Des livres...

  

Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Editions du Seuil, 
9 octobre 2008

 

 

 

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  Qui-est-l-auteur.jpgDe la littérature, du polar, des cours d'éditage, des avis sur tout, des conseils à ne pas suivre...

 
Vendredi 17 octobre 2008

Bis repetita placent:
Pour les Toulousains ....
Le 22 octobre, je signe chez à la librairie PRIVAT, rue des Arts, à 18 h.
Rachid, le libraire, te vous a concocté une petite interview de l'auteur suivie de dédicaces.
Venez donc me parler de Freud.


Nota bene:
On ne tolèrera aucune excuse vaseuse des banlieusards: le Castelginestais avisé et le Muretain malin se gareront à Esquirol, à Saint Etienne, ou à Saint Georges.  Les tétanisés de la circulation sur la rocade après 16 h (je compatis) utiliseront plus volontiers le métro: ligne A, descendre à Esquirol (psychiatre célèbre) ou ligne B, descendre aux Carmes (Foies gras célèbres).


Alea jacta est....


par Béatrice publié dans : SIGNATURES communauté : SOIF DE LIRE...
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Jeudi 8 novembre 2007

Un échange de mail avec les Girls in Black me rappelle que nous signons, quasiment toutes, au salon du Livre de Midi-Pyrénées ce week end, invitées par les libraires indépendants.
Fabienne Ferrère samedi
Emmanuelle Urien, dimanche
Magali Duru, les deux jours
Et votre servante dimanche après-midi.
- Et Solenn (Colléter) ?  crie la petite classe, haletante.
Ah, ah! Solenn part au Touquet. Dans le Nord-Pas-de-Calais.... C'est l'été Viking pour Solenn?

C'est où, le salon du livre de Midi-Pyrénées?
A l'hôtel Dieu, dans la salle des colonnes.
L'hôtel Dieu est le plus vieil hôpital de Toulouse. Les pélerins s'y reposaient, en route vers Saint Jacques.
Voici qui me rappelle des moments angoissants de mon parcours d'interne: des gardes terrifiantes dans ce temple de la médecine. Oh, Dieu, que j'avais la trouille dans les longs couloirs après minuit! D'immenses tableaux de gloires moustachues tapissaient les murs. Ils me couvaient d'un oeil mauvais. Imaginez qu'un serial killer m'ait guettée!
Ou le fantôme d'Esquirol?

par Béatrice publié dans : SIGNATURES
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Lundi 28 mai 2007
On ne parle pas assez des salons du livre. J’ai déjà raconté comment, un jour, alors que je m’adonnais tranquillement à l’exercice grisant qui consiste à dédicacer ses bouquins à une foule en délire à quelques personnes bien intentionnées, je dus faire face à une descendante de Montfort en personne, qui avait, fort heureusement, laissé sa hallebarde au vestiaire. La dame avait la voix tremblante et les yeux brillants et j’étais assez contente de ne pas être seule face à elle. 
Hier, à Pamiers (Ariège), où les organisateurs (Monsieur Rouch et Georges Patrick Gleyzes) avaient eu la gentillesse de m'inviter, arrivée bien à l’heure, je prends la place qui m’a été attribuée, derrière une petite pile de l'Ombre de Montfort.    
A ma gauche, un Monsieur très en forme, né à Pamiers, ayant grandi à Pamiers, y ayant exercé le beau métier d’enseignant, et y prenant sa retraite. Le Monsieur a écrit un bouquin qui se passe à Pamiers, dans les trois rues principales. Tous les pamiérins, piamiarins, habitants de Pamiers se ruent sur le stand. Chacun avec une anecdote, un souvenir. Le Monsieur tutoie la moitié des lecteurs, des anciens élèves. Les bouquins partent comme des petits pains. Le libraire peine à réassortir.  
A ma droite, une dame bien droite, l’air bien sérieux, avec devant elle une brassée d'ouvrages consacrés au catharisme. J’apprends, au cours de la journée, que c’est LA spécialiste des Cathares. Plus spécialiste qu’elle, ya pas.  Elle est très connue paraît-il, dans les milieux autorisés (Je ne la connaissais pas, mais elle ne me connaissait pas non plus. Un partout.)
Et moi, crime de lèse-majesté, qui mets en scène les Cathares en question dans un méprisable, anecdotique, enfin-je-n’ai-rien-à-dire-contre-ce-genre-de-littérature polar ! La dame m’explique qu’elle vit avec les Cathares depuis des années, elle sait comment il faut parler d’eux et ne comprend pas qu’on puisse en faire de la daube littérature. Ils ont tellement souffert, voyez-vous. (C’était en 1244, risqué-je maladroitement, et peut-être peut-on envisager de prendre un peu de distance… ?... Non ? Non. On ne peut pas.)
Ses lecteurs me regardent avec pitié. Deux d’entre eux  ont lu Labyrinthe, de Kate Mos, pour pouvoir mieux se gausser des incultes qui écrivent sur leur sujet favori. Je ne l’ai pas lu moi-même mais, c’est désormais inutile puisqu’on me l’a défloré in extenso. La dame aussi vend beaucoup de ses livres témoignages d’historienne sur la vie des cathares. Succès fou! Le libraire fait des allers et retours pour l’approvisionner.  
En fin d’après-midi, au bord du suicide, sentant que le bûcher de Montségur aurait encore été trop doux pour moi, et consciente de ce que je suis totalement et définitivement écrasée, je propose à la dame de s’installer à côté du pamiérin  (A l’aide !Comment appelle-t-on les habitants de Pamiers ?) Monsieur de Pamiers, dont les bouquins s’envolent au fur et à mesure que l’après-midi avance. Il est hilare et très gentil. Il essaie de me réconforter de mon absence totale de ventes :
-         Allez la prochaine fois, ça marchera. Il vous faut un peu de pub !
En début de journée il m’avait dit : « J’envisage d’écrire un polar ». A mon humble avis, il a changé de projet !
 
