Anilori a lu "L'ombre de Montfort" et donne sa vision des personnages.
Voici: Béatrice Beaumont de Montréjouls.
Oui, je sais, vous croyez déjà la connaître.
Béatrice est psychiatre. Elle est mariée au french doctor. François revenu juste après le 11 septembre sans un mot d'explication, a disparu quelques jours plus tard.
"C'est une bourge superficielle", pense Vincent lorqu'il la rencontre.
Il venait interviewer le mari après l'explosion d'AZF. A défaut, il se rabat sur elle, et elle l'accueille sans plaisir:
Elle a l'habitude de se débrouiller seule des choses, puisque son french doctor de mari est toujours par monts et par vaux. Mais elle aime que tout soit clair, et que les choses soient dites. Confrontée à la Veille, elle va devoir accepter que certains faits gardent leur mystère. Elle découvre avec stupéfaction qu'elle ne sait pas tout de l'homme avec qui elle vit, mais elle choisit de partir à sa recherche.
Quelques mots sur Béatrice:
(Vincent) réprima un geste d’agacement en voyant entrer la jeune femme brune : non, elle n’était pas quelconque, Béatrice de Montréjouls. Mince et menue en vraie fille du Sud, vêtue , jean compris, d’un savant mélange de couturiers solaires dont il aurait pu réciter les noms, merci, chaussée des baskets idoines, celles qu’il faut porter selon Elle et Biba. Avec un peu de chance, il l’appâterait en lui parlant des mérites comparés de Gucci et Prada, et lui ferait cracher les renseignements dont il avait besoin en moins de temps qu’il n’en faut pour acheter un faux Vuitton au grand bazar d’Istanbul....
Elle le repéra d’entrée. Il avait donc le look journaliste ? Elle s’approcha de la table, le salua d’un signe de tête, et demeura debout sans bouger, le fixant d’un air inquisiteur, s’enveloppant frileusement dans son trench de soie à huit cents euros.Vincent était tout sauf un imbécile : il fit un rapide mea culpa intérieur sur ses préjugés et, comprenant ce qu’elle attendait, s’exécuta. Il se leva, salua, tira une chaise où elle s’assit, muette et pensive.
La petite comédie sans paroles lui permit d’apprécier le regard, las et lumineux malgré les cernes de fatigue. OK, OK, cette femme n’était pas une bourge superficielle. Ou tout au moins, elle n’était pas superficielle. On peut se tromper.Sa deuxième erreur lui revint en pleine face, sous la forme d’un aimable exocet balancé avec une urbanité polaire. Il avait demandé, limite mondain, si le docteur de Montréjouls prenait quelque chose. Elle répondit, glaciale, que Montréjouls n’était pas son nom, mais celui de son mari.
- Quant à moi, je suis le docteur Beaumont. C'est donc ainsi que la voit Vincent, le jour de leur première rencontre dans un bar de la ville: on m'a beaucoup reproché le trench de soie.... Je ne répondrai à aucune question sur le prix de MON trench de soie (huit cent euros! et puis quoi, encore!) Un peu plus...? Elle connaissait François depuis la fac. Ils s’étaient rencontrés alors qu’elle était encore étudiante tandis que lui terminait son internat. Il était objectivement fascinant, beau, élégant, désinvolte, brillant. Il lui avait appris qu’elle aussi était exceptionnelle, raison pour laquelle il s’était attaché à elle, alors que jusque là il n’imaginait pas se lier à quelqu’un un jour. Elle ne pouvait cependant dire qu’elle savait tout de lui, de même que sûrement il ne savait pas tout d’elle. Il était volontiers discret, elle respectait ce souhait de garder un jardin secret. Il ne posait jamais de questions, acceptant les confidences mais ne les provoquant jamais.
Elle était donc mariée à un type qui pouvait disparaître pendant plusieurs jours, dans des circonstances terribles, et n’envoyer aucune information, aucun courrier, aucun coup de fil. Allait-il reparaître, frais et dispos après une retraite dans un endroit préservé? Pensait-il qu’il suffirait de dire : " Maintenant ça va mieux! ". ? Non, franchement, François non plus ne connait pas Béatrice!
Ce portrait me donne encore plus envie de lire ton bouquin Béa ! Je passerai à la Fnac la semaine prochaine, là je n'ai pas le temps ;-)
Bon weeky-end et bises §
Bool
( Sinon, désolée tout le monde pour la taille de l'image, loi des avatars oblige )
Grrrrr ! 15 cm de neige !
je parie que tu écris des livres
trêve de plaisanteries je reviendrai promis
J'adore cette Beatrice, le caractere que tu lui a collé , la maniere dont tu la fait parler...Avec le peu que j'ai encore lu , je suis deja charmée de un par le personnage de beatrice et de deux par ta maniere d'écrire , tres important pour moi car il me faut cette etincelle au debut pour poursuivre ma lecture avec plaisir , et là Patricia ,l'etincelle a bel et bien peté. Un truc aussi important il ya des romans qu'on peut lire , et aucune image ne suit dans l'imagination ..je lis l'ombre de montfort et phrase apres phrase des images se creent dans mon esprit, meme l'hopirtal je le vois il est là, je ne sais pas si tu comprend ce que je veux dire...si tu ne comprend pas ,retiens donc seulement mon :" Mes respect mdam , bravo"
Bon c'est pas que , mais je vais voir la suite .... Gros bouss