Des livres...

  

Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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  Qui-est-l-auteur.jpgDe la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 
Mardi 12 juin 2007

Trois personnes ont fait une incursion sur le blog hier, à la recherche d'une "photo du meurtrier de Montfort".
Je comprends sans peine quelle fut leur déception.
En effet, la photographie ayant été inventée , comme chacun le sait , par Nicéphore Niepce au XIXe siècle, il est peu probable qu'un reporter bardé de Nikon se soit retrouvé sur le champ de bataille devant Toulouse le 25 juin 1218. "Prends le sous cet angle, coco, c'est bon pour Paris-Match!"
C'est probablement la raison pour laquelle on ignore encore aujourd'hui qui a tué Simon de Montfort. Sinon, vous imaginez bien que Téhéfun aurait interviewé les témoins, qui n'auraient pas manqué de filmer la scène avec leur téléphone portable.
Notez que l'on sait quand même qu'il s'agissait d'une femme, dont l'histoire n'a pas retenu le nom... (Je m'empresse de vous en proposer un dans "l'Ombre de Montfort"... Cependant le poids des mots ne s'accompagne pas du choc des photos...)

Montfort.jpg Ceci n'est pas une photo, petits enfants de France.
par Béatrice publié dans : l'Ombre de Montfort, roman
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Dimanche 27 mai 2007
Mon casting idéal, réservé aux lecteurs de l’Ombre de Montfort. Les autres peuvent lire l’article, mais je ne saurais trop leur conseiller de courir se munir de l’opus pour comprendre tout le sel du texte ci-dessous.  Sinon, prenez quelques infos ici.
Spielberg achète les droits du bouquin. !!!!!
Il me propose une somme indécente que je n’aurai pas l’indélicatesse de vous révéler ici. Sachez seulement que désormais, les virées au Carlton, où m’attend le barman italien, seront banale routine.
J’ai accepté de signer à condition de maîtriser le casting. Il n’est pas question qu’Hollywood fasse une erreur grossière dans l’interprétation de mon œuvre.
Pour François de Montréjouls, l’idéal, il faut bien le dire, serait Yannick Noah. Il existe toutefois un écueil qui n’est pas négligeable. Yannick chante, mais ne joue pas la comédie. J’accepte, la mort dans l’âme, de me rabattre sur Denzel Washington.
Pour Vincent Nadal, je ne dirais pas non à Sean Penn. Cependant il est souhaitable que le rôle soit tenu par un vrai latin. Vincent Nadal est un type qui a le caractère un peu chaud, un ténébreux séduisant, mais il n’est pas assez fracassé pour être incarné par un Irlandais eût-il le charme ultra-sexy de Sean. Je me contenterai donc de Vincent Cassel, qui a ses entrées aux States depuis Ocean’s whatever the number. Il doit pouvoir clamer « Hasta la vittoria siempre ! », avec l’intonation convenable (Pour comprendre, faut lire The shadow of Montfort). En plus, il a déjà le prénom, c’est tout bon.
Pour Clémence de Montréjouls, Pimprenelle exige d’être le coach de la jeune actrice. C’est à prendre ou à laisser Mister Spielberg.
Pour Béatrice… Ah, Béatrice !...
J’ai longuement hésité, me demandant si je ne donnerai pas moi-même la réplique à Vincent et à Denzel. Mais mes obligations professionnelles ne me permettent pas d’assurer la promotion du film au prochain festival de Cannes. Le choix est délicat : l’héroïne doit être en mesure de crapahuter dans le désert du Wadi-Rum en mules Prada exercice périlleux s’il en fût. Après réflexion, j’opte pour Jodie Foster, aussi élégante que brillante. Denzel et Vincent m’ont fait part de leur déception, mais n’insistez pas…ma décision est irrévocable.
Pour Sellières, Danny de Vito
Pour Mademoiselle Parker, Meryl Streep.
Et last but not least, pour l’effroyable Simon de Montfort, je pense à un contre-emploi. Viggo Mortensen y serait délectable, en justaucorps ajusté, la mort dans le regard.
Voilà. Si Steven n’est pas content, qu’il le dise ! Je sais que l’achat de Si c’était vrai, de Marc L., s’est soldé par une bluette cinématographique sans intérêt, avec la minette qui joue dans La revanche d’une blonde ou Legally blond : Rheese Whitherspoon, je vous demande un peu ! Et pourquoi pas Jennifer Lopez dans le rôle de Béatrice, tant qu’on y est !
Pas de ça avec moi, Mister S. ! Je savais bien qu’on ne pouvait pas s’entendre avec vous ! Gardez vos dollars ! Je ne mange pas de ce pain-là.
 
par Patricia PARRY publié dans : l'Ombre de Montfort, roman
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Lundi 11 septembre 2006
J’ai signé il y a quelques jours chez un éditeur parisien pour mon deuxième roman.
Je passe sur la joie, et la fierté. Double looping, triple salto. Applaudissements des aficionados.
 
