Le Blog de Patricia Parry
Très loin à l’Est.
Une orgie de Bouddhas. Couchés, debout, en marche, assis.
Des bouquets de lotus, de nénuphars en coque verte. Des colliers de fleurs autour de statues dorées, de l’encens, des pénitents au milieu des ruines de civilisations perdues. L’ineffable sourire du prince illuminé les garde de l’évolution du monde.
Des moines safran. A vélo, entassés dans des pick up. Allant seuls, par deux par dix. Des moines safran scotchés à leur téléphone portable, collés à leur ordinateur.
Aucune femme ne peut les toucher ; notre impureté et notre indignité sont universelles, mes soeurs.
Et aussi l’homme devant Dieu. Cette vieille chinoise qui s’incline et prie, les pieds soigneusement repliés car ils ne doivent pas pointer vers l’autel, cette petite dame ridée qui fait brûler de l’encens, colle une
feuille d’or sur un Bouddha de bronze, dépose des pièces de menue monnaie qui tintinnabulent, interroge son avenir en jetant des bâtonnets aux pieds d’une statue scintillante, ne manque pas de
donner trois coups de gong légers sur la grosse cloche pour que son vœu soit exaucé… cette pénitente, je vous le dis, moi, c’est Madame Michu qui fait brûler un cierge à Sainte Rita pour que le petit ait son bac.
Parole de Niçoise.
Pas trop ringard mon comm' pour un retour :-))