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Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /Jan /2006 21:22

 

Anilori a lu "L'ombre de Montfort", et je lui ai demandé si elle pouvait imaginer les personnages. Voici donc sa vision de:

François de Montréjouls, french doctor hypermédiatique.

Il a disparu quelques jours avant l'explosion de l'usine AZF, à Toulouse, le 21 sempembre 2001.

Le 11 septembre, il était à New York, et il a sauvé la vie de son ami Guillaume, en l'invitant à déjeuner près de Central Park, à l'heure où d'habitude, les yuppies commencent leur journée sur Wall Street.

Rentré chez lui en coup de vent, il a pris la fuite le 17 septembre, sans donner de nouvelles.

Qui est réellement François? A-t-il un rôle dans les événements? C'est ce que sa femme Béatrice va s'appliquer à découvrir.

Quelques mots sur François:

...Beau gosse d’une quarantaine d’années, brillant, l’intelligence aiguë, plein d’humanité sans pour autant se départir d’une causticité bienvenue dans les médias. Montréjouls, qu’on avait vu au Rwanda, en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, ne mâchait jamais ses mots, allait droit au but sans langue de bois et payait de sa personne. La cerise sur le gâteau venait de ses origines : il portait un beau nom français à destination des mémères en Chanel, qui aiment la classe de l’aristocratie européenne, mais il était aussi lié  à l’Afrique. Sa mère, princesse Kapsiki du Nord Cameroun, avait été ravie aux siens par Montréjouls le père, diplomate aventurier en poste  avant l’indépendance. La belle aux yeux d’ébène s’était étiolée sous le gris du ciel français mais avait transmis à son fils cette aura de mystère ineffable qui excitait les bobos.

Montréjouls, comte authentique par son père, prince Kapsiki par sa mère, était une merveille de politiquement correct dont on chantait les louanges du Guardian à Libération en passant par  le Washington Post et dont on ne disait aucun mal dans le Figaro et le Times. Une sorte d’abbé Pierre laïque.  De surcroît il était beau comme un joueur de tennis,  et nonchalamment habillé en Italie avec un zeste d’accessoires français dans le genre chemise molle sur mesure, toujours blanche et toujours ouverte...

 

 

 

...François de Montréjouls était d'une beauté frappante: les yeux noisette, virant au vert sous certaines lumières, éclairaient un visage mat aux proportions parfaites, les pommettes hautes, le front large. Ses cheveux bruns bouclaient légèrement et il les portait court, ayant renoncé depuis quelques années à une coiffure de tresses qui avait fait son succès auprès des lectrices de journaux people. Il était grand, avait gardé la minceur de ses vingt ans et jouait de ses origines exotiques, entretenant l'opinion dans l'idée que son métissage était une des raisons principales de son charme.

François est comme l'Arlésienne: le verra-t-on apparaitre dans le roman?

C'est à sa poursuite que se lancent Béatrice et un journaliste venu l'interviewer après l'explosion. François posséde des clés qui ouvrent des portes mystérieuses. François sait que la Veille est activée.

 

 

 

 

Par Patricia Parry - Publié dans : l'Ombre de Montfort, ROMAN
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Sur un lit de fleurs blanches 

Editions du Masque

18 Juillet 2012

 

 

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