Hier soir, je m’en fus voir Polnareff au Zénith.
7 choses à vous apprendre sur moi ?
Orly vendredi soir. Mon avion est en retard (ce qui est inhabituel, convenons-en…)
Semaine sur des
chapeaux de roue.
Je m'en fus voir Johnny, dans ses oripeaux de pirate, l'oeil noir de khôl, et je fus, comme d'habitude conquise (bien que son élocution soit des plus approximative. On a l'impression qu'il a
la bouche pleine de sucre). Vrai, quand je pense que j'ai vu le numéro 2 en VO à Amsterdam, c'est à dire sous-titré en hollandais (que je ne parle pas couramment, il faut bien le dire) je me
demande comment j'ai pu ne rien louper de l'intrigue, tout de même un poil complexe.
La jolie fille est ravissante (elle s'est fait refaire la machoire, car dans les films précédents elle était légèrement prognathe)
Les méchants sont hideux. Le petit teigneux est petit, teigneux, et très méchant. C'est parcequ'il est petit, on le comprend à demi-mot. Il s'agite pitoyablement mais on comprend dès le début
qu'il va connaitre des désillusions.
Le jeune premier est jeune (Pimprenelle le clame à qui veut l'entendre; il est trop bôôôô!). Coiffé d'un bandana noir et moulé dans un habit-de-pirate de la même couleur, il est tout à fait
tentant.
Bref ils combattent, ils volent d'un bateau à l'autre, ils se disputent, ils s'aiment, ils se trahissent, ils meurent, ils revivent... Routine.
Cétait bien.
Demain Paris, où je rencontre le photographe appointé par la maison d'édition, pour les photos.
Vous ne m'en voudrez pas de sautiller allègrement.
A samedi!
Dérivé du mot aztèque tchocolatl, lui-même emprunté au Maya "choco" signifiant bruit et
"ati" signifiant l'eau ou xocoatl.
Allusion au bruit du fouet
pour faire dissoudre et mousser le chocolat dans l'eau chaude.
Ah! Se flageller avec le fouet à chocolat !
Il doit avoir vingt ans, ce gamin appuyé nonchalamment contre la vitrine du marchand de chocolat (L'atelier du chocolat de Bayonne, qui vend des bouquets de
chocolats à tomber, mais ceci est une digression).
Il tient à bout de bras un téléphone portable. C'est assez drôle à voir. Le téléphone se porte à l'oreille, non?
Pas du tout!
Le garçon (un joli garçon, ma foi, mais je m'égare....) tient l'objet droit devant, lui, fermement, un peu comme l'écran d'une game boy extraordinaire.
Il sourit aux anges, silencieusement. Il agite fébrilement les mains. Ses doigts volent devant son visage, effleurent ses lèvres. Il sourit comme un idiot qu'il est, béat devant sa copine, dont
on voit le visage hilare sur l'écran du téléphone.
Il est sourd.
Il tient une conversation musclée, avec une minette bavarde comme une pie, dont on voit aussi (car l'écran du téléphone est géant) les mains qui grimacent et vitupèrent et s'excitent.
Les passants s'arrêtent en riant. Ils fixent le joli garçon sans état d'âme, alors qu'on leur a appris que c'est très mal de dévisager ainsi les gens.
A un moment, elle lui dit quelque chose de très gentil, probablement, car son sourire s'étire en un éclat muet. Il envoie un baiser.
Les badauds sont à deux doigts d'applaudir.
J'achète du chocolat au lait et à la nougatine. Chacun sa douceur, non mais!
L'avis des lecteurs.