Dimanche 23 septembre 2007
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16:00
Je sais, je me fais rare, pour cause de boulot par-dessus la tête et de gorge serrée à l’idée que
dans 9 jours…
Sous ma couette, fenêtre ouverte aux vents du Lauragais qui s’engouffrent frémissant dans ma
cour toulousaine, j’ai dégusté ce matin quatre nouvelles de Magali Duru.
Encore une des filles du Noir, vous dites-vous blasés, et pensant que copinage et cirage de pompes…
Vous auriez tort de ne pas vous précipiter. Noires sont les nouvelles, mais avec, pour nombre d’entre elles une ouverture vers un ailleurs qui fait que l’on referme le recueil soulagé. Un humour
percutant, une humanité sensible (la nouvelle intitulée Les beaux dimanches m’a mis les larmes aux yeux), un style brodé au petit point. De vrais petits univers tracés en quelques
phrases, des personnages plein d’épaisseur, auxquels on s’identifie ave délices.
Il s’agit là de la première publication de Magali Duru, qui sévit ici, et dont j’espère impatiemment lire d’autres opus. Mais ce n'est pas un coup d'essai. Elle est déjà l'auteur de nouvelles primées et
de petites pièces délicieuses pour la radio.
Les beaux dimanches, Editions Quadrature

Magali Duru nous emmène au Japon, au bord de la mer, dans une prison, dans une autre époque...Je repars lutter contre les vents du Lauragais sous deux kilos de duvet d'oie.
L'avis des lecteurs.