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Vendredi 27 janvier 2006 5 27 /01 /Jan /2006 07:25

   

Anilori a lu "L'ombre de Montfort" et donne sa vision des personnages.

Voici: Béatrice Beaumont de Montréjouls

Oui, je sais, vous croyez déjà la connaître.

Béatrice est psychiatre. Elle est mariée au french doctor. François revenu juste après le 11 septembre sans un mot d'explication, a disparu quelques jours plus tard. 

"C'est une bourge superficielle", pense Vincent lorqu'il la rencontre.

Il venait interviewer le mari après l'explosion d'AZF. A défaut, il se rabat sur elle, et elle l'accueille sans plaisir:

"Et si j'étais mariée à Depardieu  vous me demanderiez ce qu'il pense de l'explosion d'AZF?"

Elle a l'habitude de se débrouiller seule des choses, puisque son french doctor de mari est toujours par monts et par vaux. Mais elle aime que tout soit clair, et que les choses soient dites. Confrontée à la Veille, elle va devoir accepter que certains faits gardent leur mystère. Elle découvre avec stupéfaction qu'elle ne sait pas tout de l'homme avec qui elle vit, mais elle choisit de partir à sa recherche.

Quelques mots sur Béatrice:

(Vincent) réprima un geste d’agacement en voyant entrer la jeune femme brune : non, elle n’était pas quelconque, Béatrice de Montréjouls. Mince et menue en vraie fille du Sud,  vêtue , jean compris, d’un savant mélange de couturiers solaires dont il aurait pu réciter les noms, merci, chaussée des baskets idoines, celles qu’il faut porter selon Elle et Biba. Avec un peu de chance, il l’appâterait en lui parlant des mérites comparés de Gucci et Prada,  et lui ferait cracher les renseignements dont il avait besoin en moins de temps qu’il n’en faut pour acheter un faux Vuitton au grand bazar d’Istanbul....

Elle le repéra d’entrée. Il avait donc le look journaliste ? Elle s’approcha de la table, le salua d’un signe de tête, et demeura debout sans bouger, le fixant d’un air inquisiteur, s’enveloppant frileusement dans son trench de soie à huit cents euros.Vincent était tout sauf un imbécile : il fit un rapide mea culpa intérieur sur ses préjugés et, comprenant ce qu’elle attendait, s’exécuta. Il se leva, salua, tira une chaise où elle s’assit, muette et pensive.

La petite comédie sans paroles lui permit  d’apprécier le regard, las et lumineux malgré les cernes de fatigue. OK, OK, cette femme n’était pas une bourge superficielle. Ou tout au moins, elle n’était pas superficielle. On peut se tromper.Sa deuxième erreur lui revint en pleine face, sous la forme d’un aimable exocet balancé avec une urbanité polaire. Il avait demandé, limite mondain, si le docteur de Montréjouls prenait quelque chose. Elle répondit, glaciale, que Montréjouls n’était pas son nom, mais celui de son mari.

 -         Quant à moi, je suis le docteur Beaumont.

 

C'est donc ainsi que la voit Vincent, le jour de leur première rencontre dans un bar de la ville:

on m'a beaucoup reproché le trench de soie.... Je ne répondrai à aucune question sur le prix de MON trench de soie (huit cent euros! et puis quoi, encore!) 

Un peu plus...?

Elle connaissait François depuis la fac. Ils s’étaient rencontrés alors qu’elle était encore étudiante tandis que lui terminait son internat. Il était objectivement fascinant, beau, élégant, désinvolte, brillant. Il lui avait appris qu’elle aussi était exceptionnelle, raison pour laquelle il s’était attaché à elle, alors que jusque là il n’imaginait pas se lier à quelqu’un un jour. Elle ne pouvait cependant dire qu’elle savait tout de lui, de même que sûrement il ne savait pas tout d’elle. Il était volontiers discret, elle respectait ce souhait de garder un jardin secret. Il ne posait jamais de questions, acceptant les confidences mais ne les provoquant jamais.

