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Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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Qui est l'auteur?

  Qui-est-l-auteur.jpg De la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 

Au jour le jour

Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /Déc /2006 20:45

J'ai bu du cidre et mangé des chataignes.

J'ai rencontré les habitants du quartier, ce qui est plutôt sympathique en ces temps de solitude urbaine.

J'ai vu le chanteur des Fabulous troubadours, car une chorale était là qui scandait ses chansons.

Simon de Montfort n'est pas venu. C'est dommage, j'avoue qu'après mes écrits de l'autre jour, je comptais un peu sur lui.

Bref, tout ceci me console de la bêtise ambiante, encore illustrée ai-je lu ce matin dans le JDD par un abruti indécent de plus, j'ai nommé le père Sevran, déjà ridicule quand il évoquait, à tout va, son intimité avec Mitterrand, et qui se répand dans son dernier opus en propos racistes et tellement dégradants que je me refuse à les reproduire ici. Pascal Sevran, chantre de la chanson française est un pauvre homme de plus.

Un peu d'humanité ne nuit jamais, je m'en vais écouter Yannick Noah, l'est peut-être moins intello, mais il est beau et ses chants sont doux comme le miel.

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 19:34

Une foule haletante et en délire me demande des exemplaires dédicacés de « l’Ombre de Montfort ».

Sachez, chers aficionados, que cette innocente requête me plonge dans une détresse infinie.

En effet, les exemplaires dit « exemplaires d’auteur » ne sont pas  auto-imprimés par l’opération du saint patron des éditeurs….(dont j’oublie le nom mais je ne doute pas qu’il y en ait un).

J’ai eu la joie de recevoir 10 (dix) exemplaires d’auteur, que j’ai généreusement distribués à ma famille, ma meilleure amie d’enfance, ma progéniture (pour que la trace du chef d’oeuvre de Maman reste dans les mémoires) et moi-même qui me suis égoïstement gardé un petit bouquin pour ma pomme, et que je regarde amoureusement certains soirs où il n’y a rien à la télé.

Ces dix (10) exemplaires distribués, la manne est tarie, sachez-le. Et donc, quand d’aucuns me prient, benoîtement, de leur faire passer un exemplaire dédicacé, cela suppose que je le paie de ma poche, ce qui est assez perturbant, sans compter le ridicule d’aller nuitamment dans une librairie où on ne me connaît pas pour faire l’emplette de mon propre bouquin.  Même chose pour ma Maman : elle ne possède pas l’imprimerie et paie de ses deniers tous les exemplaires dédicacés qu’elle n’a pas le courage de refuser à ceux qui le lui demandent.

S’il vous plait, chers lecteurs potentiels, arrêtez de demander à ma maman des exemplaires dédicacés, ou alors, portez-lui le livre, disponible dans les bonnes librairies, et que je me ferai un plaisir d’annoter de ma main, avec des bisous en prime.

 

 

 

 

Laissez vivre les auteurs, cela vous sera compté au paradis!

 

 

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 07:21

Place du Capitole.

Un peu flemmarde aujoud'hui, je vous envoie sur ce site découvert par hasard, et qui célèbre "mon" Toulouse. Les auteurs ne sont pas toulousains, mais immigrés dans la ville rose. Ce sont des book crosseurs, qui déposent leurs recueils dans des endroits improbables, et les laissent attendre le lecteur, ce qui est éminemment poétique; ça vaudrait presque le coup de lancer l'initiative sur OB.

C'est là    

Pont Neuf

les photos sont  de Khassiopée

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /Nov /2006 23:04

Une chaine! Voilà longtemps que je n'en avais pas vu sur le blog! Il faut dire que je cours partout ces temps-ci, et que je me consacre à la réécriture de mon fabuleux troisième roman. A la demande de Len Janak, voici mon bureau, dans un état à peu près habituel.  

