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Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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  Qui-est-l-auteur.jpg De la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 

Au jour le jour

Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 17:54

Hier soir, je m’en fus voir Polnareff au Zénith.

Je l’avoue, je ne suis pas aficionada (Mrs K., pas de remarques sur mes espagnolades, STP). Je le reconnais mélodiste de génie, mais certains textes m’ont toujours semblé un peu faibles[1]. Cependant, on m’a fait remarquer que j’avais vu en concert Gainsbourg et Trenet (après quoi ils sont morts).
Et puis, si on comprenait tous les textes d’Elton John et de Phil Collins, hein, on les trouverait peut-être moins géniaux.
J’ai dit, oui, t’as raison, je viens voir Polnareff.
Les premières minutes étaient déconcertantes : plusieurs milliers de fans (parmi lesquels un certain nombre de chauves bedonnant dont la chemise sortait un peu du jean) reprenant en cœur « Je suis un hoooomme… » tandis que l’idole se soupèse les…Je m’égare…
Bon allez, je me suis laissée faire pour la suite… Nombre de ses chansons font partie du patrimoine. Je me suis rendue compte que je les avais dans la tête alors que jamais je n’ai acheté un CD. C’est là la marque, me semble-t-il, de la vraie bonne chanson populaire. Les gens étaient super contents. Ils riaient et échangeaient des regards complices. Des types allumaient leur briquet, bras levé, tandis que, christique, l’idole chantait Lettre à France.
J’ai même eu droit à ma petite madeleine perso tandis qu’il y allait de son (Je veux seulement faire) l’amour avec toi.  Le souvenir tout mignon m’est revenu de ma suave progéniture, trois ans, fronçant son petit sourcil pour brailler d’un air convaincu :
Moi je me fous de la sociétéééé
Et de sa prétendue moralitéééé…
C’était l’effet d’Europe 2 en boucle dans la voiture je m’empresse de le dire ; ma progéniture est raisonnablement rebelle. Mais ça avait fait beaucoup rire tous les adultes présents.
Gamine, j’avais tenté la même chanson lors d’un repas dominical ; ma mère m’avait flanqué une baffe mémorable. Le monde a bougé.
J’ai terminé, comme les groupies et Francis Cabrel[2], qui était dans la salle, en entonnant On ira tous au Paradis, debout sur les gradins.
Au final, c’était plutôt pas mal.
 
 
 

[1] Non, pas le Bal des Laze, ni la chanson sur le sous-marin, qui est énooorme, on est d’accord. Mais Gainsbourg et Trenet c’est Paroles ET Musique. Et puis ma Môman adore Trenet. J’ai grandi avec. Et puis j’aime qui je veux. Et Souchon, d’abord !Et Voulzy est un mélodiste de génie. Et je peux pleurer sur une chanson de Calogero, c’est dire si mes goûts sont éclectiques. Et puis n'oublions pas Julien Doré… Et Pimprenelle croit que Nirvana vient d’être inventé.
 
[2] (tant qu’on y est Petite Marie, Octobre et L’Encre de tes yeux, ne sauraient être taxés de la moindre faiblesse)
Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour
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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 22:29

7 choses à vous apprendre sur moi ?