Elle était donc mariée à un type qui pouvait disparaître pendant plusieurs jours, dans des circonstances terribles, et n’envoyer aucune information, aucun courrier, aucun coup de fil. Allait-il reparaître, frais et dispos après une retraite dans un endroit préservé? Pensait-il qu’il suffirait de dire : " Maintenant ça va mieux! ". ?

Non, franchement, François non plus ne connait pas Béatrice!

 

Par Patricia Parry - Publié dans : l'Ombre de Montfort, ROMAN
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Commentaires

Ce portrait me donne encore plus envie de lire ton bouquin Béa ! Je passerai à la Fnac la semaine prochaine, là je n'ai pas le temps ;-)

Bon weeky-end et bises §
Bool

Commentaire n°1 posté par Bool le 27/01/2006 à 08h32
La seule chose que je lui reprocherais à ton trench de soie, c'est qu'en 2001, me semble-t-il, on parlait encore en francs...

( Sinon, désolée tout le monde pour la taille de l'image, loi des avatars oblige )
Commentaire n°2 posté par Anilori le 27/01/2006 à 09h11
Oui, tu as raison, je fais un mea culpa officiel. Tu es la première qui a repéré l'erreur!
Réponse de Patricia Parry le 27/01/2006 à 09h52
Mais qui connait vraiment Béatrice ? Peut-être les vendeurs de chez Prada :-))
Commentaire n°3 posté par Len Janak le 27/01/2006 à 18h24
Excellent!
Réponse de Patricia Parry le 27/01/2006 à 19h13
 Ce trench de soie rose existe t-il vraiment d'ailleurs ?
Commentaire n°4 posté par majoma le 27/01/2006 à 23h16
Non, je revendique un trench de coton rouge, et un trench de gabardine noir.
Réponse de Patricia Parry le 27/01/2006 à 23h22
Dommage....

Grrrrr ! 15 cm de neige !
Commentaire n°5 posté par majoma le 28/01/2006 à 14h57
oui, je crois que tu as été raisonnable!
Réponse de Patricia Parry le 28/01/2006 à 20h30
Ouinnnnn, il marche pas le lien...je peux pas voir les illuctrations!
Commentaire n°6 posté par mouarfff le 28/01/2006 à 21h28
Tu nous donnes envie d'en connaitre encore plus sur bea.(pour les intimes mdr )
Commentaire n°7 posté par salwa le 29/01/2006 à 12h46
Rien à redire ! Bon, il ne me reste plus qu'à commander par correspondance ;)
Commentaire n°8 posté par Roanne le 01/02/2006 à 00h01
Ah, là là! Mais que font-ils à Poitiers!!! lol
Réponse de Patricia Parry le 01/02/2006 à 07h40
bonsoir o beatrice

je parie que tu écris des livres


trêve de plaisanteries je reviendrai  promis
Commentaire n°9 posté par chriscraft_ le 08/02/2006 à 22h12

J'adore cette Beatrice, le caractere que tu lui a collé , la maniere  dont tu la fait parler...Avec le peu que j'ai encore lu , je suis deja charmée de un par le personnage de beatrice et de deux par ta maniere d'écrire , tres important pour moi car il me faut cette etincelle au debut pour poursuivre ma lecture avec plaisir , et là Patricia ,l'etincelle a bel et bien peté. Un truc aussi important il ya des romans qu'on peut lire , et aucune image ne suit dans l'imagination ..je lis l'ombre de montfort et phrase apres phrase des images se creent dans mon esprit, meme l'hopirtal je le vois il est là,  je ne sais pas si tu comprend ce que je veux dire...si tu ne comprend pas ,retiens donc seulement mon :" Mes respect mdam , bravo"


Bon c'est pas que , mais je vais voir la suite .... Gros bouss

Commentaire n°10 posté par salwa le 14/02/2006 à 22h06
oh! merci Salwa! c'est trop gentil! c'est justement ce que je voulais: que les lecteurs accrochent bien!
Réponse de Patricia Parry le 14/02/2006 à 22h33

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18 Juillet 2012

 

 

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