Pour les auteurs en herbe, quelques moralités:
Nul n'est prophète en son pays (ceci n'est pas vrai pour le Monsieur de Pamiers)
Faut cibler le lectorat, coco!
La grosse tête n'est pas au programme!
L'Ariège, pays de contraste
(que les Ariégeois ne m'en veuillent pas, je garde un souvenir ému de la foire au polar de La Bastide de Sérou, l'an dernier)
Fluctuat nec mergitur. 

J'en profite pour faire un petit signe aux auteurs si pleins de leur Muse, en particulier ceux qui s'auto éditent ou édités à compte d'auteur, et qui courent d'un salon à l'autre faire leur promo à leurs frais. J'ai rencontré hier un rafraichissant monsieur d'une nonantaine d'années, qui en était à son dix neuvième roman à compte d'auteur, et qui poursuit sa route en s'amusant bien.
par Patricia PARRY publié dans : SIGNATURES
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Vendredi 8 décembre 2006

Le dimanche 10 décembre, de 16 à 18 h, je signerai à la Maison du quartier des Châlets. Comme nous serons près des Minimes, là où les mémés aiment la castagne[1], nous mangerons des châtaignes (et boirons du vin). Pour les Toulousains, c’est 7 boulevard (et non rue, j’insiste) Matabiau.  

 

 

Il y a quelque temps, lors d’une signature, un Monsieur charmant mais un peu étrange est venu vers moi et m’a annoncé, la voix rauque et mystérieuse : « Je suis un Veilleur… ». Ceux qui ont lu Montfort comprendront pourquoi je me suis sentie légèrement tétanisée. Les descendants de Simon de Montfort sont donc les bienvenus, mais ce serait sympa s’ils laissaient les hallebardes dans la voiture.

 

 



[1] Claude Nougaro, boudu c…. !

par Patricia Parry publié dans : SIGNATURES
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Mercredi 20 septembre 2006
Je me plierai volontiers à l’exercice qui consiste à aller signer son bouquin.
J’ai déjà écrit sur les salons du livre : il y fait très chaud, les gens viennent en promeneurs, parfois en famille.
Si le salon a lieu à Sainte Pimprenelle sur Adour, vous êtes dans la salle des Fêtes, entouré de l’adjoint au maire et de la bibliothécaire qui se mettent en quatre pour vous faciliter la vie. Les promeneurs ont parfois lu votre œuvre. Ça c’est le rêve de tout auteur. Ils vous en parlent d’un air gourmand, et ont un avis sur la psychologie des personnages. Parfois même ils ne sont pas d’accord avec leur évolution et vous engueulent.
Parfois aussi, ils viennent en curieux : « Et alors ? ça parle de quoi votre bouquin ? »
Parfois encore, ils viennent passer le temps : « Oh, moi, vous savez, ça ne m’intéresse pas les polars, j’accompagne le petit qui voulait voir son dessinateur de BD ».
Car le dessinateur de BD pourrait vous snober, s’il le voulait : son stand ne désemplit pas, il dessine comme un malade, et ses albums partent comme des petits pains.
L’Auteur est obligé d’en rabattre, s’il passe toute sa journée devant une pile de livres sur laquelle nul ne jette un coup d’œil.
NE ME LAISSEZ PAS SEULE à :
- MOISSAC, le 7 octobre (Salon du chocolat !!!! avec un stand de polars sous l’égide de la Librairie Le Scribe). On m’a demandé de me vêtir de noir (Chocolat et Polar, capito ?)
- LABEGE le 14 et 15 octobre : Lire en fête, sous l’égide de Scienti-livres.  Il est organisé un concours sur les polars pésentés, avec, en ce qui me concerne, cette sublime question qui me vaut l’inconditionnelle admiration des mioches : « Comment appelle-t-on les Veilleurs qui sont passés du côté obscur ? »
par Patricia Parry publié dans : SIGNATURES
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