Ce fut l’occasion de faire le point.
J’ai feuilleté L’ombre de Montfort,  mon premier roman publié (toujours en librairie, hé, hé !)
J’assume l’intrigue, les personnages, leur évolution.
Mais le deuxième a été l’occasion de resserrer mon style, et de moins me laisser aller à mes « darlings », mes tics d’écriture, mes manies d’écrivain (j’ose enfin le mot). Allez, je garde une petite pensée pour Béatrice, Vincent et François. J’ai un gros faible pour leurs aventures historico-ésotériques. Je n’oublie pas que Philippe Lefait (sur France 2, pour ceux qui se couchent avant minuit) a qualifié Montfort de polar métaphysique.
 
A fond dans mes corrections, je vis désormais avec Antoine, Anne, et Khaled. Tout le monde s’accorde à trouver le deuxième meilleur que le premier. C’était ma hantise : que tout soit rapporté à « Montfort ». On s’est appliqué rassurer mon petit ego narcissique d’auteur (si j’ose le mot écrivain, j’ose l’ego qui va avec).
Merci au CDPL (Club Des Premières Lectrices, dont je me dois de préciser qu’il comporte, malgré son nom, un lecteur), toujours debout dans la tourmente. Le CDPL me conforte dans mon idée d’écrire, mais ne mâche pas ses mots en ce qui concerne ma production. Les e-mails s’échangent et il y a moins de « Tu es géniale ! »  que sur OB, avouons-le. Merci à l’éditeur, qui parsème de rouge mes feuillets A4 tout en précisant : « C’est comme vous voudrez », mais qui se trompe assez peu, il faut le reconnaître.
 
J’ai progressé, donc, et je découvre l’angoisse du troisième opus.
 
NB : Je pratique la pensée magique, et ne livrerai le nom de l’éditeur que lorsque j’aurai le bouquin dans les mains.
 
 
par Patricia Parry publié dans : l'Ombre de Montfort, roman
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Dimanche 29 janvier 2006

 

Anilori a lu l'Ombre de Montfort et propose son interprétation des personnages

Voici sa vision de Clémence de Montréjouls

Clémence est la fille de Béatrice et François. En principe, elle n'a rien à voir avec cette histoire. Elle va au collège, elle surfe sur Internet, et fait croire à sa mère qu'elle a mal à la tête pour sécher les cours. Du grand classique.

Mais son père est un Veilleur. Et Béatrice découvre avec inquiétude que François a déjà commencé à l'initier à son destin hors du commun. C'est à Clémence que François enverra les premières nouvelles depuis sa disparition.

Il faut mettre Clémence en sûreté car elle est une pièce maitresse dans le jeu qui se joue: Veilleurs contre Brûleurs de Temps.

Quelques mots sur Clémence:

Avant même que sa mère ne réponde, elle était là dans la cuisine, arrivée silencieusement, comme une souris. C'était une petite fille menue et ravissante, aux boucles brunes emmêlées, au petit nez retroussé, aux yeux dorés dans un visage de lutin couleur d'abricot. L'air d'enfant sage faisait illusion quelques secondes, le temps que les adultes se détendent et ne soient plus sur leurs gardes, ce qui ne manqua pas d'arriver. Sellières et Vincent sourirent l'un et l'autre, séduits sans la moindre résistance. Après quoi la mioche prit la direction des opérations. La seule qu'elle ne blousait pas d'habitude était sa mère, ce matin-là hors de combat. La péronnelle en profita, prenant la parole avant qu'on ne la lui donne:

 -         Pourquoi c'est interdit de me parler? Pourquoi vous parlez de Papa?

 

par Patricia Parry publié dans : l'Ombre de Montfort, roman
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Vendredi 27 janvier 2006

   

Anilori a lu "L'ombre de Montfort" et donne sa vision des personnages.

