ça y est, je connais l'avis de quelques lecteurs. Des avis positifs (je les aime), argumentés, tout ça..., et un avis exceptionnel sur Fnac.com (non, je ne leur fais pas de la pub, c'est plutôt rigolo). Comment résister au plaisir de retranscrire ce morceau d'anthologie, in extenso? Je cite:
"Un Docteur Beaumont qui manie un style ampoulé;, est obsédée par le paraitre des marques surtout quand elles sont assorties du montant des étiquettes:au "savant mélange de couturiers solaires et à l' urbanité polaire"...on a le sentiment d'être devant un étalage de rayons de prêt à porter de luxe et de feuilletter un catalogue de mode ...on peut se demander si l' auteur n'est pas sponsorisée par Gucci, Prada, Burberry:"un trench de soie à 800 euros, un super Burberry, des tailleurs d' exécutive women en mule Prada"Innénarable, Innéfable, inextinguible" autant d' adjectifs qui relèvent bien plus d' une diarrhée verbale que d' une réelle recherche stylistique...!cette Béatrice, psychiatre de son état apparait comme frappée par le Syndrome du tout à l' EGO"qui laisse supposer des blessures narcissiques indélébiles( ne nous refusons de faire comme notre auteur de la psycho de rebord de chiottes), que l'écriture d' un polar pseudo- toulouso ,pale imitation de davinci code, ne pourra guérir!!!cette héroïne projection idéalisée et fantasmée à peine déguisée de l' auteur, est totalement caricaturale;ce récit pseudo-autobiographique est d' un genre hybride:entre la BD de pacotille et le roman photo de 4 sous...Impossible d' aller au delà des 2 premiers chapitres malgré des efforts méritants...et ce n' est certes pas la dernière page et encore moins l' ultime phrase ( lue après avoir tout sauté)qui nous aura fait changé d' avis..au fait qui est l' assassin? et y avait-il un assassin? en dehors du massacre de mots? Un conseil :changez de métier:ni psychiatre ni écrivain mais une reconversion dans l' écriture des rubriques de modes deElle et Biba, serait plus adaptée....à votre absence de talent!! "
Lecteur furieux , peut être conservateur , réactionnaire vexé par mes premières pages, peut-être homme qui travaille dans mon hopital (tu as l'air de me connaitre personnellement), t'es trop mignon. Quand même, le mot inextinguible étant en page 260 et quelques, tu as dû lire plus que deux chapitres. Allez avoue... Pourquoi tant de haine? Et le sens du deuxième degré, tu l'as un peu ou non? ....Non.
En tout cas, tu me consacres comme écrivain: sans critique subtile, pas d'écrivain! ... euh...Sans critique anonyme, pas d'écrivain...
Me détesterais-tu pour ces premières lignes de prologue?
Toulouse, jeudi 20 septembre 2001
L'homme était court, râblé comme un petit taureau, et avec ça l'air toujours mal embouché. Il prétendait être infirmier dans un des services d’admission de l’hôpital psychiatrique.
La question principale était de savoir quand exactement il travaillait : il se partageait activement entre la rédaction de tracts incendiaires, bourrés de fautes d’orthographe que le correcteur de Word était impuissant à reprendre du fait des approximations syntaxiques, la distribution des dits tracts aux barrières de l’hôpital, avec éructations vengeresses à l’appui, et la drague intensive d’aides-soignantes masochistes. Il semblait croire que sa femme, infirmière dans le service voisin, ignorait tout de ses frasques extraconjugales pourtant notoires.
Il vomissait en bloc les médecins de l'hôpital, dont l'accent bourgeois de centre-ville lui écorchait les oreilles et dont les voitures dites de luxe encombraient le parking. Il était lui-même le modeste propriétaire d'une Harley hors de prix qu’il bichonnait avec amour (La Harley, pour des raisons peu accessibles au commun des mortels embourgeoisé, était considérée comme un outil du prolétariat). Il remâchait encore, en sirotant le café réglementaire qu'il s'octroyait dès sa prise de service, l'altercation mémorable qu'il avait eue la veille avec cette chipie de docteur Beaumont.
Par la fenêtre, il jeta un coup d’œil au parking : l’objet de son amour était bien là, dûment garé sur l’emplacement du médecin en question, « car y a pas de raison!... ».
Mais non, c'était pas toi que je décrivais!...
L'avis des lecteurs.