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Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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Qui est l'auteur?

  Qui-est-l-auteur.jpgDe la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 
Mercredi 26 mars 2008

Allez, un peu de réflexion sur ce blog qui part en quenouille, je vous le dis…
 

Inspirée par les questions de Dominique, qui m’a interviewée pour Theyrani.com, je lance la polémique :

Qu’est-ce qui rend votre engagement légitime ?

Je m’appuie sans vergogne sur le coup de gueule de Béatrice, à qui on fait remarquer, in L’ombre de Montfort, qu’elle a un peu trop le sens du look :


-
        
Oui, oui, je sais, je joue les hussards de la république en mules Prada. Et alors? Il n'y a que les  crétins qui s'imaginent qu'il faut être bab en sabots suédois avec des locks et fumer des pétards pour être bon avec les patients!


Ben oui.


Pourquoi les sabots hideux seraient-ils indispensables ? En quoi sont-ils le garant de votre sincérité ?  Je revendique haut et fort cette pose très latine qui veut ce qui est utile doit être beau, et inversement.

 

par Béatrice publié dans : Cours d'éditage
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Dimanche 16 décembre 2007

Est-il bête! C'est lui qui le fait vivre, non?
Elisabeth George l'a fait, soulevant les protestations indignées des aficionados (mais comme c'est encore tout frais, je ne dirai pas QUI est la victime).
La mort d'un héros récurrent, annoncée à grands coups de trompette avec paris sur comment, où et pourquoi est un événement médiatique sans précédent. Les lecteurs sont furieux, l'auteur devient l'homme à abattre et l'éditeur est content.

Pourquoi tuer votre héros récurrent?
Parce que vous avez planté la description initiale: 
Pas de héros trop exotique ou vous le paierez toute une vie d'auteur.  Brainstorming exigé avant de faire de votre enquêteur séduisant un Kosovar fraîchement immigré. Ou alors, soyez au top sur les Balkans.
Bien que gardant Poirot au chaud, Agatha C. décrit  dans plusieurs romans un personnage de romancière foutraque, Ariadne Oliver, qui déteste son personnage récurrent. Ariadne a eu la mauvaise idée d'en faire un Finlandais alors qu'elle ne connaît  rien à la Finlande et se trimballe depuis les remarques acides des lecteurs voyageurs qui lui renvoient son inculture. (C'était avant la mode du polar nordique, notez le. Agatha C. a-t-elle inventé le flic d'Arnaldur Indridasson?) Trop forte Milady!

Vous avez le droit de lui refiler un côté ténébreux en lui faisant pratiquer une discipline martiale rare (le Viet vo dao pendant des années, à vous de voir...)

Vous pouvez lui coller une Porsche. Vous vous débrouillerez ensuite des réflexions pincées. (J’ai tout entendu, y compris « La Porsche est une voiture de droite, tu aurais dû lui donner une Jaguar » ). Mais qu’est-ce que j’y connais aux bagnoles, moi, hein ? Et puis sa Porsche est une Carrera d’occasion, vous allez pas me prendre la tête ! Je vais te lui faire avoir un accident, moi ! Et pi j’y rachèterai une Deux Chevaux !  

Parce qu'il vous bouffe la vie:
Conan Doyle a craqué, en faisant disparaître Sherlock Holmes après un nombre raisonnable d'enquêtes résolues. Dévoré par son personnage, qu'il finissait par trouver imbuvable. Obligé de rappeler en permanence à ses lecteurs qu'il n'était pas Holmes et que le 220b Baker Street, n'existe pas. Contraint à cohabiter avec son génial détective alors qu'il ne rêvait que de romans "sérieux", de littérature blanche (et de tables tournantes, car l'homme était spirite convaincu)
Agatha Christie l'ose aussi, mais précise qu'Hercule Poirot ne pourra mourir qu'après elle (ce dernier opus publié post mortem dans lequel le petit Belge à moustache disparaît n'est d'ailleurs pas le meilleur).  
Ne créez pas un héros plus-que-parfait ! Que ferez-vous ensuite des demandes multiples de rendez-vous que les admiratrices d’Antoine Le Tellier vous envoient par brassées, hein ? Et si elles se couchent en travers de votre porte pour savoir où il habite ? 
Annoncez d’entrée qu’il n’aime ni les chiens ni les enfants, qu’il est  végétarien mais que Bouddha n’est pas sa tasse de thé, qu’il adore la corrida, et qu’il offre de la vraie fourrure à ses ex . Le temps que tout le monde se départage, vous aurez pondu les trois romans suivants. 

