Vendredi 23 novembre 2007
On me demande aujourd'hui, d'un air un peu gêné:
- Je ne vous ai jamais lue, mais c'est vrai, dites-moi, que sur votre blog et dans vos livres, vous racontez votre vie privée?
Euh... comment dire?
Ben les romans, c'est de l'imagination, voyez....
Hum, hum....
C'est que, voyez, je ne connais pas Voltaire, perso....
.....
Ni Simon de Montfort... Jamais rencontré... Pas que ça ne m'intéresse pas, notez.... Mais, euh... devait pas être libre, le gars...
....
Mrs K n'attaque pas les libraires à la tronçonneuse, Denzel Washington et Sean Penn se sont jamais venu commenter sur ce blog, Viggo Mortensen n'est pas un ami proche.
(et les Veilleurs, ça n'existe pas... Mais chut! ça pourrait se savoir...)
Remarquez, pour Mrs K., j'ai comme un doute...
Confrontée, de la part de lectrices prêtes à tout (y compris à acheter de la lingerie en vraie dentelle garance), confrontée, donc, à de
multiples demandes de rendez-vous, de rencontres, de propositions d'envoi d'e-mail....,
.....Patricia Parry a le regret de vous informer que le Docteur Antoine Le Tellier n'existe que dans les pages de ses romans.
Je rentre d'une après-midi éclair à Paris, mais j'ai des excuses car j'étais en compagnie de David Hallyday (et de Flyy Lerandy de France Ô)
Que découvré-je ce soir en me connectant?
La délicieuse page blanche que me consacre la non moins délicieuse Françoise Guérin sur Mot Compte Double.
Bon, là, c'est du flan. Vu que Françoise a ma photo et ma bio, vous imaginez bien que je lui
ai donné quelques renseignements en sous-main...
J'espère que ce sera pour vous l'occasion de visiter ce site plein de richesses et de parcourir les textes succulents des rédacteurs (non des moindres puisque, en sus de Françoise herself,
vous aurez affaire à Emmanuelle Urien, Magali Duru, ou Georges Flipo... et bien d'autres...) . Humour, émotion, nostalgie, comme un bon vieux bouquin
copain.
Dimanche 30 septembre 2007
Vous noterez qu'à gauche de mes textes figure désormais l'annonce du roman à venir.
Par de remarquables d'habiles de comme-j'ai-pu manoeuvres informatiques, j'ai mis en place des liens tentateurs.
J'ai signé vendredi de nombreuses dédicaces, certaines à des gens que je lis depuis longtemps, d'autres à des gens que je regarde dans la lucarne depuis longtemps, d'autres enfin à des inconnus
(non, monsieur, madame, pas vous qui lisez, là...).
C'est le sentiment étrange d'être brusquement projetée dans un monde parallèle, où ceux que l'on supposait virtuels, vivant dans le poste ou dans le journal, prennent chair dans les quatre mots
qu'on leur adresse (Très cordialement, Poutous de Toulouse, Sir Arthur vous salue...).
Même si le livre ne parvient jamais à la Star, je fais le voeu qu'il rencontre un lecteur.
Jeudi, à 9h30, je suis invitée par Claire Ambill, sur Radio Occitania (98,3MHz, FM)
pour parler de Petits arrangements avec l'infâme.
Si vous vivez dans le Sud, ouvrez grand vos oreilles (dans votre voiture aussi, c'est permis).
Sinon, n'ayez crainte. Dans sa grande mansuétude, Claire Ambill a prévu que vous seriez peut-être dans le Nord. D'ici quelques jours l'émission sera accessible sur le Net. Oui, je sais, j'ai un léger accent du sud (et des milliers de rôses).
Vendredi 10h, j'ai rendez-vous au Seuil pour le service de presse. Je suis à la recherche, dans le moindre recoin de ma cervelle surchauffée, des phrases subtiles qui éblouiront ou charmeront les
destinataires: "Fichtre! Quel auteur est-ce là? Comment avais-je pu l'ignorer jusqu'alors? Harlan C. est-il au courant? My God! Appelons le pour qu'il écrive sur un bandeau
rouge! "
Du tarmac d'Orly au RER, je ne ferai qu'un bond, qui me jettera dans la pile des oeuvres, le stylo à quatre couleurs prêt à signer. Je sens que je vais me surpasser.
Vous vous souvenez peut-être que, déprimée par ce que je lis ici et là, j'avais prévu d'user d'un pseudo (Très
cordialement, Sir Arthur Conan Doyle) ou d'abuser quelque peu de vin blanc.
Damned! Il parait que le Tariquet est en rupture de stock. Je demeurerai donc sobre.
En revanche, c'est donc vendredi que je tiendrai entre les mains l'objet du délit. Ah, le joli moment!
Très joyeusement, Patricia Parry.
Je le relirai dans l'avion du retour.
L'avis des lecteurs.