S'arracher au sommeil à une heure de l'après-midi
Un expresso.
Ne pas avoir faim.
Un expresso.
Se poser dans la chilienne, avec un polar.
Tiens, je vais tenter Robert Crais, il écrit sur Los Angeles.
Avoir faim. Il est quelle heure?
Un expresso. Il ne faut pas dormir maintenant, sinon tu ne dormiras pas ce soir.
Robert Crais est excellent. Le soleil de septembre est brûlant.
Le héros erre sur les highways de Californie. Sa recherche est sans fin. Il fait chaud.
Un expresso? C'est le quatrième, attention!
Le héros porte un nom qui invite au rêve: Elvis Cole.
Je vois des banquettes de cuir rouge et du formica, une serveuse très blonde en mini-jupe, du hamburger géant, avec cheddar.
J'ai faim.
Le roman s'achève en apothéose.
Bonne pioche.
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S'arracher au sommeil à une heure de l'après-midi
Un expresso.
Ne pas avoir faim.
Un expresso.
Se poser dans la chilienne, avec ...
Volontiers: je le rapprocherais de Connelly. Un héros très humain, légèrement décalée, avec des fêlures. De l'humour assez caustique. La mise en scène de la ville est excellente (mais je dois dire que depuis que je connais Los Angeles, je suis encore plus accro à ce type de roman, car la topographie de la ville explique certains rebondissements de toutes ces histoires) et montre bien le mirage que représente LA pour des milliers de personnes. Dans plusieurs de ses romans il met en scène le milieu du cinéma. Il a commencé par écrire L A Requiem, et Indigo Blues. Les deux sont bien. Il a plusieurs héros récurrents dont une fliquette qui travaille à l'unité de déminage du LAPD, personnage également très attachant. L'histoire personnelle des héros interfère, comme de juste, avec l'enquête; ils ne sont pas ou peu prévisibles. L'écriture est de bonne qualité (et les traductions aussi), la psychologie des personnages fouillée, et les intrigues bien tordues. Bref, pas du serial cultival killer à la gomme, mais de vraies tranches d'Amérique.
Commentaire n°5
posté par
Béatrice
le 10/09/2007 à 21h58
Bé cé pas la même chose qu'un serial killer tout court ou je ne suis pas remise de ma journée et j'ai la comprenette qui vasouille ?
Je l'avais lu cet article d'abord, je lis tout ce que tu écris d'abord.
Commentaire n°6
posté par
Khassiopee
le 10/09/2007 à 22h06
C'est un serial killer qui a de la culture: il a lu l'enfer de Dante. Tu l'as lu, toi? Moi non. Si je me mets à serialkiller (des administratifs hospitaliers par exemple) je ne serai pas cultival, mais seulement seria!. It's a pity! Je m'en vais lire l'Enfer de Dante! En plus, j'ai choisi Béatrice comme pseudo! Che vergogna!
Sûr que c'est plus agréable de se faire trucider par un killer qui déclaaaaame !
Commentaire n°8
posté par
Cat
le 11/09/2007 à 19h12
Pour les administratifs hospitaliers, si tu veux, on peut se rejouer Le crime de l'Orient Express. J'en suis !
Commentaire n°9
posté par
Cat
le 11/09/2007 à 19h32
Et un expresso pour fêter ça ? T'inquiètes, quatre c'est un bon chiffre, je dépasse souvent d'ailleurs hé, hé... Je note, tu m'as filé l'envie d'y jeter une mirette... Bonne journée et désolée du retard, pas pu faire autrement, je soupçonne quelqu'un de me piquer quelques heures de ma journée, je met des pièges, je l'aurai un jour... je l'aurai...
un serial killer dans l administration hospitalière, une bonne trame pour un opus supplementaire des avantures d'Antoine..et un bon moyen de te défouler et de killer virtuellement.et y a de quoi faire coté administration hospitalière...même si je profite de mon repos forcé pour prendre du recul!
Commentaire n°11
posté par
manon
le 12/09/2007 à 14h32
Et finalement tu n'as pas dormi ?
Commentaire n°12
posté par
Len Janak
le 13/09/2007 à 08h43
Cette fois-ci, j'ai vraiment du mal! Moi qui me croyais grande voyageuse devant l'éternel!
Il a commencé par écrire L A Requiem, et Indigo Blues. Les deux sont bien. Il a plusieurs héros récurrents dont une fliquette qui travaille à l'unité de déminage du LAPD, personnage également très attachant. L'histoire personnelle des héros interfère, comme de juste, avec l'enquête; ils ne sont pas ou peu prévisibles.
L'écriture est de bonne qualité (et les traductions aussi), la psychologie des personnages fouillée, et les intrigues bien tordues. Bref, pas du serial cultival killer à la gomme, mais de vraies tranches d'Amérique.
J'aime bien ton billet : tu n'as bu que 4 expressos ? bizarre l'effet du décalage horaire chez certaines personnes.
@ Mrs K.
Le serial cultival killer est là:
http://www.patriciaparry.com/article-10912577.html
Je l'avais lu cet article d'abord, je lis tout ce que tu écris d'abord.
Moi non. Si je me mets à serialkiller (des administratifs hospitaliers par exemple) je ne serai pas cultival, mais seulement seria!.
It's a pity! Je m'en vais lire l'Enfer de Dante! En plus, j'ai choisi Béatrice comme pseudo! Che vergogna!
Pourquoi des administratifs hospitaliers ?