Partager l'article ! Rentrée littéraire: J'ai relu le livre de Solenn Colleter, découvert brut de pomme il y a huit mois. J'avais, à la première ...
J'ai relu le livre de Solenn Colleter, découvert brut de pomme il y a
huit mois.
J'avais, à la première lecture aimé et la forme et le fond. Je confirme.
Solenn aborde un sujet assez peu connu du grand public, même si les branchés de la capitale s'y reconnaissent volontiers: celui du bizutage dans nos prestigieuses grandes écoles.
Mais là n'est pas le seul sujet du livre qui tourne, me semble-t-il autour de l'identification à l'héroïne, Laure, soumise à un bizutage crétin, violent et sexiste et qui vacille tout au long du
texte: abdiquer ou non?
Le mérite de Solenn est bien de ne pas nous donner de réponse claire, nous obligeant, page après page, à nous poser intimement la question: qu'aurais-je fait? Elle vient titiller
les plus ambivalents de nos sentiments.
J'avais déclaré, en entrant en médecine, que je n'étais pas bizutable. Et j'ai tenu. Mais les enjeux n'étaient pas les mêmes. En refermant Je suis morte et je n'ai rien appris, ma
réponse n'est plus si définitive.
Rentrée littéraire.... Demain?
Une anecdote perso : lors d'une colo de vacances où j'étais mono, l'équipe de direction m'a badideonnée le visage à l'éosine durant mon sommeil ainsi qu'aux autres mono qui venaient d'arriver. Je l'ai très mal pris et j'ai exigé des excuses sinon je m'en allais sur le champ. J'avais à peine 18 ans et m'a réaction a étonné mais j'ai eu les excuses et plus personne n'a osé m'affronter ensuite !
Tu as fait tes valises ? Jalouseté....
Je ne sais pas encore combien de paires de chaussures j'emporte...
Pour le bizutage, il est étonnant de voir combien les avis sont partagés: certains banalisent (mais ont-ils le choix?) d'autres combattent. Il me semble que le plus simple est de négliger. Je note aussi qu'il est probablement plus facile de décliner pour les filles, qui ont moins d'enjeux personnels (pas de testostérone à évacuer)
c'est inutile d'être bête et méchant, un bon week end d'intégration avec sport, fêtes et parcours dans la ville fonctionne tout autant.
et laisse de bien meilleurs souvenirs comme vécu dans mon école d'ingénieur. Mais bon, ce n'est pas une "grande école"
Merci de ce témoignage.
N'oublie pas le lainage indigo.....
Le style de l'auteur, sa façon de nous faire fusionner avec son personnage m'ont vraiment séduite dans l'extrait que j'ai lu sur le site officiel de son éditeur.
Je ne le lirai certainement pas tout de suite (je battaille avec HP 7 et la fin de la rédaction de mon récit) mais je sens qu'ensuite je n'arriverai pas à m'en détacher avant la fin.
Il a l'air très intéressant ce roman, ça me changerait de mes éternels thrillers si je le lisais ;-) Je note en tous les cas (surtout que j'ai du mal à finir "Trauma"...).
Quant au bizutage, je suis d'accord avec Stephanie : il ne rime pas forcément avec humiliation... mais hélas...
Bisous,
Bool (qui attend TA rentrée littéraire ;-))
En revanche, pour en revenir au bizutage, je ne me souviens pas d'une seule femme parmi les bizuteurs. Hazard ? Souvenirs remaniés ? Pour être honnête, je n'en sais rien.
En ce qui me concerne, j'ai toujours eu à coeur de démontrer que je m'en tapais, mais j'étais un chouïa asociale... J'évoquais les garçons parcequ'il me semble qu'ils sont quand même une cible de choix...
Depuis tes post sur le livre de ta cops, j'ai repensé à tout ça et tout me parait étrange. J'avais gardé le souvenir d'un bizutage plutôt "bon enfant", mais en essayant de regarder ces souvenirs, je me rends compte que j'en avais distordu ma perception. Imposer aux filles de porter un maillot de bain, barbouiller les visage d'éosine et de bleu de methylène, faire monter l'angoisse pendant des jours, obliger les bizuths à se promener avec un os + magazine porno + ..., faire manger un bouillie infâme le jour J, contraindre à défiler dans les rues de la ville affublés de sacs poubelles et j'en passe... C'était tout sauf "bon enfant". Et c'est aujourd'hui que les larmes me montent enfin aux yeux.
J'étais très fière d'avoir refusé et le "farinage" et les sacs poubelles et tout ce qui va avec. Mais je maintiens que c'était facile. La seule sanction était une intégration médiocre (j'étais tellement asociale que je m'en fichais pas mal) et non la crainte de voir toutes les portes de mon avenir se fermer. L'avantage (si je puis dire) en médecine, c'est que tu fais tes preuves après. Une fois que tu as eu ton concours et ton internat, les petits Kapos du premier rang, tu les toises. Ils n'ont aucune influence sur tes choix personnels, tes compétences cliniques et ton exercice. Je me dis à la réflexion que, quelles que soient nos difficultés avec l'hôpital, nous sommes très indépendants (très seuls aussi, ç'en est le corollaire, mais fichtrement bien placés pour n'être pas sous la coupe de grands dirigeants incontournables).