Damned! Je suis cernée car la demande m’est faite et par Fashion, et par Roanne.
A vos ordres, donc !
De ma vie, je n’ai jamais pratiqué un sport… Ah, si…une année, durant ma terminale, j’ai un peu joué au hand. Non seulement je n’ai pas marqué un seul but, mais JE N’AI PAS TOUCHE UN BALLON DE L’ANNEE . J’ai couru de droite et de gauche sur le terrain durant une quinzaine de matches en ayant l’air de m’activer (c’est idiot ce sport car on n’a pas le droit de garder le ballon à la main plus de trois secondes. Après, il faut faire des rebonds, et là, ça me dépasse). C'était l'époque où m'avait fait croire que mens sana in corpore sano! Tu parles! Depuis, je me limite au shopping. C’est très sportif. Pes sanus in Prada sanae! 
J’ai fait du piano durant vingt ans. Je l’ai même passé comme une épreuve du bac (j’ai joué une valse de Beethoven). A côté de moi, il y avait un type qui jouait du tambour. Il a tétanisé les trois profs de musique qui lui ont collé 20/20 sans barguiner car aucun ne savait jouer de cet instrument. Et moi qui avait travaillé le pianissimo! Voila qui a tué ma vocation dans l'oeuf!
J’ai lu quasiment tous les feuilletonistes du XIXe, y compris Paul Féval, Eugène Sue, Ponson du Terrail (Celui qui a écrit: "Il était assis sur un banc de pierre en bois"). Et je trouve ça top giga méga Kool !
De ma vie, je n’ai jamais fait la cuisine. Ben oui. Mais quand je dis JAMAIS, c’est JAMAIS- même pas du lundi au vendredi. (Je fais quand même un peu de pâtisserie. I'm the queen of the crumble)
Léo Ferré m’a toujours pris la tête. (Et Barbara un peu aussi). Je sais. C’est très mal. C’est la chanson française. (J’imagine les skybloggeurs égarés par ici : c ki Léo Ferré ? t'inkiete! il é  mor! )
Arte a fait en 2002 un film de 52 minutes dont 40 chronos durant lesquelles votre servante a la vedette  (et on m’entend la ramener avec beaucoup de virulence et d'élégance). Ben oui, aussi. Ça vous en bouche un coin, s’pas ?:)) Ça n’a rien à voir avec la littérature, c’était après l’explosion d’AZF. 
J’adore l’agent Fitzgerald dans FBI portés disparus. Je le préfère à Brad et George. Ça doit être son côté WASP. Faut que je me soigne, moi. Si la mère de l’agent Fitzgerald me voit, elle meurt sur place ! On ne sait jamais: si un WASP vient sur le blog, qu'il se dénonce!

7 victimes expiatoires?
Ah la la! Tout le monde par ici l'a déjà faite? 
Et Martine ? (gniak, gniark, Martine...Elle m'envoie des chaines...Ah, quelle bille je suis, elle l'a déjà faite aussi!)
Par Béatrice - Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /Juin /2007 11:35
Hier soir, après avoir lu quelques posts ici ou là, ;-) je me suis visionné dans mon coin quelques épisodes du Dr House, dont j'entends dire du bien depuis quelques temps.
Les séries médicales ont le vent en poupe. Bien, bien...
Les docteurs y sont ténébreux, les internes girondes, et les infirmières dévouées. 
Ils résolvent des cas improbables sans se départir d'un sang-froid plein d'élégance, et entrent au bloc en se demandant avec anxiété si Mérédith les aime toujours. 
La réalité est parfois plus belle.
Une nuit, j'ai pris en charge aux Urgences une dame écumante, qui braillait dans les couloirs qu'elle voulait revenir chez elle dans moins d'une heure (Et que ça saute, sinon, ça va barder, vous vous la coulez douce ici!) car le bon Docteur Doug Ross l'attendait devant sa télé
George! As-tu attendu la dame? L'histoire ne me l'a pas dit. 
Afin d'éviter que nos chers compatriotes ne viennent dans les services d'urgences en s'imaginant qu'ils vont rencontrer les héros de leur coeur, je vous confie donc quelques réflexions personnelles, qui pourraient aisément s'intégrer dans un:

Petit précis à l'attention des usagers

dans le but d'éviter divers bris d'objet, ivectives et insultes

- Ne pas vous présenter aux Urgencs avec  un cor au pied . Le risque est grand pour vous d'être encore là dans trois heures..

