Des livres...

  

Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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Qui est l'auteur?

  Qui-est-l-auteur.jpg De la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 

Au jour le jour

Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 20:28

Je scribouille, je gribouille, j'affûte ma plume...

Bon, ça, c'est pour faire staïle... En réalité je suis planquée devant mon ordi, transpirant et maudissant le jour où j'ai décidé de devenir écrivain.

Les corrections de Monsieur Editeur sont tout à fait recevables. Mon ego n'en souffrira pas. Il a eu la bonté de gérer mes virgules, qui ont une fâcheuse tendance à parsemer mon texte au hasard

Pour le reste, il fait quelques propositions de bon aloi qui visent à alléger le fouillis: exeunt les répétitions, les adverbes et les adjectifs superfétatoires, les "darlings" qui me faisaient tant plaisir. J'aime ma prose devenue légère.

Je maintiens certaines positions, ferme dans la tempête, après tout c'est moi l'auteur, que diable. Je ne suis pas encore au bout.

C'est juré, s'il me fait ressusciter le mort de la page 302, ou transformer le caractère odieux de la mégère, ou marier l'héroïne avec le type insipide de la page 12, ça va chauffer!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /2006 20:30

Entrainée par les facéties de Khassiopée, j'ai signé hier un paquet de commentaires du doux prénom de Josette.

Je ris toute seule en me relisant. J'aime les prénoms. J'adore lire dans un prénom toute l'histoire d'un individu.

Les parents de Brian Dupont avaient-ils un espoir quand il est né? Voulaient-ils une vie de rêve pour leur fils?

Est-ce pour cela que le prénom est américain?

Et les Durand, ils regardaient la télé, avant d'appeler leur fils Brandon?

Ils imaginaient que Kimberley deviendrait mannequin?

Anne-Victoire était-elle programmée pour Sciences Po? Jean-Côme pour médecine?

Et Josette? le prénom est si suranné qu'on a du mal, aujourd'hui à imaginer une jeune Josette fringante, courant à son premier bal, avec Marinette et Ginette, ses soeurs. Une Josette mignonnette, qui raconte des bobards à son institutrice, et fait le mur, pour aller rejoindre Gaston, qui l'attend derrière l'église. Prends garde, Josette! La pilule n'est pas encore inventée!

Ceci posé, je me souviens de nos hurlements de rire, à l'école, devant une malheureuse Augustine, qui serait très chic aujourd'hui... D'ici quinze ans peut-être, notre Jojo sera le prénom élégant...

Allez Josette, la roue tourne!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /2006 08:53

Je raconte des choses sur la psychiatrie (au milieu de personnes très sérieuses) dimanche à 9h10 sur France Inter. L'émission a été annoncée parait-il et jusqu'à présent dans les extraits je n'ai pas dit trop d'inepties.

Oui, je sais, 9h10 c'est tôt pour un dimanche....

Mais là n'est pas le pire des cauchemars....Il y a quelques mois, France Inter était venu me demander mon avis (toujours sur la psychiatrie française), et a diffusé l'émission à 7 h. La surveillante du service a l'habitude de se réveiller avec sa radio et devinez quoi? C'est ma voix délicieuse qui l'a sortie de son sommeil ce matin-là. Elle a cru halluciner! Vrai, je la persécute!

C'est encore moi, Mrs B. ! Je vous poursuis jusque dans vos cauchemars!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Dimanche 8 octobre 2006 7 08 /10 /2006 16:37

J'assume ce que j'ai dit là sur France Inter ce matin!

Emission: Interception.

Sujet: "La psy ne tourne pas rond! ".

On dit toujours la "psy". La psy, ça ne veut pas dire grand chose: Psychiatrie? Psychothérapie? Psychanalyse?  Psychologie? Psychose? . Chacun de ces mots a un sens bien précis.

Je ne suis pas une psy!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Dimanche 8 octobre 2006 7 08 /10 /2006 16:38

En ai-je signé, des livres!

Ambiance crémeuse, onctueuse, effluves chocolatés.

Avant ça, repas à l'ombre d'un arbre avec Khassiopée, au bord d'une église au tympan spectaculaire. Madame Khassiopée a fait des photos.

Et aussi, c'est vrai, un monsieur tout nu à sa fenêtre, qui matait les femmes qui déjeunent au pied de l'église. Madame Khassiopée n'a pas fait de photos. Il avait trop de poils!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /2006 19:40

Question à trois euros:

Gagne-t-on en efficacité si l'on débaptise le Comité de Gestion des Risques pour l'appeler Risk Management Group?

