Confrontée, de la part de lectrices prêtes à tout (y compris à acheter de la lingerie en vraie dentelle garance), confrontée, donc, à de
multiples demandes de rendez-vous, de rencontres, de propositions d'envoi d'e-mail....,
.....Patricia Parry a le regret de vous informer que le Docteur Antoine Le Tellier n'existe que dans les pages de ses romans.
Je rentre d'une après-midi éclair à Paris, mais j'ai des excuses car j'étais en compagnie de David Hallyday (et de Flyy Lerandy de France Ô)
Que découvré-je ce soir en me connectant?
La délicieuse page blanche que me consacre la non moins délicieuse Françoise Guérin sur Mot Compte Double.
Bon, là, c'est du flan. Vu que Françoise a ma photo et ma bio, vous imaginez bien que je lui
ai donné quelques renseignements en sous-main...
J'espère que ce sera pour vous l'occasion de visiter ce site plein de richesses et de parcourir les textes succulents des rédacteurs (non des moindres puisque, en sus de Françoise herself,
vous aurez affaire à Emmanuelle Urien, Magali Duru, ou Georges Flipo... et bien d'autres...) . Humour, émotion, nostalgie, comme un bon vieux bouquin
copain.
Vous noterez qu'à gauche de mes textes figure désormais l'annonce du roman à venir.
Par de remarquables d'habiles de comme-j'ai-pu manoeuvres informatiques, j'ai mis en place des liens tentateurs.
J'ai signé vendredi de nombreuses dédicaces, certaines à des gens que je lis depuis longtemps, d'autres à des gens que je regarde dans la lucarne depuis longtemps, d'autres enfin à des inconnus
(non, monsieur, madame, pas vous qui lisez, là...).
C'est le sentiment étrange d'être brusquement projetée dans un monde parallèle, où ceux que l'on supposait virtuels, vivant dans le poste ou dans le journal, prennent chair dans les quatre mots
qu'on leur adresse (Très cordialement, Poutous de Toulouse, Sir Arthur vous salue...).
Même si le livre ne parvient jamais à la Star, je fais le voeu qu'il rencontre un lecteur.
Jeudi, à 9h30, je suis invitée par Claire Ambill, sur Radio Occitania (98,3MHz, FM)
pour parler de Petits arrangements avec l'infâme.
Si vous vivez dans le Sud, ouvrez grand vos oreilles (dans votre voiture aussi, c'est permis).
Sinon, n'ayez crainte. Dans sa grande mansuétude, Claire Ambill a prévu que vous seriez peut-être dans le Nord. D'ici quelques jours l'émission sera accessible sur le Net. Oui, je sais, j'ai un léger accent du sud (et des milliers de rôses).
Vendredi 10h, j'ai rendez-vous au Seuil pour le service de presse. Je suis à la recherche, dans le moindre recoin de ma cervelle surchauffée, des phrases subtiles qui éblouiront ou charmeront les
destinataires: "Fichtre! Quel auteur est-ce là? Comment avais-je pu l'ignorer jusqu'alors? Harlan C. est-il au courant? My God! Appelons le pour qu'il écrive sur un bandeau
rouge! "
Du tarmac d'Orly au RER, je ne ferai qu'un bond, qui me jettera dans la pile des oeuvres, le stylo à quatre couleurs prêt à signer. Je sens que je vais me surpasser.
Vous vous souvenez peut-être que, déprimée par ce que je lis ici et là, j'avais prévu d'user d'un pseudo (Très
cordialement, Sir Arthur Conan Doyle) ou d'abuser quelque peu de vin blanc.
Damned! Il parait que le Tariquet est en rupture de stock. Je demeurerai donc sobre.
En revanche, c'est donc vendredi que je tiendrai entre les mains l'objet du délit. Ah, le joli moment!
Très joyeusement, Patricia Parry.
Je le relirai dans l'avion du retour.
Les éditions du Seuil m'ayant incluse dans leur catalogue "à paraitre", je considère que je
peux lever le suspense en ce qui concerne la couverture. C'est à la fois un plaisir et un honneur. Je suis un trop jeune auteur pour être blasée.
Vous noterez qu'elle est noire à souhait, comme le roman...
En prime, voici la quatrième, en avant-première mondiale.
Je vous rapelle l'avis d'Harlan C.: Je n'ai jamais rien lu d'aussi bon depuis le DVC. et celui de Sir Arthur C. D.: Le Dr Le Tellier est un digne émule du Dr Watson.
Un
petit mot de Michael Connelly dans le Washington Post serait bienvenu.
Accusé d’avoir égorgé sa sœur, Khaled Addad, amnésique et halluciné, est amené aux urgences de Toulouse par la gendarmerie. Antoine Le Tellier, le psychiatre qui l’examine,
demande son internement. Tandis que la presse bien-pensante fustige aussitôt un islam fanatisé, la jeunesse des banlieues toulousaines commence sérieusement à s’échauffer. C’est alors que Le
Tellier découvre que, depuis six mois, Khaled Addad rêve d’une jeune fille autrefois égorgée… D’incompréhensibles indices s’accumulent. Pour comprendre le mal dont souffre son patient, Le Tellier
se replonge dans l’histoire du XVIIIe siècle.
Y aurait-il un rapport entre la folie de Khaled et l’affaire Calas qui, en 1762, avait soulevé l’indignation de Voltaire ? Le jeune homme est-il coupable, schizophrène, ou tout simplement, comme Jean Calas, victime de l’intolérance et des préjugés ?
Pour « écraser l’infâme », une intellectuelle très médiatique vole au secours de Le Tellier… Ils se trouvent alors pris dans la tourmente d’événements
heurtant la raison, où les morts se succèdent et les puissances occultes se déploient… Et si c’était la faute à Voltaire ?
Le présent livre ouvre le cycle des aventures noires du Dr Le Tellier.
Cette dernière phrase donne le vertige, ah, ah! (Rire démoniaque)
Et le premier chapitre est là.
Je corrige ce week end ce que je pense être mes dernières épreuves des "Petits arrangements ave
l'infâme."
(En même temps que j'écris ces lignes, je lis, de la main de la préparatrice, sur la page de garde desdites épreuves, les mots "Patricia Parry,
premières épreuves". Je me berce donc d'illusions)
En fait l'exercice est fascinant parce que le texte m'apparait sous sa forme quasi définitive, ce qui me permet de le découvrir à nouveau, un peu comme un lecteur lambda.
J'ai relevé des répétitions qui m'avaient jusque là échappé, et me désespère de ce que le mot rouge, capital pour mon intrigue, n'a pas assez de synonymes dans notre beeeelle
langue. (ça va, ça va, j'ai déjà utilisé pourpre, écarlate, garance, vermillon, carmin, rubicond et rutilant, me prenez pas la tête...).
Et puis le sang rutilant, c'est assez moyen....
La prochaine fois, j'écrirai à l'eau de rose...
A vos dictionnaires de synonymes....
L'avis des lecteurs.