrie et en psychologie les plus tronchus de la planète.
Vous assistez à une conférence intitulée « Effects of prenatal exposure to nicotine on mismatch negativity in infants ». (« Effets d’une exposition prénatale à la nicotine sur la négativité de discordance des enfants » ou « Faut pas fumer quand on est enceinte. C’est mal de fumer quand on attend un bébé. Ça va pas le faire si tu fumes, les potentiels évoqués cognitifs du mioche risquent grave, mais tu pourras pas dire que t’étais pas prévenue ». )
Vous enchaînez avec «  The correlation between P300 asymmetry and positive symptoms severity in schizophrenia exists before an abnormal P300 amplitude asymmetry can be observed ». Je ne traduis plus. Mes neurones ont explosé en plein vol. Du café, du café, par pitié !
Un panneau lumineux annonce 25 degrés ; le chauffeur de taxi est le leader de ZZ top. Il est en tongs et en maillot de corps, sa barbe lui arrive à la ceinture, et ses cheveux sont relevés en chignon. Il sourit : il lui manque deux dents.
25 degrés ? Mais pourquoi cette sensation de froid ? Et ne sont-ce pas des flocons de neige qui virevoltent autour de la voiture ?
Le taximan pianote en rigolant sur son téléphone, et convertit les Fahrenheit en Celsius :
« Fait – 4, Ma’am ! ».
Mais pourquoi les tongs, alors ?
Je vais me coucher…
Par Patricia Parry - Publié dans : Autour du monde
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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /2007 10:52
Hier deux personnes ont google-isé (googled, disent-ils aux US mais pour traduire, bonjour !) : Patricia-Parry-Colorado-Spring !
Incroyable ! Les habitants de plouc-ville veulent donc savoir ce que le big french novelist pense de leur riante cité ?
Euh…ben…
Pour le congrès pointu, rien à dire….
Pour la riante cité, comment puis-je exprimer mon sentiment ? Ce n’est pas que ce ne soit pas riant, ColoSpg, c’est juste que…ya rien… Mais rien de rien, alors ! C’en est même angoissant ! Pas un troquet, pas une mob ! Rien.
J’exagère : Mac Do est parvenu jusqu’à eux… Mais c’est tout.
Des types hagards déguisés en rock star des seventies, barbe au nombril et bide sur la ceinture (because Corona), traversent le désert plantés sur de grosses Harley, tandis que les coyotes ricanent derrière les rochers rouges. Ils mâchouillent vaguement une langue incompréhensible, dont j’ose dire que ce n’est pas de l’anglais.
Les serveuses sont grasses, blondes, habillées court. Elles portent des bottes de cow girl, d’où sortent leurs genoux un peu rouges. Elles sont très souriantes et leur voix est suraiguë, couinement de souris excitée.
La ville n’est pas une ville, sillonnée de larges rues. Il n’y a pas de centre, pas de cœur, pas de faubourgs. Juste des « malls » avec des magasins. Le village-rue d’origine subsiste, précieusement momifié. Pour un peu, on guetterait un lonesome cow boy, s’éloignant au coucher du soleil.
Car si la ville est inexistante, et les habitants improbables, la nature est superbe. Les visions de rochers pourpres sous la lumière rasante du couchant, comme dans les meilleurs films de John Wayne, sont si banales qu’on ne sait où poser les yeux.
Au milieu de nulle part, le jardin des Dieux « garden of the gods » vous offre ses ocres et ses violets, se découpant crûment sur le ciel bleu.
Par Patricia Parry - Publié dans : Autour du monde
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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /2007 07:33

Reprise aujourd'hui.

Pour me sentir bien, repenser à Helsinki au moment des nuits blanches.

Je contemplais la Baltique, sur laquelle le soleil ne se couche pas, lorsque un coup de fil m'a appris que j'allais être publiée. Oui, je sais, c'est très snob, mais je vous jure que c'est vrai!

Par Patricia Parry - Publié dans : Autour du monde
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