Parce que "Famille, je vous hais!":
Ben oui! On ne peut pas massacrer ses enfants, même s'ils éclatent leur forfait Orange ou écoutent Lorie en boucle. 
On doit respecter ses parents, même s'il vous appellent 18 fois pour savoir "si vous apportez la bûche à Noël" (Et prends-la chez Bébert, le seul pâtissier qui sait la faire. Oui je sais, deux heures de queue, mais tu sais bien que ton père ne digère que celle-là).
Et ce type si familier qu'il en est presque devenu votre frère, cet enquêteur que vous supportez jour et nuit, on ne pourrait pas lui mettre un petit coup de tronçonneuse? Attendez voir....

Parce que c’est trop fun !
Ça aiguise l’imagination.
Conan Doyle précipite Holmes au fond d’un précipice : Aaaaaaaaaaaaah !
Elisabeth George envoie des coups de feu (faible…faible…Je lui en veux)
Agatha C. fait de la mort de Poirot la clé de son énigme (Impérial)
Avantage à Conan Doyle qui, sous la pression et les lettres d’insultes, fait renaître son héros de ses cendres (J’imagine l’état d’excitation de l’éditeur…). Jeté dans le canyon, c'est bon, pas de corps, pas de traces. La résurecction est possible.  He'll be back.
Quant à votre servante, elle réfléchit…
Une Deux Chevaux piégée ?

par Béatrice publié dans : Cours d'éditage communauté : SOIF DE LIRE...
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Samedi 27 octobre 2007
Je ne vous parle ici que du lecteur missionné, et non du lecteur lambda, celui qui comme vous et moi lit le dernier Petit sorcier dans sa véranda en espérant passer un bon moment. Il s’agit donc du béta-lecteur, à qui, pauvre de vous, vous avez eu l’impru/pudence de demander un avis sur texte.
Le voilà qui contemple votre oeuvre, se frottant les mains de satisfaction. Il a mis ses grosses chaussettes de laine car les soirées deviennent fraîches. Il ajuste ses bésicles. Il boit sa gorgée de tisane. Ah, ah ! Il va pouvoir critiquer ! (Ça c’est moi, découvrant les textes qui s’amoncellent dans ma boite-mail… Je plaisante…Je n’ai pas de besicles, seulement d’adorables lunettes de grand couturier)
De même qu’il y a plusieurs races d’auteurs, le critico-lectorat ( ou Béta-lectorat) se divise en plusieurs espèces.
 
Le lecteur béat :
-         J’adore cke tu fais. Trop génial ! Surtout le passage à Los Angeles !
-         Mais mon roman se passe à Toulouse
Soyons clairs. Celui-là ne vous aide pas
 
Le lecteur qui a des lettres :
-         J’ai l’habitude de beaucoup lire, cher Maître (On ne rit pas. « Cher Maître » est arrivé à Solenn Colléter) et votre prose me rappelle celle de Victor Hugo. Ces descriptions foisonnantes, ces dialogues si riches, ces comparaisons si audacieuses
-         Mon polar ? Hugolien ? Ben je voyais pas si loin !
Celui-ci est agréable, mais sujet à caution.
 
