Partager l'article ! Je reprendrais bien un peu d'Antoine: Connaissez-vous ces deux dessins (de Daumier, peut-être? Mais je ne suis pas sûre) consacrés à l' ...
Connaissez-vous ces deux dessins (de Daumier, peut-être? Mais je ne suis pas sûre) consacrés à l'affaire Dreyfus qui faisait,
en fin de XIXe siècle, les frais de toutes les conversations?
Sur le premier on voit une famille bourgeoise très chic, attablée pour le repas dominical. Ils se tiennent tous très bien. On vient de présenter le fiancé de la fille de la maison à la vieille
tante Amélie qui le scrute avec son lorgnon. Le maître d'hôtel apporte l'entrée dans trois minutes et il n'est pas question de confondre le verre à vin avec le verre à eau. La grosse baronne
serait à son affaire.
La légende clame, définitive: "Nous n'en parlerons pas! " (de l'affaire)
Sur le deuxième croquis, c'est la Bérézina. Un tsunami a visité la maison. Les verres sont par terre, les serviettes déchirées, la nappe pend minablement. Le maître d'hôtel braque le grand-père,
la grosse baronne a les quatre fers en l'air, le fiancé menace la vieille tante avec le lorgnon et la jeune fille de la maison a jeté ses fleurs d'oranger par la fenêtre.
" Ils en ont parlé! " explique la légende.
Ben moi, c'est tout pareil avec les Urgences! L'idée qu'une réunion est prévue demain sur ce sujet maléfique me fiche le bourdon! Je prépare mon lorgnon, mon fiancé et
ma vieille tante Amélie.
Semper fi!
Je ne suis pas la seule à me sentir dépassée. Mrs K.aussi.
L'avis des lecteurs.