C'est là que Simon de Montfort s'est fait trouer la peau pour la deuxième fois! Honnêtement, je ne sais pas ce que l'on peut en déduire, mais je vous laisse à vos interprétations.

Je passe le tour à Salwa, qui doit avoir un bureau sous les palmiers, avec une provision de chocolat dessus!

D'ordinaire, il y a sur le mien une tasse de petit noir ou un verre de Tariquet, mais quelqu'un est passé ce matin et a tout rangé! Cette personne aimable  devait savoir que je prendrais la photo!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /Nov /2006 15:42

Arrivé au milieu du gué, comment revenir en arrière ?

Telle est la question à mille euros que se pose l’auteur.

Comment entreprendre la réécriture d’un roman qui vous paraît bon, mais dont vous pressentez qu’il peut être bien meilleur si vous acceptez de tout remettre en question ?

Damned ! voici six mois que vous vivez avec vos personnages !

Antoine Le Tellier, psychiatre séducteur, pétri d’humanité et remarquablement maladroit avec les femmes ! Cet homme roule en Porsche, excusez du peu ! Il vous regarde et vous fondez. Ce n’est pas lié à la bagnole mais à son charme personnel, que l’on ne trouve que dans les romans noirs et les films qui vont avec…une sorte de mix de Brad Pitt, François Cluzet, et Sami Frey il y a vingt ans, avec un léger chouïa de Bernard Giraudeau + Gérard Lanvin dans les 80’s et un zeste de Johnny. (Depp, Johnny of course !)

Anne Faure, son ex et-peut-être-pas-tout-à-fait-ex, mais qui a déjà un nouveau compagnon, la chipie ! La reconquista n’est pas pour demain, surtout que le nouveau Jules est un modèle de partenaire parfait. Anne Faure est pétillante, adorable, intelligente, ravissante. Elle s’enveloppe dans des étoles et brandit des réticules. Elle ne se chausse qu’en Italie.

Ils sont confrontés à une énigme verrouillée par vos bons soins, le genre impénétrable même si on a tété Agatha C. dès le berceau.

L’énigme avance, bonasse. Les méchants sont calés. Les allers et retours avec le XIXe siècle coulent avec élégance. Un Paris glacial d’Eugène Sue avec coupe-jarrets (tiens, en voilà un joli mot à expliciter) s’oppose à un Toulouse lumineux et caniculaire. Le meurtrier est féroce. Là où j’en suis, il y a sept morts, rien que ça.

Alors quoi ?

Ressusciter les cadavres ?

Modifier l’état d’esprit de l’assassin ?

Il faut pourtant que je l’introduise ma nouvelle donne, issue de la brillante conversation téléphonique avec Khassiopée.

Pas à pas, page à page, mon nouveau héros se glisse, s’entremêlant aux faits et gestes d Antoine et Anne, remettant en question la clé de l’énigme, qui était pourtant mirifique, je vous l’assure.

Je me sens comme ces scénaristes américains qui écrivent au jour le jour le scénario de la série à suspens.

Je ne prends plus personne au téléphone ! Ça suffit !

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /Nov /2006 22:25

Je reviens d'une réunion avec des gens on ne peut plus sérieux qui ont illuminé ma soirée. Vous savez quoi? On me dit qu'une classe de première du lycée Prévert de Saint Orens a mis "L'ombre de Montfort" au programme .

Trop fort!

C'est la gloire absolue!

Je suis tellement fière que ma tête enfle comme une coucourde!

Madame la prof de Français, je vous aime!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /Nov /2006 20:31

Nouveau petit dîner de polardeuses hier au soir.

Va falloir que je prenne l'habitude d'embarquer mon appareil photo. Un jour, quand nous serons toutes ultra-célèbres et que les éditeurs et les agents amerloques s'arracheront nos textes, ces clichés vaudront de l'or!

Or donc, à ma gauche Magali, bientôt publiée (félicitations!), et Fabienne dont le brillant premier polar historique a été publié en mars dernier chez Denoël.

