
Mais pourkoâ, pourkoâ, suis-je donc insensible à ce truc?
Le génie est officiellement déclaré. Les éloges sont dithyrambiques. Quelque part entre Jane Austen et Dickens, avec un chouia de JK Rowlings.
Vous pensez si je me suis précipitée. Moi qui adore l'occulte, l'à peu près anglo-saxon, l'étrange et l'anticartésien. Moi qui ai lu douze fois le Seigneur des Anneaux (dont la
première je le rappelle, en bossant mon certificat de cardio, ce qui fait que je vous déconseille de faire un infarct. à côté de moi). Moi qui ai dévoré la geste de l'Assassin Royal par
40 de fièvre! Je suis un grognard de la littérature fantastique, un ancien combattant de la fantasy.
J'étais excitée comme une puce. J'ai longuement hésité entre les deux présentations: tout noir ou tout blanc. Je m'étais prévu un petit week end de lecture. Quatre jours pour dévorer le chef
d'oeuvre.
Pfffff! Je rame.
Je sais que, dans ce type d'ouvrage, l'exposition est souvent longue. C'est vrai; le temps que tous les personnages soient décrits, les caractères plantés, la carte des contrées imaginaires
dressée...
Mais bon. IL NE SE PASSE RIEN.
Les deux héros sont transparents.
La description minutieuse de leurs faits et gestes est sans intérêt.
En plus, ils n'aiment pas les Français, ces cuistres!
Arrivée à mi-bouquin, j'ai jeté l'éponge. J'avais, au préalable sauté les passages ou Wellington (ou Nelson, je ne sais même plus) perd l'armée française sur les routes du Portugal. Pffffff!
J'ai dû louper quelque chose.
J'en attendais trop, peut-être?
Je reviens à Jane Austen.
L'avis des lecteurs.