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Aujourd'hui j'ai voulu acheter un énième chapeau.
Faut que je vous dise: j'adore les chapeaux! J'en ai de toutes sortes: des bérets, que je mets sur l'oeil; des bibis, qui se perchent sur le sommet de la tête; des capelines de paille molle, qui font très star avec des lunettes noires; des casquettes, plus dégaine; un panama (un vrai, qui se roule dans un tuyau); un feutre d'Indiana Jones.
Essai du chapeau ce jour, alors que pointe le soleil.
Trop petit.
Le doute s'insinue. Où est la limite entre le plaisir (que je ne boude pas, notez le bien) de s'entendre dire par les lecteurs qu'ils aiment, qu'ils ont passé un bon moment, qu'ils se sont fait avoir par l'intrigue, que c'est mieux que Da Vinci Code ( j'ai des capelines très larges...), où est la limite entre cette satisfaction bon enfant d'avoir bien fait son travail, et la macrocéphalie galopante?
Difficile à dire. De salon du livre en salon du livre (le prochain demain: salon du polar à l'école de commerce de Toulouse), je rencontre des gens qui me disent des choses très gentilles, très émouvantes, très laudatrices . Ceux qui n'aiment pas ne viennent pas, ceci dit! Voilà qui remet les choses à leur place!
Un commentaire récent, que je n'ai pas laissé car il était plutôt dégradant pour son auteur, me dit que je suis une intello coincée (sic).
Une intello coincée avec des grands chapeaux alors!
L'avis des lecteurs.