A ma droite, Emmanuelle, dont les deux recueils de nouvelles font l'unanimité, et Solenn qui explore avec un brio à nul autre pareil les baies et les péninsules de la côte bretonne dans son premier polar au parfum de lande mystérieuse (Solenn, tu remarqueras que je ne déflore pas ton sujet!) publié chez Bargain en décembre dernier.

Qui disait que le milieu toulousain du polar était macho?

Peut-être l'est-il, au fond, mais comme on est cinq filles qui rigolent et boivent sec, on ne s'en est pas aperçu!

Le vin était fameux, les mioches avec leurs pères, et le crumble bien arrosé de calva.

De quoi parlent donc les polardeuses? De bouquins. Des leurs, ceux qu'elles écrivent, qu'elles corrigent, qui sont nuls et qu'il faut réécrire, de ceux des autres, certains géniaux, et d'autres moins.

Hier soir a été l'occasion d'évoquer le prodigieux "Maitre des Illusions" de Donna Tartt.

A lire de toute urgence pour ceux qui n'auraient encore jamais entendu parler du chef d'oeuvre!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 18:49

Alors toi, je te retiens!

Je t'envoie, comme ça, l'âme sereine, mon troisième manuscrit, pour avoir un avis éclairé...

Je n'envoie que 150 pages, parceque je n'ai pas pu aller plus loin, mais 150 pages, c'est quand même pas mal!

Je t'appelle pour entendre de ta bouche avertie les remarques percutantes qui ne manqueront pas de me faire avancer...

Et puis quoi?

Et puis, comme ça, l'air de rien, tu me files une putain de bonne idée, que je suis obligée, aïe, ma soeur, de refaire quasiment le roman!

Je parie que tu ne t'en es même pas aperçue Khassiopée!

Oh, que tu m'agaces!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 20:38

Dure semaine!

Mais, je l'avoue, ce matin j'étais à Nice.

Arrivée hier au soir (pour travailler), je me suis réveillée ce matin face à la mer. J'ai vu le soleil émerger des eaux, cercle idéal, le ciel devenir rouge, et l'horizon se flouter de brume rose. Un vent doux faisait frissonner les palmiers, et la plage était vide.

Je n'avais pas l'appareil photo de ma soeur. Dommage, mais l'image est dans ma tête.

Ce week end, je poste, promis!

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 09:46
Pour répondre à certains bloggeurs qui prétendent que je ne connais pas l’hôtel d’Assézat, je démontre que j’en parle dans mon troisième roman. Extrait ci-dessous.
La scène se passe lors d’un congrès de psychiatrie, qui a lieu à Toulouse et s’éparpille dans les lieux prestigieux de la ville.
Dans le premier chapitre, le Dr Anne Faure a découvert le corps d’un orateur dans les toilettes du palais des Congrès.  Antoine et Sami, ses collègues, la soutiennent dans l’épreuve et l’aideront à dénouer les fils de l’enquête.
 
