C'est le 15 août et vous bronzez... (Je plaisante... je sais que vous grelottez sous la pluie au-dessus de ma ligne favorite Brive-Valence. Mais en même temps, vous, au moins, n'êtes pas sous-titrés par Téhéfun)
Tant pis, je plombe l'ambiance avec du politiquement incorrect. Du réactionnaire. De l'ultra-bourgeois.
J'assume.
J'en ai vu six cette semaine.
Des gamins aux neurones explosés.
Des gosses qui plus jamais n'atterriront.
A qui j'ai, comme d'habitude, expliqué comment la bonne herbe non chimique (!!! chaque fois que je dis ça, j'en ai la nausée. Le shit, c'est naturel???? Et la cigüe, c'est pas
naturel, peut-être?) venait interférer dans leur tête avec la dopamine cérébrale qui te fait penser, rêver, inventer et réfléchir.
Ils sourient aux anges.
Mais l'angoisse les vrille au sol, les bousille, les tue.
- Mais, mes copains, ils fument. C'est pas dangereux...
- Pas pour eux. Mais toi, Guillaume, Khaled, Charles?...Toi?... Dissocié, éclaté, le corps détruit, l'esprit en berne? Toi, tu n'es pas tes copains!
Je leur dis que c'est comme une allergie.
Je leur dis que quand on est vulnérable, c'est le début d'un enfer qui dure jusqu'au bout de la vie.
Je leur dis que le joint convivial entre copains, pour eux, est un des leurres les plus tordus qui soient.
Je leur dis que j'aimerais bien ne jamais poser le diagnostic: schizophrénie.
- La prescription de haschich est reconnue pour son effet antalgique, dans les pathologies de la douleur, me disent-ils, goguenards car ils ont des lettres et vont sur Internet.
Oui, mais, toi, t'as pas mal, hein?
- La consommation de haschich est reconnue pour aggraver considérablement tous les signes de votre maladie, leur dis-je, sachant pertinemment qu'Internet, la télé, les journaux et
les livres banalisent les bons produits naturels tout en traitant les psychiatres de fachos.
Sachez que les dealers d'horreur viennent préférentiellement camper aux abords des hôpitaux psychiatriques. Ben tiens! Ils ont compris depuis longtemps!
Dans l'Elégance du Hérisson, quelques lignes m'ont émue jusqu'aux larmes.
Elle parlent d'un enfant supplicié, au corps délabré par des produits divers, qui recouvre la raison en se souvenant des camélias éclos dans la cour d'une concierge.
M'en fous! Je crie dans le désert!
Le dernier que j'ai vu avait sauté par la fenêtre, pour échapper aux voix.
Si quelqu'un a un moyen de faire taire les connards qui pour s'attirer la sympatie des ados sont prêts à leur servir n'importe quel discours démago, si quelqu'un sait comment faire, qu'il parle, par pitié !
Dois-je dire un mot de l'ado des murs lépreux vue l'autre nuit ? 13 ans et demi, résine de cannabis dans les poches (le chocolat qui fait rire ne me fait plus rire depuis longtemps...), à faire la pute près de la gare. Déréalisée, morcelée, dissociée... Les bobos super cool qui encouragent le petit joint du samedi soir, ils savent combien elle prend ? 5 euros la pipe, moins si c'est pour un éduc'.
Je vous fais mal ?
J'espère...
Les jeunes ne s'en rendent malheureuseusement pas compte... surtout avec tous ces discours débiles pris par ci, par là, qui leur assurent que le haschich n'est pas dangereux...
Merci pour cet article Béa. Si tu le permets, je vais faire un lien chez moi car il est plutôt marquant.
Bisous,
Bool
PS : je viens de voir sur le site de la Fnac que l'Infâme est prévu pour octobre ? Bouhouhou moi qui attendais septembre avec impatience !!
Oui, l'infâme est pour octobre (le 4! C'est au début du mois! ;-)
Ca fait mal au coeur.
Ce que les pro-shits ne veulent pas entendre, c'est que les joints ne servent qu'à abrutir et tranformer le cerveau en escalope mal cuite à partir du moment où l'on en abuse. Et quelqu'un qui est mal dans sa peau, fragilisé, est incapable de savoir à partir de quel moment il va trop loin.
Le plus drôle c'est que pendant pas mal de temps je me suis faite "pourrir" par un proche pour mon discours contre la revanche des végétaux, pour finalement l'entendre abonder dans mon sens.
Disons qu'il a eu entre temps une "légère" prise de conscience...