- Le médecin de garde ne sera peut-être pas d’humeur primesautière si :
-         vous venez faire renouveler une ordonnance car vous avez oublié le rendez-vous avec votre propre médecin
-         vous amenez le petit qui a 38 de fièvre depuis ce matin mais vous arrivez vers minuit car vous vouliez regarder la fin de la nouvelle Star (Julien ou Tigane, that’s the question)
-         vous venez déposer votre enfant sous le vague prétexte de douleurs abdominales car vous n’avez pas trouvé de baby sitter pour ce soir (vous pensez bien que toutes ces histoires sont authentiques sinon je n’en ferais pas état)
-         vous avez vu de la lumière en passant et vous vous êtes dit qu’il était peut-être temps de faire cette radio de contrôle dont votre généraliste vous parle depuis six mois.
Vous attendrez donc. Le médecin de garde est sur le pont depuis ce matin, 8h30 et jusqu’à demain même heure (24 heures d’affilée, vous avez bien lu). Il classe par priorités. Il verra le suicidaire avant votre cor au pied.    
- Ne pas élever la voix et vociférer en agitant le poing. 
Certes vous pouvez prétendre connaître du monde, clamer que vous allez écrire au directeur et au Président de la République. Vous avez tout le loisir d'écrire à Monsieur S. d’ailleurs. Nul doute qu’il vous répondra et enverra un courrier au Dr Mamour.  Non, celui-ci n’est pas en train de lutiner l’interne dans les vestiaires. L’interne mange son yaourt debout dans une arrière salle, en visionnant avant validation par son senior (en France, on ne dit pas « titulaire » comme dans les séries américaines- inutile donc de hurler dans les oreilles de la malheureuse : « Je veux voir votre titulaire ! ») en visionnant, disais-je  les résultats biologiques des trente patients qu’elle vient de voir (ça fait également 24 heures qu'elle bosse)
    
- Ne pas traiter l’infirmière de salope. 
Si, placide, elle fait appel à la sécurité, ne ululez pas qu'elle ne vous respecte pas. Le respect étant un concept qui suppose la réciprocité. 

- Ne pas raconter non plus à tous ces gens qu'ils sont sur-payés et que c'est avec vos impôts (ah bon?) car c'est avec les leurs aussi.

Noter que le mot fonctionnaire n'est pas une insulte

Et savez-vous quoi?
Si vous patientez sagement, votre orteil en éventail, votre petit pied gentiment surélevé, en lisant le bouquin que vous n'aurez pas manqué d'embarquer (La collecte des monstres, d'Emmanuelle Urien, par exemple), peut-être aurez-vous la chance de voir débouler le Dr Mac Dreamy en personne, plus Mamour que jamais, avec son sourire craquant, et son manque affectif chronique. 

Héhé, ça vaut le coup de venir aux Urgences...

(Cat et Manon, qui venez sur ce blog, ne me frappez pas!)
Par Patricia PARRY - Publié dans : Au jour le jour
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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /Juin /2007 13:12

Orly vendredi soir. Mon avion est en retard (ce qui est inhabituel, convenons-en…)

