Le Blog de Patricia Parry
C'est le 15 août et vous bronzez... (Je plaisante... je sais que vous grelottez sous la pluie au-dessus de ma ligne favorite Brive-Valence. Mais en même temps, vous, au moins, n'êtes pas sous-titrés par Téhéfun)
Tant pis, je plombe l'ambiance avec du politiquement incorrect. Du réactionnaire. De l'ultra-bourgeois.
J'assume.
J'en ai vu six cette semaine.
Des gamins aux neurones explosés.
Des gosses qui plus jamais n'atterriront.
A qui j'ai, comme d'habitude, expliqué comment la bonne herbe non chimique (!!! chaque fois que je dis ça, j'en ai la nausée. Le shit, c'est naturel???? Et la cigüe, c'est pas
naturel, peut-être?) venait interférer dans leur tête avec la dopamine cérébrale qui te fait penser, rêver, inventer et réfléchir.
Ils sourient aux anges.
Mais l'angoisse les vrille au sol, les bousille, les tue.
- Mais, mes copains, ils fument. C'est pas dangereux...
- Pas pour eux. Mais toi, Guillaume, Khaled, Charles?...Toi?... Dissocié, éclaté, le corps détruit, l'esprit en berne? Toi, tu n'es pas tes copains!
Je leur dis que c'est comme une allergie.
Je leur dis que quand on est vulnérable, c'est le début d'un enfer qui dure jusqu'au bout de la vie.
Je leur dis que le joint convivial entre copains, pour eux, est un des leurres les plus tordus qui soient.
Je leur dis que j'aimerais bien ne jamais poser le diagnostic: schizophrénie.
- La prescription de haschich est reconnue pour son effet antalgique, dans les pathologies de la douleur, me disent-ils, goguenards car ils ont des lettres et vont sur Internet.
Oui, mais, toi, t'as pas mal, hein?
- La consommation de haschich est reconnue pour aggraver considérablement tous les signes de votre maladie, leur dis-je, sachant pertinemment qu'Internet, la télé, les journaux et
les livres banalisent les bons produits naturels tout en traitant les psychiatres de fachos.
Sachez que les dealers d'horreur viennent préférentiellement camper aux abords des hôpitaux psychiatriques. Ben tiens! Ils ont compris depuis longtemps!
Dans l'Elégance du Hérisson, quelques lignes m'ont émue jusqu'aux larmes.
Elle parlent d'un enfant supplicié, au corps délabré par des produits divers, qui recouvre la raison en se souvenant des camélias éclos dans la cour d'une concierge.
M'en fous! Je crie dans le désert!
Le dernier que j'ai vu avait sauté par la fenêtre, pour échapper aux voix.
Les jeunes ne s'en rendent malheureuseusement pas compte... surtout avec tous ces discours débiles pris par ci, par là, qui leur assurent que le haschich n'est pas dangereux...
Merci pour cet article Béa. Si tu le permets, je vais faire un lien chez moi car il est plutôt marquant.
Bisous,
Bool
PS : je viens de voir sur le site de la Fnac que l'Infâme est prévu pour octobre ? Bouhouhou moi qui attendais septembre avec impatience !!
Oui, l'infâme est pour octobre (le 4! C'est au début du mois! ;-)
Ca fait mal au coeur.
Ce que les pro-shits ne veulent pas entendre, c'est que les joints ne servent qu'à abrutir et tranformer le cerveau en escalope mal cuite à partir du moment où l'on en abuse. Et quelqu'un qui est mal dans sa peau, fragilisé, est incapable de savoir à partir de quel moment il va trop loin.
Le plus drôle c'est que pendant pas mal de temps je me suis faite "pourrir" par un proche pour mon discours contre la revanche des végétaux, pour finalement l'entendre abonder dans mon sens.
Disons qu'il a eu entre temps une "légère" prise de conscience...
Mais le plus dur, c'est que l'homme avec lequel je vis n'a pas changé de discours, même s'il ne fume pas, il est toujours persuadé 'que ça ne fait pas de mal' et concernant ton article sa conclusion c'est que ce n'est pas le shit le problème mais le problème psy dont tes jeunes patients souffrent à la base. Pour lui, on ne doit pas continuer à interdire le cannabis à tout le monde sous prétexte que quelques uns ne le supportent pas.
Je te laisse imaginer à quel point cela m'agace...
On peut le voir sur le plan de la santé: les ravages du shit chez les patients atteints de schirophrénie ou de troubles bipolaires sont majeurs (entrainant passages à l'acte et destruction de vies). La question du trouble psychiatrique à la base est-elle une vraie question? Peut-être ne se serait-il pas révélé sans le shit... Peut-être se serait-il manifesté mais beaucoup moins grave. Sans parler de la possibilité de dégradation authentique décrite sous l'effet du cannabis, indépendamment de toute pathologie psychiatrique avérée.
En terme de santé publique, c'est crucial. Que sommes-nous prêst à payer? En terme d'euros sonnants et trébuchants si je puis dire, mais aussi en terme d'hôpitaux? de postes de psychiatres? d'infirmiers?de flics? d'accidents de voiture? de vies détruites? de séjours en prison? de prostitution de gamines (ou de gamins) complètement éclatés?
Il ne faudrait donc pas protéger les vulnérables? (Quelques-uns, ça fait quand même, statistiquement, environ 6 millions de personnes en France).
Je pense qu'il est difficile de repérer les enjeux quand on n'y est pas plongé dedans. Peut-être faut-il en faire l'expérience? Heureusement, la vie nous fait bouger, comme tu le fais remarquer...
J'en profite pour faire un petit aparté (typiquement masculin) qui n'a rien à voir : Allez Toulouse ! (mais sans la bière, parce que ça non plus c'est pas top, et j'espère que nos amis anglais ne feront pas trop de dégâts quand ils auront reçu leur raclée!)
mais
"On attend la coupe du monde de rugby, car c'est ça le vrai sport, ô pauvre! "
le shit, c'est bien de la merde qu'on se le dise !
Bises
Qui n'ont jamais connu les transes
Des shoots et du shit
Je dirai en substance...
Certainement pas, je suis mère de jeunes adultes, l'adolescences de mes "petits" a été truffée d'angoisses, ils ont tous, bien entendu, touché au cannabis.
J'ai même été consulter un médecin spécialiste à l'Hopital Saint Anne, curieusement, les réponses qu'il m'a faites ne correspondent pas à la réalité, et je m'inscris en faux sur la banalisation de la "fumette".
Puissent tous les jeunes te lire.
Tu ne prêches pas dans le vide...Bonne journée.
D@net
- le 16/08/2007 à 08h09
Si quelqu'un a un moyen de faire taire les connards qui pour s'attirer la sympatie des ados sont prêts à leur servir n'importe quel discours démago, si quelqu'un sait comment faire, qu'il parle, par pitié !
Dois-je dire un mot de l'ado des murs lépreux vue l'autre nuit ? 13 ans et demi, résine de cannabis dans les poches (le chocolat qui fait rire ne me fait plus rire depuis longtemps...), à faire la pute près de la gare. Déréalisée, morcelée, dissociée... Les bobos super cool qui encouragent le petit joint du samedi soir, ils savent combien elle prend ? 5 euros la pipe, moins si c'est pour un éduc'.
Je vous fais mal ?
J'espère...