Le lecteur un chouïa sadique (il écrit lui-même et est très technique)
-         La ponctuation est malencontreusement employée. Les dialogues sont indigestes. Votre emploi du participe passé est périlleux et les sentiments du héros ne sont pas clairement exprimés.
-         Ben…Il faut bien accorder le participe passé quand le complément d’objet direct est placé avant le verbe ? Non ?... Non ?
Celui-là est terrible ! Il a parfois raison.
 
Le vrai jaloux  (il faut se faire plaisir de temps en temps. La position masochique n’est  pas supposée être permanente)
 - Texte imbuvable, stile nul.  Les lettre de Voltaire ne son pas crédible. La description de    l’hôpital psy me fait rigolé ! Je ne comprend pas comment on peux écrire aussi mal. On se demande comment certain son publier  (alors que j’ai moi-même envoyer à Gallimar qui ne s’est même pas fendu d’une réponse !)
 
Le lecteur qui veut plier votre texte à son style propre (à mon avis, c’est le plus grand danger. Quand on écrit soi-même, il faut savoir prendre de la distance) :
-         L’auteur : La jeune fille a les bras en croix. Elle tournoie lentement dans l’eau noire où se reflète une lune pâle. Son vêtement rouge se gonfle sous l’effet de faibles vagues.
-         Le lecteur : Super ! Mais je l’aurais écrit comme ça :  La meuf fait l’avion. Elle fait la toupie sur la flotte glauque et on voit la lune. Son sweat satanique fait ploc ploc… (ça en jette plus, non ?). Qu’est-ce que vous en pensez ?
Celui-là… Je n’en pense rien. Mais je l’ai rencontré. Là (lisez les commentaires.)
 
Le vrai pro (ou le véritable ami)
Bon là, ami auteur, rien à dire. Si votre ego est normalement dimensionné, la critique du vrai pro, sincère et véritable comme disent les comptables, vous fait un peu de mal et beaucoup de bien. (Si votre ego est légèrement hypertrophique le vrai pro ne deviendra jamais votre ami. S’il était votre ami, c’est mort…)
Il n’est peut-être pas trop tard pour vous inscrire au club AOC [Auteurs Ouverts à la Critique], dont Lucile qui commente ici-bas, est la présidente.


 
 
 
par Béatrice publié dans : Cours d'éditage communauté : SOIF DE LIRE...
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Jeudi 25 octobre 2007

Répondre, là, tout de go, que "oui, il faut donner son avis" relève à mon avis d'une délicieuse imprudence, voire, j'irai plus loin, d'une fort naïve impudence. 
L'auteur est un petit être fragile (Solenn Colléter ne me contredira pas) qui doit être ménagé.
Aussi suis-je très précautionneuse lorsque, dans un élan altruiste (et idiot, il faut bien le reconnaitre), je décide de répondre aux demandes d'avis qu'on m'envoie via le blog ou le courrier électronique. L'exercice est plus que difficile, et j'insiste sur le point suivant: Je ne suis que la lectrice lambda. Je n'ai aucune prétention à être un arbitre de la littérature. Si je fais la moindre remarque, elle a la même valeur que n'importe quelle autre. Je suis juste quelqu'un qui adore lire et lit beaucoup. 

Mais venons en au fait, car j'élude, j'élude...

Il y a, en effet, plusieurs races d'auteurs:
L'auteur mégalomane qui vous demande, non pas un avis, mais une validation de son génie. Toute remarque est prise de manière persécutoire avec, parfois, insultes à l'appui (Non mais, pour qui elle se prend celle-là?).  Ex:
- Comment trouves-tu le livre de Maman, ma chérie?
- Pfff! J'sais pas trop....J'aurais quelques critiques...
- Comment ça, des critiques??? Les enfants ne parlent pas à table, d'abord! Et puis c'est l'heure d'aller au lit! Prends ta tisane, et que ça saute!
( Non mais! Qu'est-ce qu'elle y connait, cette mioche?)