Chacun fait ses petites affaires, affalé sur les fauteuils inconfortables de la salle d’embarquement.
On téléphone, on papote, on bouquine.
Une dame un peu enrobée, coupe à la lionne et escarpins, pose fermement son opulent postérieur sur le fauteuil auquel je suis adossée.
Elle brandit son téléphone et braille d’une voix triomphale. Elle a des choses à dire sur une certaine Béa, ce qui vous le comprendrez, attire mon attention bienveillante :
-         Tu sais quoi Janine (Josette, Emilie, Nadège, Monique….car elle appellera successivement toutes ces dames) ? Tu sais quoi ? Béa a pleuré devant le chef et elle a obtenu de faire partie du groupe !
Je n’en saurai pas plus sur la pleurnicheuse ainsi vilipendée, mais j’entendrai six versions de l’épisode lacrymal, exemplaire monument de manipulation de l’homme un peu ballot par une bimbo plutôt mignonne. Universel.
La grosse dame est folle de colère. Elle le clame avec forces détails à toutes ses amies mais ne le dira pas, bien sûr, à son chef de service qui lui impose la pépette dans son groupe de formation. Béa en prend pour son grade et c’est bien normal.
Rien que de banal, me direz-vous. Tranche de vie.
Ben non. Un quinqua-cadre dynamique, légèrement bedonnant aussi (mais il a le droit car c’est un homme) me jette un œil indulgent et complice avec, au bout des lèvres, la phrase qui tue : « Ah, les femmes entre elles ! ».
Les femmes entre elles ! Beaucoup plus féroces que les hommes, c’est bien connu ! Elles ne se passent rien ! Jalousie, envie…De vraies sauvages…
Voui, voui, Messieurs.
Il est bien sûr que de s’exclamer : « T’as pas grossi, toi ? » est d’une cruauté sans nom, et dénote une absence totale de délicatesse !
Tandis que pièges,  chausse-trapes et trahisons n’existent pas dans les milieux masculins. C’est vrai, ça ! La conquête du pouvoir, les enjeux politiques…ne sont que brassées de roses, bisous sur le front, couronnes de lauriers tressées avec tendresse. Aucun homme ne marcherait sur la tête de son ami de trente ans pour lui piquer la place !  Ou  ne trahirait en une seconde la parole donnée parce que la soupe c’est meilleur là-bas !  
C’est simple, même quand ils font la guerre, ça reste de bonne tenue.
Ainsi quand un homme déclare, le regard clair (car il a le sens de l’honneur) : « Je vais le tuer, ce ***** ! », en armant sa kalachnikov (dans certains cas, le bisou se fait à l’aide d’une arme), il demeure plein de suaves pensées pour son adversaire (qu’il respecte, malgré le pruneau qu’il lui envoie).
Tandis que : « Béa a pris un coup de vieux ! », voilà qui est proprement odieux ! Béa va-t-elle s’en remettre ?  
« Hommes entre eux ! »…. Ils sont tous gentils, ces bisounours !
Le gros Monsieur qui cherchait mon regard ne l’a pas trouvé.
Par Patricia PARRY - Publié dans : Au jour le jour
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Mardi 5 juin 2007 2 05 /06 /Juin /2007 17:50
 Voici trois ans que j’ai décidé d’être moderne. La déclaration en ligne, c’est fun, et ça vous évite de courir au centre des impôts le dernier jour à minuit moins le quart, coincé dans la cohorte des retardataires qui font la queue pour glisser leur enveloppe non timbrée dans une boite aux lettres qui dégorge déjà.
Et puis, de toute façon, le dernier jour est passé car c’était vendredi dernier.
La déclaration en ligne, c’est cool. Ça vous fait gagner 20 € à déduire de votre impôt (et là des larmes de reconnaissance – et de rire- perlent à mes paupières. 20 € c’est fun !)
De plus, masochiste que je suis, je remplis aussi celle de ma Môman.
Or donc, à 15 heures, profitant de ce que je suis en congés, et  de ce que l’heure est creuse, je m’arme de tous les documents utiles et je tape impots.gouv.
Yes !
Je clique allègrement sur les petites icônes vertes et bleues jusqu’à la remarque fatale, distillée abruptement dans une fenêtre technique :
- Il est nécessaire d’entrer une clé.
Très bien, ça. C’est secure, comme disent les ingés ! Je suis la seule à pouvoir entrer sur mon compte avec la petite clé…
Alors…La clé….Voyons, voyons…
Dans mon ordi, il y a un dossier : impôts. Je me connais ! Ordonnée comme je suis j’y ai mis l’an dernier la clé de ma maman et la mienne….
J’aurais dû…
Où donc est cette * !?(©≠Á§ ! de clé ?
- Dans le menu outil de votre navigateur Internet, me dit la feuille des impôts. Vous l’avez entré l’an dernier, et vous avez oublié, petit étourdi…. 
Ah mais oui !  Elle est bien là…
Je clique… (c’est un peu limite quand même, non ? On est tracé ou quoi ?)
Pas de paranoïa intempestive.
I’ve got the kea !
- Le mot de passe maintenant, me susurre impôts.gouv.
C’est très sécurisé, dites-moi ! Après la clé, le mot de passe…
Quel est donc ce * !?(©≠Á§ ! mot de passe ?
J’eusse dû, je le sais, le glisser dans le dossier « Impôts » de mon PC.
Je tente plusieurs sésame usuellement efficaces.
Doïng !
Essaie encore !
Doïng !
Essaie encore !
Doïng, doïng !
Ah ! c’était celui-là !
Hourrah ! hourrah ! Je suis dans la place !
C’est gagné, crois-tu, naïf lecteur du Nord qui penses avoir jusqu’au 26 juin pour déclarer en ligne…(tandis que moi, je dois obtempérer avant le 12)
Ben mon pote, quand tu auras imprimé en ligne un document qui sort en serbo-croate (véridique), vu ton PC refuser de télécharger JAVA, indispensable à la signature électronique, refermé les fenêtre rouges attention-danger-tout-va-sauter  qui se sont mises à clignoter tandis que tu cherchais la case DF, il sera cinq heures du soir ! (deux heures !)
Et là, avachi, désespéré, au bord du passage à l’acte, tu cliques sur « Aide », et tu obtiens un numéro en 0800.
La dame est sympathique. Elle te répond en six minutes, après une petite musique délassante, et te clame :
-         Il faut télécharger Java (c’est un logiciel, pas une danse à trois temps)
-         Mais mon PC veut paaaaaaas !
 