Bosse, bosse... Nous savons que tes élèves ont du bol, Mrs K. :-))
Tu pars enfin en vacances?!!
Je n'ai pas connu le bizutage sous n'importe quel forme. Par contre mon fils aîné Cyrille oui en première de BTS électronique (que des garçons). Il s'y est même fortement opposé. Ce qui a fait que personne ne lui a parlé pendant tout un semestre. Il n'en a pas trop souffert dans la mesure où il avait d'autres centres d'intérêt , notamment dans le sport, et où il avait attendu d'avoir 18 ans pour faire sa crise d'ado. Quelle année! Le fait de se distinguer ainsi lui a fait refaire sa première année mais avec une solide réputation derrière lui! Tout ça bien sûr, je ne le sais qu'il y a peu. Le fait de le voir gacher son année était déjà assez à supporter. Bonnes vacances! Martine
Oui, la force du bizutage est la loi du silence. Je note qu'avec intérêt que cela ne concerne pas que Sainte Geneviève et les grandes fac de médecine !
Désolée mais je ne trouve pas drôle du tout de parader habillée en pute pour vendre des capotes, je trouve grave ce genre de comportement aussi, cette humiliation que la future mariée / le futur marié doivent endurer seuls sous les blagues salaces de personnes qui sont censées leur être proches.
Je ne ferai jamais subir ça à une amie, et je ne l'accepterai pas pour moi-même, quitte à jeter un froid à quelques semaines d'un grand évènement.
Savoir s'indigner.
Ce sont mes devises!
Toutes les filières s'y mettent, en effet. Pour se donner une légitimité?
Non, non, non, on se reprend !
Pimprenelle, c'est à toi, tes soeurs, et tes frères aussi, de sauver l'humanité de toute cette mocheté. Les vieilles taties suivront en claudiquant. Aux aaaaarmes !
Hips !
@Fashion : t'es de Villeneuve ?
@ Mrs Pat : tu as fini tes valises ? quand pars-tu ? tu m'enverras une carte de NY ?
Bonne journée
Comment imaginer que le Tariquet peut être mauvais? pas plus que le foie gras!
nos produits du sud ne peuvent que faire du bien...
Sauf que je ne peux pas en boire avant Janvier...je me rattraperai après!
Béa, je te souhaite de bonnes vacances outre atlantique, tu les as bien méritées
Le Tariquet ne brouille aucun entendement!
J'ai pas grand chose d'autre à dire sur le thème du bizutage, juste que je pense que je vais lire ce roman.
En ce qui concerne le Tariquet, je ne sais toujours pas ce que c'est mais j'en ai vu chez Nicolas (la boutique) et je crois que je vais aller en acheter.
Premières grives, 4°C, accompagné de foie gras (hep, Mrs K., t'aurais pas un peu de fwagwa pour le messieur ? ) ou au pire de tapenade, pain frais croustillant exclusivement.
(avec ça, pas sûr que Béatrice ait tjs envie d'aller malbouffer ailleurs...)
Ne rêve pas, la Béatrice elle va nous planter là.... et malbouffer ailleurs Jésus ! quelle horreur !
on pourrait se faire un resto sans elle faut dire....
Yes, je pars demain dès l'aube, à l'heure où blanchit...
Malbouffer sans vous? Vous n'y pensez pas! Ya des restau aux States où ne va pas George B. On part avec le Michelin!
@ Cat : c'est pas de moi dont tu parles parce que je fais plus de 40 kgs et je ne mange pas de rillettes
tout le bien que j'en pense est sur mon blog !
Que faire dans la situation de Laure...Passé 30 ans, installée dans ton canapé, tu te dis que tu refuserais..mais est ce possible à 17 ans, à l'entrée dans une classe prépa..prise dans l"engrenage où aucun fuite ne semble possible?
Et comment refaire surface après une telle humiliation?
Coucou Patricia !!!
A y est je l'ai enfin acheté ce roman !! Depuis le temps hi, hi hi ;-)
Je te dirai ce que j'en pense dès que je l'aurai lu (et je laisse tomber, au passge, le dernier Stephen King... à mon grand regret mais je n'accroche pas du tout...).
Bisous !!!
Bool
Si elle pose la question "que faire si on est bizuté contre son gré ?"
Elle donne implicitement la réponse.
NON ! Quelles que soient les conséquences !
Les garçons, vous avez vos poings, les filles, faites ce que vous faites toujours lorsqu'on se permet sur vous des attouchements non-désirés !
Il y a quelques années, lors d'un séjour a la Côte Belge avec quelques amis, nous avons découvert un soir sur une plage isolée deux filles entierement nues et couvertes de détritus.
C'étaient deux étudiantes d'une école commerciale de Dunkerque ou le bizutage est particulierment hard. Elles avaient refusé le bizutage et, qualifiées de "récal", elles avaient été "larguées", c'est-a-rire abandonnées loin de tout et sans moyen de retourner. Nous les avons enveloppées de couvertures et remises a la police d'Ostende.
J'ai eu, et j'ai encore, honte pour ces deux jeunes filles.
Honte d'être un homme et honte pour l'humanité.
Alors moi, le jour ou j'attrape un mec qui bizute une fille, je lui fait bouffer sa faluche !