Voici: Béatrice Beaumont de Montréjouls

Oui, je sais, vous croyez déjà la connaître.

Béatrice est psychiatre. Elle est mariée au french doctor. François revenu juste après le 11 septembre sans un mot d'explication, a disparu quelques jours plus tard. 

"C'est une bourge superficielle", pense Vincent lorqu'il la rencontre.

Il venait interviewer le mari après l'explosion d'AZF. A défaut, il se rabat sur elle, et elle l'accueille sans plaisir:

"Et si j'étais mariée à Depardieu  vous me demanderiez ce qu'il pense de l'explosion d'AZF?"

Elle a l'habitude de se débrouiller seule des choses, puisque son french doctor de mari est toujours par monts et par vaux. Mais elle aime que tout soit clair, et que les choses soient dites. Confrontée à la Veille, elle va devoir accepter que certains faits gardent leur mystère. Elle découvre avec stupéfaction qu'elle ne sait pas tout de l'homme avec qui elle vit, mais elle choisit de partir à sa recherche.

Quelques mots sur Béatrice:

(Vincent) réprima un geste d’agacement en voyant entrer la jeune femme brune : non, elle n’était pas quelconque, Béatrice de Montréjouls. Mince et menue en vraie fille du Sud,  vêtue , jean compris, d’un savant mélange de couturiers solaires dont il aurait pu réciter les noms, merci, chaussée des baskets idoines, celles qu’il faut porter selon Elle et Biba. Avec un peu de chance, il l’appâterait en lui parlant des mérites comparés de Gucci et Prada,  et lui ferait cracher les renseignements dont il avait besoin en moins de temps qu’il n’en faut pour acheter un faux Vuitton au grand bazar d’Istanbul....

Elle le repéra d’entrée. Il avait donc le look journaliste ? Elle s’approcha de la table, le salua d’un signe de tête, et demeura debout sans bouger, le fixant d’un air inquisiteur, s’enveloppant frileusement dans son trench de soie à huit cents euros.Vincent était tout sauf un imbécile : il fit un rapide mea culpa intérieur sur ses préjugés et, comprenant ce qu’elle attendait, s’exécuta. Il se leva, salua, tira une chaise où elle s’assit, muette et pensive.

La petite comédie sans paroles lui permit  d’apprécier le regard, las et lumineux malgré les cernes de fatigue. OK, OK, cette femme n’était pas une bourge superficielle. Ou tout au moins, elle n’était pas superficielle. On peut se tromper.Sa deuxième erreur lui revint en pleine face, sous la forme d’un aimable exocet balancé avec une urbanité polaire. Il avait demandé, limite mondain, si le docteur de Montréjouls prenait quelque chose. Elle répondit, glaciale, que Montréjouls n’était pas son nom, mais celui de son mari.

 -         Quant à moi, je suis le docteur Beaumont.

 

C'est donc ainsi que la voit Vincent, le jour de leur première rencontre dans un bar de la ville:

on m'a beaucoup reproché le trench de soie.... Je ne répondrai à aucune question sur le prix de MON trench de soie (huit cent euros! et puis quoi, encore!) 

Un peu plus...?

Elle connaissait François depuis la fac. Ils s’étaient rencontrés alors qu’elle était encore étudiante tandis que lui terminait son internat. Il était objectivement fascinant, beau, élégant, désinvolte, brillant. Il lui avait appris qu’elle aussi était exceptionnelle, raison pour laquelle il s’était attaché à elle, alors que jusque là il n’imaginait pas se lier à quelqu’un un jour. Elle ne pouvait cependant dire qu’elle savait tout de lui, de même que sûrement il ne savait pas tout d’elle. Il était volontiers discret, elle respectait ce souhait de garder un jardin secret. Il ne posait jamais de questions, acceptant les confidences mais ne les provoquant jamais.

Elle était donc mariée à un type qui pouvait disparaître pendant plusieurs jours, dans des circonstances terribles, et n’envoyer aucune information, aucun courrier, aucun coup de fil. Allait-il reparaître, frais et dispos après une retraite dans un endroit préservé? Pensait-il qu’il suffirait de dire : " Maintenant ça va mieux! ". ?

Non, franchement, François non plus ne connait pas Béatrice!

 

par Patricia Parry publié dans : l'Ombre de Montfort, roman
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