Samedi 11 novembre 2006
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Pour répondre à certains bloggeurs qui prétendent que je ne connais pas l’hôtel d’Assézat, je démontre que j’en parle dans mon troisième roman. Extrait ci-dessous.
La scène se passe lors d’un congrès de psychiatrie, qui a lieu à Toulouse et s’éparpille dans les lieux prestigieux de la ville.
Dans le premier chapitre, le Dr Anne Faure a découvert le corps d’un orateur dans les toilettes du palais des Congrès. Antoine et Sami, ses collègues, la soutiennent dans l’épreuve et l’aideront à dénouer les fils de l’enquête.
Lundi 1e juillet, 20 h
La conférence de Berger se tiendrait dans l’hôtel qu’un bourgeois avait amoureusement fait ériger, au XVIe siècle, pour célébrer sa réussite dans le commerce du pastel. C’était une bâtisse de belles pierres blanches, ouverte sur une large cour pavée, dans laquelle on entrait en passant sous un porche ornementé. Les balustrades semblaient de dentelle, et les amours renaissance voletaient sous les plafonds à caisson.
La chaleur était un peu tombée, autorisant un apéritif dans la cour, sous une tente de toile, le temps que les orateurs prennent place dans la grand salle climatisée.
Le public était nombreux, au moins aussi nombreux que le matin au palais des congrès, et il serait difficile de faire asseoir tout le monde. Les organisateurs n’avaient pas espéré autant de spectateurs, lorsque le programme avait été annoncé. Berger le Vieux était connu, mais les sujets complexes qu’il traitait se prêtaient difficilement à une traduction. Il interviendrait en anglais, ce qui dénaturerait quelque peu son propos. Personne ne se faisait d’illusions : la mort spectaculaire de Vaugeois, les liens avec le frère de l’orateur dont chacun espérait qu’il serait présent, l’espoir inavoué qu’il se passerait, peut-être, quelque chose…tout cela expliquait l’affluence de psychiatres de tous pays, élégants et bavards, qui déambulaient un verre à la main, prêtant distraitement l’oreille aux violons baroques dont les notes s’égrenaient dans un des petits salons.
Antoine était présent, en chemise blanche simplissime, et sans cravate, car la température autorisait la rupture des codes vestimentaires…
Anne était là aussi, dans une robe noire ravissante et un peu courte, mais elle pouvait se le permettre, juchée sur des sandales italiennes. Sami lui tenait le bras . Elle en avait besoin car elle n’avait pas l’habitude des talons, et Antoine ne lui donnait pas longtemps pour abandonner les chaussures, qu’elle balancerait négligemment à la main, avançant délicatement sur la pointe de ses pieds nus. Anne était là parce qu’elle refusait de se laisser abattre par les événements, et aussi parce qu’elle était curieuse, comme tout un chacun, de voir comment les choses allaient tourner. Elle avait libéré ses cheveux qui venaient caresser son cou gracile, frôlant un collier de grosses perles de verre rouge qu’Antoine lui avait offert à Murano…
Sami revenait avec deux flûtes, qu’il tenait à bout de bras, fendant la multitude sans s’attacher aux récriminations. Il bouscula impitoyablement une Américaine choucroutée en robe longue, qui en vacilla sur ses talons aiguille.
- Antoine, mon vieux, t’iras te chercher toi-même ton champagne !
- Trop tard. Ça va commencer.
Le public refluait vers la grand salle, une ancienne salle de bal, éclairée de trois lustres gigantesques…
Là, il va se passer quelque chose de capital pour l’intrigue, que je ne vous révèlerai pas aujourd’hui, mais j’ai poursuivi l’extrait pour que tout un chacun puisse noter que l’emploi du mot « réticule » m’est habituel. Ceci dit, il est normal que l’on arbore un réticule lorsqu’on a le privilège d’errer, en soirée, sous les plafonds à caissons de l’hôtel d’Assézat.
…Anne, Antoine et Sami se retrouvèrent dans la cour, plus tôt que prévu, avec un sentiment de désoeuvrement et d’inachevé.
Antoine jouait pensivement avec le chapeau de feutre qu’il avait ramassé en début de soirée.
- J’allais oublier mon vestiaire ! s’exclama Anne.
- Je t’accompagne. Je leur laisserai le chapeau.
Une jeune fille se tenait derrière le comptoir, sous une tente claire. Elle accepta de se charger du couvre-chef, tandis qu’Anne fouillait son réticule à la recherche du ticket de consigne.
- Voilà., dit la jeune préposée au vestiaire. Une étole rouge, n’est-ce pas ? Et ceci.
Anne arqua ses sourcils.
- Quoi donc ?
- Cette enveloppe. Elle était avec l’étole.
- Je n’ai pas laissé d’enveloppe !
L’objet était posé sur le comptoir, à demi recouvert de l’étole. C’était une enveloppe de papier kraft , du format d’un cahier d’écolier.
- Je n’ai pas laissé d’enveloppe ! répéta Anne, en se saisissant de son bien.
- Mais elle était avec l’étole ! s’insurgea la jeune fille. Il y a un nom dessus. Ce n’est pas vous ?
Anne se pencha sur le comptoir, avec un geste d’agacement :
- Puisque je vous dis que…
- Tu ne t’appelles pas Anne Faure ? questionna Antoine ironique.
Y rien à faire, quand je lis réticule... je pense microscope... mdrrrrr
Douce soirée
Ce qui est bien c'est qu'a la lecture de ton roman prochainement , je n'auras pas à sortir le dicco , puisque tout y est expliqué ici .
peu me chaut !! heu desolée mais fallait que je la place quelque part celle là :))
Merci de nous livrer un extrait de ton 3ème, mais je suis quanr même impatient de lire le second.
J'aurais mon dictionnaire près de moi à ce moment là :-))
Hello,
un petit coucou en passant..ça fait un bail que je n'avais pas laissé de com ! C'est la rançon du succés ! Beaucoup de visites=beaucoup de blogs a visiter mais le temps ne s'étire pas à vitam eternam..
dommage !