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Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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  Qui-est-l-auteur.jpg De la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 
Samedi 5 novembre 2005 6 05 /11 /Nov /2005 00:00

Des journalistes, j'en ai rencontré un bon nombre.

Dans les suites d'AZF, tout d'abord, et puis à la suite des meurtres à l'hopital psychiatrique de Pau. Je suis psychiatre, ils voulaient m'interviewer tant que c'était chaud.

Dans ces cas-là, c'est simple. Votre portable sonne et le journaliste veut vous rencontrer dans les deux heures. Bien sûr, il ne doute pas que vous allez planter là votre consultation et vos patients; l'actualité n'attend pas. Et puis, vous serez si content de passer à la télé ou dans le journal que vous allez vous mettre à sa disposition. Plus la chaine de télé a d'écoute, plus le journal est tendance et prisé, et plus le journaliste insiste. Bien sûr, vous ne relirez pas les mots qu'il lui plaira de remettre dans votre bouche, vous n'aurez pas accès au montage du reportage télé. Vous êtes trop content de passer à la télé voyons!

Le journaliste est un parachutiste! Il saute sur les lieux du crime, prend sa photo et repart.

Plus la chaine de télé a d'écoute, plus le journal est tendance et prisé, et plus vous aurez l'air d'un plouc aigri et ingrat quand vous vous insurgerez.  Fallait pas y aller! Certains sont très forts pour surfer sur l'honorabilité de leur réputation. c'est vous le plouc!

Sont-ils tous comme ça? C'est sûr que ce serait simple s'ils étaient tous Parisiens et odieux.!

J'ai donc rencontré aussi des journaleux qui:

- répondent au téléphone ou aux e-mails ( ils vous ont laissé leur carte) quand vous les recontactez des mois après

- répondent alors de manière courtoise, en restant souriant, voire sont intéressés par l'info que vous leur proposez, (c'est sûr qu'ils sont débordés, et ont autre chose à faire, mais certains d'entre eux ont l'intuition que le prix Pulitzer n'est pas tout dans une vie)

- vous font leurs excuses pour vous rappeler avec un peu de retard (Parfois ils sont très célèbres et d'une politesse exquise)

Le journaliste est donc un homme (ou une femme). De la Parisienne snobissime qui se la joue, au type charmant qui a réellement côtoyé la misère humaine, il y a un fossé, comblé par la façon dont le journaliste choisit d'utiliser le formidable pouvoir qu'il a entre les mains.

Dans ce roman, il y a donc un journaliste, qui est humain.

Par Patricia Parry - Publié dans : Au jour le jour
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