L'auteur en doute permanent qui vous demande, non pas un avis mais la validation de son incapacité. Là, être encore plus prudent que prudent...
Ex:
- Chère pôtite Môman adorée, je voulais te dire qu'à la page 259, il y a une virgule qui casse un peu la phrase... Non que cela ralentisse le rythme haletant de ton roman, mais...euh... J'ai été obligée de relire...
- Voilà! Voilà! Je savais bien que ce truc était minable! Tu n'es pas allée au-delà de la page 259, hein? Avoue! ... Alors que tu avais lu Marc Lévy jusqu'au trognon? Je renonce à la littérature! Je me lance dans la pâtisserie, tiens! 

L'auteur méconnu persécuté par les maisons d'éditions, mais dont les proches adorent le style. 
Ex:
- Maman, tu as reçu un courrier de Galligraseuil. Ils veulent peut-être te publier. J'ouvre?
- NOOOON! Pas la peine! C'est un refus! Tu penses bien qu'ils n'acceptent jamais de manuscrits par la poste! Ils les lisent pas, d'abord! 
- Pourtant Grand-mère, Tante Rose et mon prof de SVT trouvent qu'il est super ton bouquin!
- Ouais! On ne tient jamais compte de l'avis du public! Ah! Si j'étais la fille de Sheila!
(Note: le sentiment de persécution de l'auteur s'appuie parfois sur des éléments de réalité tangibles, ce qui rend le diagnostic de paranoïa assez périlleux)

L'auteur qui n'a pas lu les excellents conseils de Syven  ou de Monsieur Chabossot et qui ne se relit pas.
Ex:
- Maman, pourquoi il y a des fôtes d'ortograf et de français dans ton bouquin?
- Ah, ça va! Tu n'en fais jamais, toi peut-être? Et puis, il est temps d'écrire comme on parle! ça suffit la littéraure d'intello! 

L'auteur qui raconte sa vie trépidante: 
Ex:
-
Maman, pourquoi tu racontes le déjeuner chez Tante Rose?  Tu crois que ça va intéresser les gens qui ne connaissent ni Tante Rose ni Oncle Albert?
- Décidément, tu n'y comprends rien! C'est l'universalité du propos qui compte! 

Vous pensez bien que je me reconnais dans tous ces malheureux, pour lesquels j'éprouve une vraie tendresse. Ils ont présenté leur bébé le coeur battant et ne recueillent que remarques mitigées.
C'est donc en m'appuyant sur cette connaissance de l'âme humaine, personnelle et universelle, que  je viens de décider que "Non, je ne dois  pas donner mon avis aux auteurs qui le demandent". (Sauf si je les trouve  très bons, mais là, c'est trop facile!).  Mais pour qui je me prends, d'abord?

Zordar et Bool donnent un avis sans que j'ai sorti mon fusil ni menacé de faire de la cuisine (et je vous assure que la menace est grave!) 
Demain, je vous parlerai des Premiers Lecteurs, ceux-qui-donnent-leur-avis.

par Béatrice publié dans : Cours d'éditage communauté : SOIF DE LIRE...
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Vendredi 29 juin 2007
La énième vison dans un polar tehefuneste d’un serial killer en goguette baptisé « schizophrène paranoïaque »  par le profileur de service, qui prend toujours un air pénétré pour poser ses diagnostics car il a un D.U. de criminologie, me fait tiquer pour la énième fois. Je me suis dit qu’il fallait que je m’y colle.
En effet, un schizophrène paranoïaque, ça n’existe pas, lecteur. C’est même tout à fait antinomique, et un interne de première année (et même le Dr Mamour qui est pourtant chirurgien) vous dirait qu’on est l’un OU l’autre, mais jamais l’un ET l’autre. Freud et Charcot se retournent dans leurs tombes (enfin, je dis ça…).
Bref il fallait que je m’y colle, pour donner aux apprentis polardeux quelques explications sommaires sur le maniement du concept psychiatrique. Je sais que vous n’attendiez que moi.
La représentation de la psychiatrie dans le monde du polar obéit à quelques règles sacrées, validées par des générations d'auteurs hantés par une rebelle attitude consensuelle. 

