Vendredi 28 juillet 2006
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C’est le moment de dévorer les polars des confrères.
Ce jour Le labyrinthe des Légumes, de Dominique Delpiroux, édité chez l'Ecailler du SuD
J’aime.
La langue est magnifique, distordue à souhait, crémeuse, poétique.
Les personnages sont tous cassés, mais contrairement à beaucoup de romans noirs, cela les rend plus attachants.
Ici, parenthèse : je hais ces romans noirissimes où tout dégouline d’horreur. Le héros est un prolo dont l’enfance fut un cauchemar. Aujourd’hui il est SDF, sa copine est partie avec un bourgeois, son frère (ce salaud !) milite au centre gauche, et seule la vraie fraternité du lumpenprolétariat lui permettra de sortir (cinq minutes) la tête hors de l’eau et de la Corona (le whisky est trop cher). Car les bourgeois ignorent ce qu'est la vraie fraternité. Fin de la parenthèse.
Or donc, Dominique Delpiroux nous les dépeint tranquillou, avec de petits détails adorables, sans oublier , parfois, une certaine trivialité de bon aloi car il s’agit, en partie, du quotidien d’une Maison d’Accueil Spécialisée (où vivent des neuneus, autrement dit, des légumes, d’où le titre).
Vous savez quoi ?
J’ai lu ce bouquin hier, tandis que mon coiffeur tirait de toutes ses forces sur mes foutues boucles pour les rendre raides. Les personnages vous restent dans la tête, une fois le livre refermé.
La fois d’avant, j’avais lu Marc Lévy. Y a pas photo !
NOTA: Photo du bouquin quand OB voudra bien.
Je t'ai envoyé un mail Bizzzz
La courte description que tu fais de ce roman donne envie de le lire.
Je le note dans mon petit carnet.