J'attends vos réponses avec fébrilité.

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /2006 10:07

Ah, la la! ces corrections prennent tout mon temps, mais je veux que ce soit parfait!

Imaginez que j'ai laissé de côté ma troisième intrigue, pourtant bien avancée, pour corriger toutes les virgules mal placées de la deuxième. C'est étrange de naviguer d'un roman à l'autre, et d'autant plus qu'il s'agit de deux époques différentes, siècle des Lumières pour l'une, XIXe siècle scientifique pour l'autre. Au milieu Antoine, mon héros désormais récurrent (j'adore!), séduit les femmes d'un regard alangui et résoud les énigmes centenaires! Quel type!

En attendant je regarde la télé quand j'en ai marre de l'ordi et je mate Grey's Anantomy.

Grey's Anantomy est la série la plus chouette du PAF. La saison 2 vient de s'achever sur un suspense insoutenable: la belle et névrotique Mérédith choisira-t-elle de quitter le bal avec le chirurgien marié et vélléitaire, ou avec le beau véto libre et sexy mais qui n'est pas chirurgien? N'oubliez pas qu'elle est névrotique!

J'aime cette série parcequ'elle donne le point de vue des internes, les médecins en devenir. J'ai un faible pour les internes taillables et corvéables à merci, à peine sortis de l'enfance, à qui l'on demande de prendre des responsabilités que beaucoup d'adultes ne prendront jamais dans leur vie, parfois au terme d'une épuisante garde de 24 heures . Quand j'étais interne, je trouvais ça normal, car d'autres l'avaient fait avant moi.  C'est ainsi depuis le XIXe siècle, je suis en train de faire des recherches à ce sujet, pour mon troisième roman.  Parfois les internes pètent un cable, d'épuisement,  ou juste parce qu'ils n'ont que vingt ans...Grey's Ananatomy les évoque de manière très bienveillante.

Le dernier pétage de cable des internes dans Grey's, c'est énorme! J'en ai trouvé d'aussi beaux dans les archives de la Salpêtrière.  

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /2006 19:30

Quelle semaine !

 

J’ai couru partout, j’ai pris l’avion, j’ai marché sous la pluie dans Paris, j’ai écouté des gens très sérieux parler de l’avenir de la santé dans ce pays (vaut mieux pas que je raconte), j’ai animé des réunions prise de tête, j’ai pris une décision capitale pour mon hôpital, j’ai convaincu mes collègues que c’est ça qu’il fallait faire alors que je n’en sais fichtre rien, j’ai vu des patients, j’ai passé des coups de fil, j’ai répondu au téléphone, j’ai bouffé du MacDo….. Pause ! C’est le week end ! Je promets je posterai quelques articles ! Mais ce soir, je me vautre devant la télé et je regarde ALIAS, même s'il n'y a plus Michael Vartan!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /2006 23:43

Une amie m'a offert des photos à reflets. J'ai décidé de lui faire concurrence. C'est juste un clin d'oeil car je n'ai pas son talent.

Vous ne la voyez pas mais sur la gauche  il y a une petite table blanche, de facture italienne très chic (car je tiens à ma réputation d'arbitre fashionista), sur laquelle je pose mon ordi portable pour taper élégamment mes articles et mes textes. Comme j'ai le machin sans fil ( nommé aussi WIFI), j'envoie, d'un doigt alerte, mes pensées sur la toile en sirotant mon expresso, et je contemple mes hortensias. L'hiver, c'est pareil, mais depuis la véranda dont on aperçoit la vitre translucide. J'ai l'habitude d'envelopper le citronnier d'un voile blanc, qui lui donne un air de momie. 

Ce week end, je planterai mes tulipes blanches, achetées à Amsterdam.

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /2006 09:46
Pour répondre à certains bloggeurs qui prétendent que je ne connais pas l’hôtel d’Assézat, je démontre que j’en parle dans mon troisième roman. Extrait ci-dessous.
La scène se passe lors d’un congrès de psychiatrie, qui a lieu à Toulouse et s’éparpille dans les lieux prestigieux de la ville.
Dans le premier chapitre, le Dr Anne Faure a découvert le corps d’un orateur dans les toilettes du palais des Congrès.  Antoine et Sami, ses collègues, la soutiennent dans l’épreuve et l’aideront à dénouer les fils de l’enquête.
 
