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Le croirez-vous? Je viens de voir Ratatouille (et sans Pimprenelle, encore!), et j'ai passé un très chouette moment.
Je vous passe la morale ultra-américaine just-do-it, you-can-do-it-if-you-want and so on.... Le ratounet est joli à croquer et les visions de batterie de cuisine mettent l'eau à la
bouche. Les protagonistes portent des bérets, une fine moustache orne leur lèvre, les rues sont pavées, la Seine coule sous le pont Mirabeau, et des DS stationnent le long des trottoirs.
Je m'interroge cependant: le réalisateur laisserait-il entendre que des colonies de rats hantent les cuisines des restaurants français? Damned! On le savait bien, que les mangeurs de
grenouilles ne font rien comme les autres...
J'imagine assez bien, comme après le Da vinci Code les Texans venaient camper devant la Joconde, que désormais nos chefs célèbres verront déferler des hordes d'outre-Atlantique exigeant de
vérifier QUI est aux manettes dans l'arrière-cuisine, et demandant aux guides where is le restaurant Gusteau ?(C'est le chef
de notre cartoon).
N'empêche, j'ai goûté l'autre soir une Ile Flottante, velouté aux poireaux glacé digne des dieux, et un risotto qui fondait sous le palais, dans un de ces lieux où le
maitre d'hôtel remet aux dames une carte sans les prix (J'avais quelque chose à célébrer). J'y ai découvert le délicieux concept de "l'avant-dessert" (une gangue de chocolat blanc sur
laquelle on verse un coulis chaud aux framboises. La gangue éclate alors, libérant une crème glacée), qui précède le dessert lui-même, suivi des mignardises (des sucettes, comme dans votre
enfance). Je ne vous parle ni du Tokay, ni du Chardonnay.
Des rats! Pffff!
L'avis des lecteurs.