Lundi 1e juillet, 20 h
La conférence de Berger se tiendrait dans l’hôtel qu’un bourgeois avait amoureusement fait ériger, au XVIe siècle, pour célébrer sa réussite dans le commerce du pastel. C’était une bâtisse de belles pierres blanches, ouverte sur une large cour pavée, dans laquelle on entrait en passant sous un porche ornementé. Les balustrades semblaient de dentelle, et les amours renaissance voletaient sous les plafonds à caisson.
La chaleur était un peu tombée, autorisant un apéritif dans la cour, sous une tente de toile, le temps que les orateurs prennent place dans la grand salle climatisée.
Le public était nombreux, au moins aussi nombreux que le matin au palais des congrès, et il serait difficile de faire asseoir tout le monde. Les organisateurs n’avaient pas espéré autant de spectateurs, lorsque le programme avait été annoncé. Berger le Vieux était connu, mais les sujets complexes qu’il traitait se prêtaient difficilement à une traduction. Il interviendrait en anglais, ce qui dénaturerait quelque peu son propos. Personne ne se faisait d’illusions : la mort spectaculaire de Vaugeois, les liens avec le frère de l’orateur dont chacun espérait qu’il serait présent, l’espoir inavoué qu’il se passerait, peut-être, quelque chose…tout cela expliquait l’affluence de psychiatres de tous pays, élégants et bavards, qui déambulaient un verre à la main, prêtant distraitement l’oreille aux violons baroques dont les notes s’égrenaient dans un des petits salons. 
Antoine était présent, en chemise blanche simplissime, et sans cravate, car la température autorisait la rupture des codes vestimentaires…
Anne était là aussi, dans une robe noire ravissante et un peu courte, mais elle pouvait se le permettre, juchée sur des sandales italiennes. Sami lui tenait le bras . Elle en avait besoin car elle n’avait pas l’habitude des talons, et Antoine ne lui donnait pas longtemps pour abandonner les chaussures, qu’elle balancerait négligemment à la main, avançant délicatement sur la pointe de ses pieds nus. Anne était là parce qu’elle refusait de se laisser abattre par les événements, et aussi parce qu’elle était curieuse, comme tout un chacun, de voir comment les choses allaient tourner. Elle avait libéré ses cheveux qui venaient caresser son cou gracile, frôlant un collier de grosses perles de verre rouge qu’Antoine lui avait offert à Murano…
Sami revenait avec deux flûtes, qu’il tenait à bout de bras, fendant la multitude sans s’attacher aux récriminations. Il bouscula impitoyablement une Américaine choucroutée en robe longue, qui en vacilla sur ses talons aiguille.
-           Antoine, mon vieux, t’iras te chercher toi-même ton champagne !
-           Trop tard. Ça va commencer.
Le public refluait vers la grand salle, une ancienne salle de bal, éclairée de trois lustres gigantesques…
 Là, il va se passer quelque chose de capital pour l’intrigue, que je ne vous révèlerai pas aujourd’hui, mais j’ai poursuivi l’extrait pour que tout un chacun puisse noter que l’emploi du mot « réticule » m’est habituel. Ceci dit, il est normal que l’on arbore un réticule lorsqu’on a le privilège d’errer, en soirée, sous les plafonds à caissons de l’hôtel d’Assézat.
…Anne, Antoine et Sami se retrouvèrent dans la cour, plus tôt que prévu, avec un sentiment de désoeuvrement et d’inachevé.
Antoine jouait pensivement avec le chapeau de feutre qu’il avait ramassé en début de soirée.
-         J’allais oublier mon vestiaire ! s’exclama Anne.
-         Je t’accompagne. Je leur laisserai le chapeau.
Une jeune fille se tenait derrière le comptoir, sous une tente claire. Elle accepta de se charger du couvre-chef, tandis qu’Anne fouillait son réticule à la recherche du ticket de consigne.
-         Voilà., dit la jeune préposée au vestiaire. Une étole rouge, n’est-ce pas ? Et ceci.
Anne arqua ses sourcils.
-         Quoi donc ?
-         Cette enveloppe. Elle était avec l’étole.
-         Je n’ai pas laissé d’enveloppe !
L’objet était posé sur le comptoir, à demi recouvert de l’étole. C’était une enveloppe de papier kraft , du format d’un cahier d’écolier.
-         Je n’ai pas laissé d’enveloppe ! répéta Anne, en se saisissant de son bien.
-         Mais elle était avec l’étole ! s’insurgea la jeune fille. Il y a un nom dessus. Ce n’est pas vous ?
Anne se pencha sur le comptoir, avec un geste d’agacement :
-         Puisque je vous dis que…
-         Tu ne t’appelles pas Anne Faure ? questionna Antoine ironique.
 
 
 
 
 

 

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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