Lundi 1e juillet, 20 h
La conférence de Berger se tiendrait dans l’hôtel qu’un bourgeois avait amoureusement fait ériger, au XVIe siècle, pour célébrer sa réussite dans le commerce du pastel. C’était une bâtisse de belles pierres blanches, ouverte sur une large cour pavée, dans laquelle on entrait en passant sous un porche ornementé. Les balustrades semblaient de dentelle, et les amours renaissance voletaient sous les plafonds à caisson.
La chaleur était un peu tombée, autorisant un apéritif dans la cour, sous une tente de toile, le temps que les orateurs prennent place dans la grand salle climatisée.
Le public était nombreux, au moins aussi nombreux que le matin au palais des congrès, et il serait difficile de faire asseoir tout le monde. Les organisateurs n’avaient pas espéré autant de spectateurs, lorsque le programme avait été annoncé. Berger le Vieux était connu, mais les sujets complexes qu’il traitait se prêtaient difficilement à une traduction. Il interviendrait en anglais, ce qui dénaturerait quelque peu son propos. Personne ne se faisait d’illusions : la mort spectaculaire de Vaugeois, les liens avec le frère de l’orateur dont chacun espérait qu’il serait présent, l’espoir inavoué qu’il se passerait, peut-être, quelque chose…tout cela expliquait l’affluence de psychiatres de tous pays, élégants et bavards, qui déambulaient un verre à la main, prêtant distraitement l’oreille aux violons baroques dont les notes s’égrenaient dans un des petits salons. 
Antoine était présent, en chemise blanche simplissime, et sans cravate, car la température autorisait la rupture des codes vestimentaires…
Anne était là aussi, dans une robe noire ravissante et un peu courte, mais elle pouvait se le permettre, juchée sur des sandales italiennes. Sami lui tenait le bras . Elle en avait besoin car elle n’avait pas l’habitude des talons, et Antoine ne lui donnait pas longtemps pour abandonner les chaussures, qu’elle balancerait négligemment à la main, avançant délicatement sur la pointe de ses pieds nus. Anne était là parce qu’elle refusait de se laisser abattre par les événements, et aussi parce qu’elle était curieuse, comme tout un chacun, de voir comment les choses allaient tourner. Elle avait libéré ses cheveux qui venaient caresser son cou gracile, frôlant un collier de grosses perles de verre rouge qu’Antoine lui avait offert à Murano…
Sami revenait avec deux flûtes, qu’il tenait à bout de bras, fendant la multitude sans s’attacher aux récriminations. Il bouscula impitoyablement une Américaine choucroutée en robe longue, qui en vacilla sur ses talons aiguille.
-           Antoine, mon vieux, t’iras te chercher toi-même ton champagne !
-           Trop tard. Ça va commencer.
Le public refluait vers la grand salle, une ancienne salle de bal, éclairée de trois lustres gigantesques…
 Là, il va se passer quelque chose de capital pour l’intrigue, que je ne vous révèlerai pas aujourd’hui, mais j’ai poursuivi l’extrait pour que tout un chacun puisse noter que l’emploi du mot « réticule » m’est habituel. Ceci dit, il est normal que l’on arbore un réticule lorsqu’on a le privilège d’errer, en soirée, sous les plafonds à caissons de l’hôtel d’Assézat.
…Anne, Antoine et Sami se retrouvèrent dans la cour, plus tôt que prévu, avec un sentiment de désoeuvrement et d’inachevé.
Antoine jouait pensivement avec le chapeau de feutre qu’il avait ramassé en début de soirée.
-         J’allais oublier mon vestiaire ! s’exclama Anne.
-         Je t’accompagne. Je leur laisserai le chapeau.
Une jeune fille se tenait derrière le comptoir, sous une tente claire. Elle accepta de se charger du couvre-chef, tandis qu’Anne fouillait son réticule à la recherche du ticket de consigne.
-         Voilà., dit la jeune préposée au vestiaire. Une étole rouge, n’est-ce pas ? Et ceci.
Anne arqua ses sourcils.
-         Quoi donc ?
-         Cette enveloppe. Elle était avec l’étole.
-         Je n’ai pas laissé d’enveloppe !
L’objet était posé sur le comptoir, à demi recouvert de l’étole. C’était une enveloppe de papier kraft , du format d’un cahier d’écolier.
-         Je n’ai pas laissé d’enveloppe ! répéta Anne, en se saisissant de son bien.
-         Mais elle était avec l’étole ! s’insurgea la jeune fille. Il y a un nom dessus. Ce n’est pas vous ?
Anne se pencha sur le comptoir, avec un geste d’agacement :
-         Puisque je vous dis que…
-         Tu ne t’appelles pas Anne Faure ? questionna Antoine ironique.
 
 
 
 
 

 

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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