L’hôpital psychiatrique tout d'abord. 
Il est forcément asilaire.  Encore mieux : l’hôpital est sur une île, perdue au milieu de l’Atlantique, et on y interne des fous meurtriers. Le vent souffle, le mer monte, la tempête se déchaîne. Coincé sur l’îlot battu par la pluie, notre héros affronte de grands psychotiques qui errent, abrutis par les neuroleptiques. Il avise le plus timbré, celui qui pose un regard halluciné sur l’horizon, et…tadadam !...C’est le psychiatre !
 
Car le psychiatre est fou ! Sinon, c’est d’un quelconque !
Ou alors, gniark, gniark, gniark…le psychiatre est le meurtrier ! Ah ça…Très bon, coco. C’est vendeur ! (Sans rire, il paraît que dans la vraie vie, Hannibal Lecter n’était pas psychiatre, mais avocat…. Ça le fait moins, avouez-le !). A la fin le psychiatre est puni. C’est bien fait : il expérimentait d’horribles thérapeutiques sur des patients innocents qui ne sont même pas fous. Ah, ah, ah, ah, ah, ah (rire démoniaque…) !. 
Autre poncif : l’enquêteur (le flic, le journaliste, l’universitaire…) n’est pas net. D’ailleurs, il a bénéficié d’une thérapie (avec un psychiatre un peu dingo lui aussi car le psychiatre bien dans sa tête est une option aussi rare que le grec ancien à l'oral du Bac S).
Bien sûr l’enquêteur n’est pas un grand fou (encore que, il y a quelques exemples de révélations finales assez rigolotes). C’est généralement un petit fou qui a subi un traumatisme infantile (son père l’attachait au radiateur avec ses draps mouillés quand il avait fait pipi au lit, son frère aîné a tondu ses Barbies…as you want).
Le psychiatre porte un nœud pap, des lunettes en écaille, et ne s'exprime que par borborygmes (mmmh ? mmmmmmmmh ?). Tu parles comme il aggrave le trauma infantile. L’enquêteur n’est plus qu’une pauvre petite loque alcoolique. Mais il démasquera le thérapeute psychopathe, qui trompait bien son monde sous une apparente normalité (bon, le lecteur avait quelques doutes, car le psy ne pouvait recevoir ses patients qu’une fois ses trente stylos alignés par rang de taille sur le bureau et présentait un léger tic de la joue gauche).

C’est bien simple : la représentation de la psychiatrie dans le monde du polar, c’est un truc de fou. Les auteurs (et les lecteurs) ont des représentations auxquelles ils s’accrochent avec la dernière des vigueurs. Un lecteur d’une maison d’édition à qui j’avais adressé un manuscrit m’a répondu par une note de lecture fort détaillée, dans laquelle il indiquait qu’il trouvait l’intrigue excellente, mais que ma description de l’hôpital psychiatrique était par trop invraisemblable…(C’est vrai que c’est un sujet que je ne maîtrise pas bien héhéhéhé – rire ironique). Ce lecteur-là ne retrouvait pas son hôpital fantasmé dans mon hôpital réel . 


Shutter IslandEn attendant, je vous invite à jeter un œil sur Shutter Island, de Dennis Lehane. Tous les clichés précédemment décrits y ont trouvé leur place…. Eh bien, si malgré ça vous trouvez la clé de l’énigme, Martine vous offre mon poids en nougat. En effet, les codes y sont superbement détournés, le lecteur va de surprise en surprise, et la description de la folie est teinte d’une poignante humanité. La langue est précise et fluide et les personnages campés avec une intelligence aiguë. Bref, un pur plaisir de lecture.

par Béatrice publié dans : Cours d'éditage
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