Mais le plus dur, c'est que l'homme avec lequel je vis n'a pas changé de discours, même s'il ne fume pas, il est toujours persuadé 'que ça ne fait pas de mal' et concernant ton article sa conclusion c'est que ce n'est pas le shit le problème mais le problème psy dont tes jeunes patients souffrent à la base. Pour lui, on ne doit pas continuer à interdire le cannabis à tout le monde sous prétexte que quelques uns ne le supportent pas.
Je te laisse imaginer à quel point cela m'agace...
On peut le voir sur le plan de la santé: les ravages du shit chez les patients atteints de schirophrénie ou de troubles bipolaires sont majeurs (entrainant passages à l'acte et destruction de vies). La question du trouble psychiatrique à la base est-elle une vraie question? Peut-être ne se serait-il pas révélé sans le shit... Peut-être se serait-il manifesté mais beaucoup moins grave. Sans parler de la possibilité de dégradation authentique décrite sous l'effet du cannabis, indépendamment de toute pathologie psychiatrique avérée.
En terme de santé publique, c'est crucial. Que sommes-nous prêst à payer? En terme d'euros sonnants et trébuchants si je puis dire, mais aussi en terme d'hôpitaux? de postes de psychiatres? d'infirmiers?de flics? d'accidents de voiture? de vies détruites? de séjours en prison? de prostitution de gamines (ou de gamins) complètement éclatés?
Il ne faudrait donc pas protéger les vulnérables? (Quelques-uns, ça fait quand même, statistiquement, environ 6 millions de personnes en France).
Je pense qu'il est difficile de repérer les enjeux quand on n'y est pas plongé dedans. Peut-être faut-il en faire l'expérience? Heureusement, la vie nous fait bouger, comme tu le fais remarquer...
J'en profite pour faire un petit aparté (typiquement masculin) qui n'a rien à voir : Allez Toulouse ! (mais sans la bière, parce que ça non plus c'est pas top, et j'espère que nos amis anglais ne feront pas trop de dégâts quand ils auront reçu leur raclée!)
mais
"On attend la coupe du monde de rugby, car c'est ça le vrai sport, ô pauvre! "
le shit, c'est bien de la merde qu'on se le dise !
Bises
Qui n'ont jamais connu les transes
Des shoots et du shit
Je dirai en substance...
Certainement pas, je suis mère de jeunes adultes, l'adolescences de mes "petits" a été truffée d'angoisses, ils ont tous, bien entendu, touché au cannabis.
J'ai même été consulter un médecin spécialiste à l'Hopital Saint Anne, curieusement, les réponses qu'il m'a faites ne correspondent pas à la réalité, et je m'inscris en faux sur la banalisation de la "fumette".
Puissent tous les jeunes te lire.
Tu ne prêches pas dans le vide...Bonne journée.
Un grand journal scientifique britannique vient d'adresser ses excuses (mais il n'y pouvait pas grand chose, car notre connaissance évolue. On ne peut pas se fustiger de ce que nous savons plus de choses aujourd'hui. Il y a trente ans, on ne mesurait pas les dangers du tabac!) pour avoir fait paraitre, il y a dix ans un article rassurant alors que les études actuelles démontrent les dangers sur la santé, et en particulier sur la santé mentale.
Tu sais à quoi leurs minables excuses me font penser, récupérées à droite et à gauche ? A ces membres de sectes (je ne citerai pas de nom) qui piquent le bout de phrase qui les intéresse hors contexte comme ça les arrange, là, ils ne piquent que ce qui les arrange pour les conforter dans l'idée que cette daube et bonne pour ce qu'ils ont... J'en ai vu aussi, quand je bossais comme secrétaire médicale lors d'un remplacement pour congès maternité... ça fiche les boules enfin, ça m'a fichue les boules ! J'ai de plus un cas personnel, une belle soeur qui s'est foutue en l'air il y a deux ans, pour Noêl laissant trois mômes dont un de trois ans à l'époque, no comment comme on dit chez les "anglo-claxons" !
Bonne journée Béa... je file, courses, ménage et demain on part pour la fin de semaine chez mon beau-père en Charente Maritime... ah;.. voyage, voyage....
ok je sors et vite .... :)
Je dis article j'aurais pu dire sujet du-dit article.
Les commentaires le prouvent.
Il y a ceux qui réprouvent en bloc et qui jamais au grand jamais n'approcheront la vermine.
Il ya ceux qui s'y sont approchés assez longtemps pour savoir que l'herbe n'est pas anodine et qui sont bien contents d'avoir pris leurs distances maintenant. Se basant sur leur vécu ils réprouvent avec encore plus d'affirmation.
Il y a aussi qui ne l'ont pas approchés directement mais leurs proches, amis, voisins de pallier, etc.. et qui condamnent aussi avec force arguties.
