Le Blog de Patricia Parry

Super!

C'est une salle sombre, un petit amphi, un peu comme une salle de spectacle...

Je suis arrivée à la bourre, en courant de mon hôpital, car bien sûr, j'ai eu une urgence à régler au dernier moment.

Le journaliste et moi sommes sur la scène, micro en main, l'air très concentré.

Le public, en face, feuillette fébrilement ses notes. (et les copains revoient leurs questions!!!)

Le journaliste propose un résumé succint: c'est difficile, croyez-moi! Il faut donner envie de lire l'oeuvre, mais ne pas la déflorer. Quand il s'agit d'un thriller truffé de rebondissements divers, où chacun avance masqué, c'est un exercice habile, durant lequel on est en permanence sur le fil.

Il me pose des questions sur ma petite personne: aïe! Comment parler de moi sans en parler? Quelques infos sur mon parcours universitaire de littéraire contrariée (tu feras une série scientifique ma fille!), sur le choix de la psychiatrie à l'issue des années de médecine (tous les psychiatres aimenet l'art et la littérature).

Quelques phrases sur ce qui m'a amenée à écrire: c'est un rêve d'ado. Avant la rencontre du prince charmant, il y avait dans mon projet de vie: devenir écrivain. J'écrivais des pièces de théâtre que je mettais en scène, et jouait, obligeant mon frère à participer, imposant les représentations à ma famille anéantie.

Quelques données sur ce qui m'a amenée à CE roman -là: l'explosion de l'usine AZF, dans un monde ravagé par le 11 septembre 2001. Comme toujours à cette évocation, les Toulousains frémissent et se taisent. On les prend pour des demeurés depuis cinq ans, cinq cent mille personnes ont failli claquer sous les émanations de phosgène (cf la catastrophe de Bhopal): ils sont contents qu'on le mentionne dans un roman.

Quelques infos aussi sur les croisades et la croisade des Albigeois. Une dame s'agite légèrement: il semble qu'elle descende de Simon de Montfort. Heureusement, elle a laissé son armure à la porte.

Des demandes sur les Veilleurs, et les Brûleurs de Temps, les deux groupes occultes qui traversent le roman. Nouveau frémissement. Madame de Monfort en a entendu parler. ( je suis perplexe! je vous assure, Madame, que les Veilleurs et les Brûleurs, si fascinants soient-ils sont sortis de mon imagination!... Ou alors... La vérité serait-elle ailleurs?)

Les villes aussi: New York, Venise, Istanbul: vous les connaissez? Un peu que je connais. Chaque ruelle décrite existe, et je l'aime.

Quelques mots enfin sur les personnages: François, le french doctor séduisant;  Vincent le journaliste pugnace; Béatrice, jeune femme moderne; Tarik, beau comme un calife; Sellières, en pantalon de velours côtelé; Clémence, petite Pimprenelle dont le père est un Veilleur.

Qui êtes-vous dans tout ça? Tous à la fois!

Merci Madame FNAC (Magali Juarez) , Merci Monsieur Journaliste (Pas Vincent Nadal, mais Dominique Delpiroux)

Photo Thierry Bouchard, qui m'a interviewée là

Sam 21 jan 2006 17 commentaires
Tu as l'air de t'en etre bien sorti, et plus je te lis sur OB et plus je me dis : mais qu'est ce que j'attend pour aller lire l'ombre de Montfort....Me voila dans le jet privé de fred, avec mon roman sous le bras , rien qu'un AR , le temps d'avoir une dedicace de Mdam Patricia...heu Beatrice
salwa - le 21/01/2006 à 09h42
Je ne sais pas si mon éditeur expédierait chez toi, mais après tout...peut-être?
Béatrice

ah ba ça c'est bien passé alors!


j'aimerais bien lire ton livre un jour.. quand ça arriveras je te le dirais!


prépare une dédicace lol

yara - le 21/01/2006 à 10h33
je suis au Furet du Nord, m'selle!
Béatrice
Je trouve que tu as bien retranscrit cet interview.
On a presque l'impression d'y être.
Et le trac dans tout ça ?
Len Janak - le 21/01/2006 à 11h06
en réalité je triche un peu car j'ai l'habitude de faire des interventions en public dans mon boulot! ;-)
Béatrice
Pendant que je suais à grosses gouttes pour relever mon défi (c'est même pas vrai, j'étais partie 3 jours !) je voisque la promo de Montfort marche fort et c'est mérité, je suis très heureuse pour toi et puis, mine de rien c'est bon pour l'égo. Très gros bisous.
majoma - le 21/01/2006 à 14h40
Pff, FNAC de Toulouse et pas une FNAC parisienne, moi qui me réjouissais d'avance de découvrir avec passion ces aventures moyen-âgeuses, me voilà fort dépourvu.
Grenouille Bleue - le 21/01/2006 à 15h00
Chère grenouille, je suis en coup de coeur à la FNAC Montparnasse, et d'aucuns m'achetèrent à la FNAC des Ternes, avant de m'offrir des roses. Ils eurent donc une dédicace!
Béatrice

Des roses ? Hmpf, mon bouquet était bien plus grandiose !


Je surveille donc du coin de l'oeil les prochaines dédicaces parisiennes ;)

Grenouille Bleue - le 21/01/2006 à 15h26
Ton bouquet m'arrache des larmes d'émotion contenue, Grenouille.
Béatrice
Cet exercice de style en public a du te changer des conférences médicales ;).
Roanne - le 21/01/2006 à 22h35

la dernière fois que j'ai mis les pieds dans un amphi c'était en 90...et j'ai vomi (une longue histoire...)...Je vois que toi tu as su rester digne...applause :)


je suis aussi ravi  de voir que tu restes assidu à ton blog...


les personnes de qualités comme toi font que les petites gens comme moi continue à fréquenter over-blog...


Mouahahahahahinnnnnn....je deviens gentil...

mouarfff - le 21/01/2006 à 23h05
c'est parceque tu étais parti longtemps! ....mais te revoilà!
Béatrice
Je t'admire beaucoup, comment peux-tu faire pour mener à bien toutes ces activités ?
Camomille - le 22/01/2006 à 15h26
je dors très peu et suis très faitiguée ;-)
Béatrice

Tu est géniale Beatrice mais n'oublies pas de te reposer pour rester la meilleure.


Amitiés

BRISOUX Michel - le 22/01/2006 à 16h05