Comme les gens d’Orange, quand la Live box ne marche pas, elle te fait tenter les deux ou trois manœuvres que tu as commencé par faire dès 15h 15 – car tu n’es pas complètement idiot- et tu les fais car tu ne veux pas la vexer.
-         Ah, dit-elle assez vite (car contrairement à Orange, ce n’est pas toi qui payes la communication). On nous a dit qu’il y avait des bugs ! Vous savez quoi ? Vous avez qu’à l’envoyer par la poste, votre déclaration d’impôts… Mais surtout, mettez-nous bien la capture d’écran là où ça bugge. Comme ça, vous aurez quand même les 20 € de remise…
Je n’ai pas perdu ma journée, moi !
 
 
Par Patricia PARRY - Publié dans : Au jour le jour
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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 20:44

anti_bug_fckSemaine sur des chapeaux de roue.
Je m'en fus voir Johnny, dans ses oripeaux de pirate, l'oeil noir de khôl, et je fus, comme d'habitude conquise (bien que son élocution soit des plus approximative. On a l'impression qu'il a la bouche pleine de sucre). Vrai, quand je pense que j'ai vu le numéro 2 en VO à Amsterdam, c'est à dire sous-titré en hollandais (que je ne parle pas couramment, il faut bien le dire) je me demande comment j'ai pu ne rien louper de l'intrigue, tout de même un poil complexe.
La jolie fille est ravissante (elle s'est fait refaire la machoire, car dans les films précédents elle était légèrement prognathe)
Les méchants sont hideux. Le petit teigneux est petit, teigneux, et très méchant. C'est parcequ'il est petit, on le comprend à demi-mot. Il s'agite pitoyablement mais on comprend dès le début qu'il va connaitre des désillusions. 
Le jeune premier est jeune (Pimprenelle le clame à qui veut l'entendre; il est trop bôôôô!). Coiffé d'un bandana noir et moulé dans un habit-de-pirate de la même couleur, il est tout à fait tentant. 
Bref ils combattent, ils volent d'un bateau à l'autre, ils se disputent, ils s'aiment, ils se trahissent, ils meurent, ils revivent... Routine.
Cétait bien.

Demain Paris, où je rencontre le photographe appointé par la maison d'édition, pour les photos. 
Vous ne m'en voudrez pas de sautiller allègrement.
A samedi!

Par Patricia PARRY - Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /Mai /2007 10:50
Les défis et les chaînes qui courent sur les blogs ont l’avantage de nous en apprendre un peu plus sur leurs auteurs, comme d’autres questionnaires de Proust. Je ne les boude pas car l’exercice est très stimulant : comment en dire un peu sans trop en dévoiler ? Sans parler de l’innocente satisfaction qu’il y a à refiler le bébé dégoulinant de l’eau du bain à un blogueur ultra chanceux…
mmmmm… Voyons…. Bool et Salwa, ça fait longtemps que je n’a pas vu de défi, chez vous….
Le cadeau me vient de Martine :
 
Quatre emplois que j'ai exercés dans ma vie :
-   Animatrice de colonies de vacances pour moutards infernaux (je travaillais pour la SNCF)
-   Garde d’enfant (et j’ai fait tomber le bébé !!! « Ce n’est pas grave, m’a dit la maman, ça m’est arrivé aussi la semaine dernière ».  Qu’est devenu ce pauvre gosse ? Je me le demande…Peut-être sanglote-t-il sur le divan de son psychiatre…)
-    Docteur (Je ne me débrouille pas trop mal… mais je ne m’occupe pas de bébés…)
-    Ecrivain (long soupir de satisfaction…)
 