J'aimerai quant à moi avoir une approche un peu plus souple, moi qui suis spécialiste des extrêmes : une chose est soit blanche soit noire et le gris je ne connais pas. Je vais pourtant tenter d'être plus mesuré qu'à mon habitude.
Premier pétard 14 ans et demi - Dernier pétard il y a environ 1 an
Premier acide 19 ans et demi - Dernier acide 27 ans
Premier rail de coke 26 ans - Dernier rail de coke 36 ans
Premier fix 27 ans et demi - Dernier fix 37 ans et demi
Si vous voulez savoir si je suis heureux de m'en « être sorti » la réponse est oui.
Car ce n'est pas pour jouer les super héros mais ce n'a pas été facile d'arrêter l'héro et croyez moi je parle en connaissance de cause.
La coke c'est plus simple d'en sortir car quand on a été habitué à un « produit » de grande qualité on préfère ne pas en prendre que de prendre de la « m... »
L'acide qui lui vous détruits de façon irrémédiable des milliers (millions ?) de neurones c'est un truc d'adolescent et on sort très vite.
Quant à l'herbe - que je trouve plus agréable que le shit - il est certain qu'en fumer tous les jours voire plusieurs fois par semaine ça « démotive » , on a envie de prendre le temps de vivre et surtout de ne rien faire, genre rester des heures assis ou vautrés dans des canapés à écouter de la musique, voire ne plus de parler
Oui aucun produit n'est "anodin", pour moi l'héro est le pire de tous car la souffrance qu'on en récolte est mille fois mille fois pire que le plaisir qu'in en reçoit.
Il faut savoir que très rapidement on ne se shoote pas pour être bien mais pour être moins mal....
Ma conclusion concernant l'herbe c'est que on peut en fumer de temps à autre comme on déguste un bon cognac à la fin d'un bon repas de nouvel an par exemple.
Mais quoi qu'il en soit comme l'alcool l'abus est néfaste, et l'abus ce n'est pas d'en prendre en grande quantité une fois mais d'en prendre régulièrement et de façon coutumière.
Mais dans l'absolu le mieux serait de ne jamais commencer.
En tout cas bravo pour ta prise de position solidement bâtie.
D'ailleurs ce com' va devenir un article chez moi avec un lien vers le votre.
Ne jamais commencer, voilà le hic! C'est tellement banalisé! Même les juges ne comprennent pas l'acharnement des psychiatres autour du shit ou de l'herbe!
Je reste dans l'idée que nous nous devons de protéger les plus vulnérables!
Même si ça ne te console pas, je te dirai que, savoir que des gens comme toi se battent pour nos enfants, me réconforte un peu.
Je t'embrasse.
Je reviens vers toi un peu ce matin. Mon "merci" de l'autre jour était peut-être un peu laconique. Mais c'était surtout un "merci d'en parler". Merci Patricia de révéler à tous le mal être de ces jeunes qui vont chercher ailleurs un semblant de mieux-être qui les détruit, détruit leur vie et celles de leurs familles. J'ai la chance, je dis bien la chance, je pourrais même dire le bonheur si je ne craignais pas d'être un peu provocatrice!, d'avoir 5 enfants en bonne santé qui trouvent leur équilibre dans le sport ou leurs relations aux autres par le biais associatif, scolaire ou culturel. C'est du moins ce qui se passe pour mes deux aînés. Cyrille s'éclate dans le rugby, tellement même qu'il s'est formé (et continue de se former) pour éduquer les plus jeunes et leur faire partager son sport plaisir! Romain lui s'est complètement engagé dans son association d'accueil des étudiants étrangers en France et s'apprête à partir réaliser un de ses rêves: étudier une année en Allemagne. Les trois plus jeunes, pour l'instant, se cherchent mais la voie est ouverte, le chemin tracé... Seulement si tout peut paraître un peu idyllique, la famille traditionnelle dans son plus bel aspect, rien n'est assuré, j'en suis consciente. Il suffit de tellement peu pour que tout bascule! C'est à nous, parents, de rester vigilants et d'être là toujours, présents, sans ostentation, mais là avec un regard encourageant pour leur rappeler qu'ils peuvent compter sur nous! C'est dur, je le sais, mais il me semble que c'est un devoir que nous prenons lorsque nous décidons d'avoir un enfant.
J'ai peut-être été un peu hors sujet, je m'en excuse, et certainement trop longue mais j'avais envie de partager ce que ce texte ô combien poignant de Patricia m'a inspiré. Bonne journée!
Martine
Je suis très touchée des commentaires suscités par ce post, qui démontrent, s'il en était besoin, qu'entre la posture branchée de certains médias et l'inquiétude au quotidien des familles, il y a un fossé.