Et si on parlait un peu de psychiatrie ?
Préoccupation très actuelle.
Il est vrai qu’il y a eu divers événements douloureux. Il faut ça !
L’hôpital psychiatrique, je connais. Je peux même dire que s’il existe un endroit où je ne suis pas dépaysée c’est bien celui-là !
Je suis en mesure de trouver en trois minutes chrono la cafeteria dans n’importe quel HP de France et de Navarre …
Je vous propose un nouveau héros, un psychiatre cool, ah, ah… ! Un type adorable, aux yeux de cocker et qui sait faire la cuisine…
Lectrice, si tu ne craques pas pour mon héros c’est que tu ne viens pas de Vénus… !
Mon nouveau héros s’appelle Antoine. Il travaille dans un HP et il est confronté au patient le plus perturbé de tous les temps…
Lectrice, je t’offre quelques extraits (mais si tu es un lecteur, ça va bien aussi...): « …Le jeune homme était hagard (NOTA : Lectrice, tu auras compris qu’il s’agit du patient, et non du psychiatre…) . Il accusait tout au plus une vingtaine d’années, juvénile et mince, presque encore adolescent. Il avait le teint olivâtre, et ses yeux sombres lui dévoraient la moitié de la figure. La conjonctive en était rougie et les pupilles légèrement dilatées. Il mordait jusqu’au sang ses lèvres pâles et était agité de légers soubresauts, image d’Epinal du fou dans toute sa splendeur. Six gaillards musclés et dûment armés formaient rempart entre lui et le reste du monde, le cheveu ras et le visage marmoréen. Le gamin était menotté aux mains et aux pieds.
- Khaled Addad ! jeta le gradé qui tenait à la main une liasse de papiers. C’est pour vous, Docteur… - Que s’est-il passé ? C’était la question piège : en général, il était plutôt difficile d’avoir des informations sur les faits. Il arrivait à Antoine d’obtenir plus de détails dans la presse que par les laconiques données distillées au compte goutte par la police ou la gendarmerie qui accompagnait le patient. Combien de fois s’était-il retrouvé avec un malade hospitalisé d’office à la suite d’un passage à l’acte qui faisait la une le lendemain, et de n’avoir à se mettre sous la dent que les vagues propos de son patient, délirant dans quatre vingt dix pour cent des cas ! Après quoi, il était prié de partir lui-même à la pêche pour être en mesure de rédiger ses certificats. (« Ce patient est dangereux pour l’ordre public et la sûreté des personnes et doit être hospitalisé d’office, en vertu de l’article L330 du code de la santé publique. » ou « l’état de ce patient ne justifie pas… ». )
Le gendarme fut aussi disert que ce qu’attendait Antoine.
- Il a tué sa soeur. Enfin …probablement… Une vraie boucherie… »
Petits arrangements avec l'infâme: Prologue et chapitre 1.
Et je pourrai, à nouveau, me moquer de mes petits camarades
On vient de m'annoncer que mon deuxième bouquin est en cours de fabrication.
J'imagine aussitôt les ouvriers du livre manipulant leurs petites lettres, comme Gutenberg, pour aligner mes mots précieux. (Inutile de me mettre des commentaires pour me signaler que désormais tout est fait par informatique. Je veux que mon livre soit imprimé par Gutenberg!)
Bien entendu, j'avais justement envie de corriger quelques phrases et de revoir certaines expressions...
Trop tard!
"Vous pourrez toujours corriger les épreuves", me dit l'éditeur.
Ouais! Mais rien n'est jamais parfait! J'ai repéré, dans l'Ombre de Montfort, deux fautes d'accord qui clignotent en rouge vif dès que j'ouvre le bouquin.
Je connais même un auteur qui se paie une énorme faute d'orthographe sur la quatrième de couverture! Personne ne l'a vue, sauf lui, quand il a reçu son oeuvre imprimée... En plus il est prof de français! Ses élèves sont pliés de rire!
Quelques infos en pointillé, mais je me lâcherai d'ici quelque temps...
Je fais lanterner mes aficionados, qui attendent, haletants, la parution du deuxième opus! ;-)
On m'a proposé deux couvertures, noires à souhait. Le Club des Premières Lectrices a fait preuve d'un enthousiasme mitigé, à part un Premier Lecteur et Pimprenelle, résolument du même avis que
moi. Mais il est vrai que les Premières Lectrices ont déjà lu le bouquin, alors que l'objet de la couverture, c'est quand même d'amener le lecteur potentiel à s'intéresser au futur
best-seller. L'une d'entre elles m'a même dit que le romantisme du livre n'était pas suffisamment pris en compte... Après tout ce que j'ai écrit sur le romantisme, j'en suis toute retournée!
Mais vu le nombre de cadavres en jeu je pense, à la réflexion, que le terme "romantique" n'est pas si mal adapté...et que la couverture l'est peut-être..(romantique).
Une photographe adorable a pris 200 clichés en me donnant quasiment l'impression d'être Naomi Campbell (qui aurait l'accent de Toulouse). L'un d'entre eux figurera sur la quatrième de couverture
(et les critères n'en sont pas qu'esthétiques, m'a fait remarquer l'éditeur).
Les autres serviront à la presse (quand Elle, Biba et La Croix , avides de connaître cet auteur - cette auteure, si c'est Elle- qui vous colle
des frissons avec cette élégance si remarquable, demanderont avec la dernière des insistances une photo de la merveille).
Bref, je plaisante et tente d'amuser la galerie, mais je sais désormais à quoi ressemblera mon bouquin, ce qui est particulièrement émouvant. Que ce soit le deuxième n'enlève rien au
plaisir.
Il devrait sortir en octobre sous un titre qui s'est imposé à moi dès les premières lignes: .........
Petits arrangements avec l'infâme.
Martine me propose une chaîne.
Je me suis dit qu’il était temps de vous faire connaître Antoine Le Tellier mon serial lover.
L'avis des lecteurs.