Quatre films que je regarderais encore et encore :
-         Les enfants du Paradis (de Marcel Carné : « Paris est tout petit pour des gens qui s’aiment comme nous d’un aussi grand amour ») est sans conteste le chef d’œuvre du septième art. Arletty y est parfaite.
-         Blade Runner (de Ridley Scott)
-         Star Wars (les vrais, c'est-à-dire les plus anciens, faits avec des bouts de ficelle et Harrison qui répond « Je sais ! » quand la princesse aux macarons lui dit « Je t’aime ! »
-          Indiana Jones (les trois). Dites donc, cela nous fait trois films avec Harrison (sept même si on compte les deux trilogies). Pourtant j’ai aussi un faible pour Brad, George, Johnny, Denzel, Viggo et Sean…Voilà qui me laisse de la marge quand The Shadow of Montfort sera adapté par Spielberg. Je vous proposerai un de ces jours mon casting idéal, car il faut rêver…
 
 Quatre endroits où j'ai vécu :
-         Toulouse
-         Toulouse (dans la même rue)
-         Toulouse (dans la maison en face de celle où je suis née)
-         Toulouse (Ma maison est jolie, je n’ai pas envie de déménager)
 
 
Quatre émissions / Séries télé que je regarde :
-         les talk-shows tard la nuit (Fogiel, Ruquier etc)
-         les séries américaines (trop long à énumérer mais Grey’s anatomy, Sex and the city, 24, Spin city, Friends, The Shield, NYPD, The Job, CIS, NCIS, FBI portés disparus… Très souvent sur Internet en fait, car j’aime les voir en VO)
-         Le feuilleton de la mort chaque été sur M6 : cette année  « Suspectes » (ça démarre fort : Chaque-femme-a-son-secret ! ). A regarder avec Pimprenelle.
-         Kaamelot (j’adooooore Caradoc !)
 
Quatre lieux où je suis déjà allée en vacances :
-         New York
-         Venise
-         Istanbul
-         Petra         sont mes préférés, (Paris étant hors concours). Comme je n’ai vécu qu’à Toulouse, je cours autour de la planète…
 
A chaque fois que je vais sur le Net (c'est-à-dire environ 20 fois par jour)
-        Je lis mes messages et j’y réponds (je suis très énervée si personne ne m’a écrit !)
-        Je vais sur mon blog et je regarde si j’ai des commentaires (je suis très déçue quand je n’en ai pas)
-        Je vais voir les blogs des amis et j’essaie de parsemer de commentaires.
-        Je ….reviens voir si on ne m’a pas écrit depuis tout à l’heure
 
Quatre mets que je ne mangerai pour rien au monde
-         les bananes (c’est le comble du beurk !)
-         le Nutella (le summum étant la tarte Nutella-banane !)
-         les abats (sauf le foie quand il est gras)
-         les sardines à l’huile
 
Mes quatre plats favoris
-         le riz au lait (fait maison)
-         un magret croustillant dont la graisse est craquante
-         le foie gras cru au sel
-         les gâteaux arabes (le Paradis en étant pavé !)
 
Quatre endroits où j'aimerais être en ce moment
-         à New York, sur la pelouse de Central Park à contempler la ligne des gratte ciels (oui, je sais, c’est snob…Mais c’est vrai…En plus il est minuit ici, donc l’après-midi là-bas... Et j’ai hâte d’être au mois d’août car j’y reviens).  
-         A Venise, lapant un cappuccino chez Quadri (car le Florian est surfait, chère Médèèèème).
-         A Paris (j’ai toujours envie d’être à Paris)
-         Je suis avec Pimprenelle, donc tout va bien.
 
