Partager l'article ! Et Athènes?: L'air est doux. La ville met du temps à apparaitre car noyée sous la pollution. Le premier regard est décevan ...
L'air est doux.
La ville met du temps à apparaitre car noyée sous la pollution. Le premier regard est décevant, je le savais car il y a trois ans déjà, j'avais visité la cité des Dieux, aux trottoirs défoncés par les travaux du métro, en prévision des JO.
Pour voir Athènes, grimper sur le Mont Lycavittos: Ahaner le long des rues en pente, souffler comme un phoque en avalant les escaliers, se jurer que plus jamais on ne fumera une seule cigarette. Un téléphérique vous attend à mi-pente, que vous prenez avec bonheur.
Une fois sur le sommet du mont, gravir encore quelques marches, jusqu'à une église orthodoxe minuscule, emplie d'icônes. De vieilles dames emmitoufflées surveillent les cierges.
Face à vous, l'Acropole jaillit dans le soleil. La clarté l'enveloppe insensiblement. Malgré les grues, les travaux, les poutres métalliques qui parasitent encore le site, on demeure ébloui. En arrière-plan, la mer est grise sous une légère brume.
Après quoi redescendre à pied vers la ville (la descente est plus facile, au milieu des cactus, des mûriers, et des orangers), et se perdre dans les ruelles.
On côtoie des hommes nonchalants qui jouent inlassablement du komboloï, des femmes plutôt élégantes, des popes sérieux et glacés sous leur chapeau noir, des touristes affairés.
Au bout du compte, on finit par aimer.
L'avis des lecteurs.