 
 PS qui n'a rien à voir: je suis demain  dimanche toute la journée, au salon du livre de Pamiers, dans l'Ariège, si les maisons sont toujours debout...
Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /Mai /2007 15:20
Le mot chocolat  que j'ai prononcé hier, entraine un certain nombre de réactions proprement pavloviennes.
J'ai  pu repérer que mes lecteurs sont des connaisseurs et que l'atelier du chocolat de Bayonne n'a pas de secrets pour eux. C'est une honte d'ailleurs: je raconte une émouvante histoire à faire sangloter M6, et on me fait des commentaires sur le chocolat! Ma che vergogna!
Je vous pardonne car je sais, en scientifique que je suis, que la sérotonine contenue dans le chocolat remplit une fonction anti-dépressive. 
J'atteste aussi, malheureusement (hé, hé!) que d'autres amines délétères qui participent à la composition de ce mets des dieux sont assujettissantes. Elles rendent toxico, quoi! Le chocoholisme, ça s'appelle!
Les Américains, qui n'ont jamais peur du ridicule, ont créé des groupes de chocoholiques anonymes dans lesquels de malheureux accro. viennent s'autoflageller en public. 

Un peu d'étymologie ne nuit pas:

Dérivé du mot aztèque tchocolatl, lui-même emprunté au Maya "choco" signifiant bruit et "ati" signifiant l'eau ou xocoatl.
Allusion au bruit du fouet pour faire dissoudre et mousser le chocolat dans l'eau chaude.

Ah! Se flageller avec le fouet à chocolat !  
 

Par Patricia PARRY - Publié dans : Au jour le jour
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Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /Mai /2007 21:24

Il doit avoir vingt ans, ce gamin appuyé nonchalamment contre la vitrine du marchand de chocolat (L'atelier du chocolat de Bayonne, qui vend des bouquets de chocolats à tomber, mais ceci est une digression).
Il tient à bout de bras un téléphone portable. C'est assez drôle à voir. Le téléphone se porte à l'oreille, non?
Pas du tout!
Le garçon (un joli garçon, ma foi, mais je m'égare....) tient l'objet droit devant, lui, fermement, un peu comme l'écran d'une  game boy extraordinaire.
Il sourit aux anges, silencieusement. Il agite fébrilement les mains. Ses doigts volent devant son visage, effleurent ses lèvres. Il sourit comme un idiot qu'il est, béat devant sa copine, dont on voit le visage hilare sur l'écran du téléphone. 
Il est sourd. 
Il tient une conversation musclée, avec une minette bavarde comme une pie, dont on voit aussi (car l'écran du téléphone est géant) les mains qui grimacent et vitupèrent et s'excitent.
Les passants s'arrêtent en riant. Ils   fixent le joli garçon sans état d'âme, alors qu'on leur a appris que c'est très mal de dévisager ainsi les gens. 
A un moment, elle lui dit quelque chose de très gentil, probablement, car son sourire s'étire en un éclat muet. Il envoie un baiser.
Les badauds sont à deux doigts d'applaudir. 
J'achète du chocolat au lait et à la nougatine. Chacun sa douceur, non mais!

Par Patricia PARRY - Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /Mai /2007 16:17
Je viens de rendre une visite que j'ai tendance à remettre.
L'aide-soignante était là, affairée et, sans nul doute, compétente mais...
- Ne vous découvrez pas, Mamie, dit-elle .

Voici donc une nouvelle occasion de brandir l'étendard de "la fille qui la ramène tout le temps!" (c'est moi!): 
Qui a décrété qu’on appellerait les vieilles dames « Mamie » ?
Dans l'ombre des  maisons de retraites, les infirmières et les aides-soignantes se déchaînent : 
« Bonjour Mamie, comment allez-vous ? Il faut manger, Mamie ! il faut boire Mamie ! » 
(Les vieux meurent noyés dans les trombes d’eau qu’on leur déverse dans le gosier, depuis que Douste Blazy a déclenché le plan Canicule).  
Enfin quoi ! Est-ce une obligation ?
Scandale ! Certains écrivent même Mamy ( Mamy Blue ? ). 
Terrible non, de perdre son nom, son identité, simplement parce qu'on est vieux ? de ne plus être Madame Tontaine, ou Mademoiselle Amélie? D'aucuns prétendent que c'est là une marque de gentillesse. 
Tu parles! Ce magma de mamies me meurtrit! 
Parfois, Mademoiselle Amélie a été religieuse, dans sa vie d'avant. Elle n'a pas d'enfants et est peut-être encore une vraie jeune fille.
 
J’en connais une, qui les remet à leur place :
« - Même mes petits enfants ne m’appellent pas Mamie, Mademoiselle ! ».
Et toc !
 
 
Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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