Signatures
Altigone, Saint Orens, le 9 juin 2009, à 19 heures
Ils ont dit, à propos de Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Nouvelle aventure du psychiatre Antoine Le Tellier et de son ex-femme, Anne, dont je ne suis pas loin de
penser qu’elle est en réalité le personnage clé des romans noirs de Patricia Parry. Après Petits Arrangements avec l’infâme, où elle entremêlait savamment deux intrigues se déroulant à quelques
siècles de distance et remettait l’affaire Calas sur le devant de la scène, Parry, psychiatre dans le civil, s’intéresse aujourd’hui à Freud avant Freud, alors que le père de la psychanalyse
n’est encore qu’un étudiant venu suivre à Paris les leçons sur l’hystérie du professeur Charcot. Une double intrigue dont le versant contemporain démarre à Toulouse par l’assassinat d’un psy lors
de la séance inaugurale d’un colloque de psychiatrie. Quel rapport entre les deux histoires ? Comment expliquer l’étrange similitude des situations à cent trente ans de distance ? Et
quels terribles secrets se cachent dans le cahier de Jacob ? Patricia Parry embrouille à dessein et avec un art consommé époques et situations. Comme elle connaît son sujet et que sa plume
est toujours aussi brillante, le lecteur - même peu versé dans les arcanes de la psychiatrie - se régale et en redemande, sans que jamais l’intérêt faiblisse. Assurément, la jeune romancière
toulousaine s’est engouffrée dans la voie féconde mais périlleuse, tant le mélange des genres requiert de culture et de savoir-faire, que seul un René Réouven, avec lequel elle partage, entre
autres, le génie des titres, avait su jusque-là emprunter avec autant de talent.
Roger Martin, L'humanité, 2 avril 2009
Avec "Cinq leçons sur le crime et l’hystérie", Patricia Parry nous fait retrouver son héros principal, le psychiatre Antoine Le Tellier, découvert dans son précédent ouvrage « Petits
arrangements avec l’infâme ». Nous suivons aussi Anne Faure, psychiatre elle aussi et ex femme d’Antoine, qui découvre un corps assassiné. Ici, l’auteure utilise la mécanique de résonance
entre êtres réels et personnages de fiction, passé et présent, entre Paris où, en 1885, Sigmund Freud, jeune étudiant viennois, vient suivre les leçons de Charcot sur l’hystérie, et Toulouse où,
en 2008, un colloque de psychiatrie tourne au drame. Avec humour et décalage, Patricia Parry attrape son lecteur et l’entraine au fil d’une enquête menée de main de maitre, à un rythme trépidant.
L’ambiance est hystérique, l’hystérie est forcément féminine, les femmes forcément hystériques. Tour à tour, l’auteure joue l’ombre, la lumière et à nouveau l’ombre, le suspense, la surprise.
Elle emmêle ses personnages et, au final, embobine le lecteur : ceux qui semblaient sains se révèlent psychopathes, ce qui paraissait clair est obscur. Plus que jamais un polar en blanc et
noir qui, l’air de rien, aborde aussi les problèmes de société, la place que l’on réserve aux femmes, le monde des psychiatres dont Patricia Parry fait partie, ses tics, ses
codes.
Nicole Salez, Tout pour les femmes.com
Les deux enquêtes parallèles (l'une menée par les trois psychiatres à Toulouse et l'autre
relatée par un mystérieux manuscrit de 1938 tombé entre leurs mains) font de ce polar tantôt un suspense haletant tantôt une mline de renseignements sur l'évolution de la psychiatrie. Un deuxième
roman foisonnant pour Patricia Parry, elle même psychiatre à Toulouse
Femmes d'aujourd'hui, le 20/11/2008
Ils ont dit à propos de Petits Arrangements avec l’infâme
Dans ce roman qui, sans avoir l’air d’y toucher, en dit plus long sur l’intolérance et les pièges du communautarisme que bien des ouvrages théoriques, qui offre en outre quelques réflexions iconoclastes sur la question de l’enfermement psychiatrique et dont les clins d’oeil littéraires réjouissent, on sent la patte d’un véritable auteur. On pardonnera donc à Patricia Parry son personnage principal dont le goût pour les Porsche ne parvient pas à cacher le manque d’épaisseur et on la louera pour son sens du rythme, des dialogues, de la construction policière. On lui saura gré aussi d’une véritable culture, discrète, intelligente, qu’elle n’a pas besoin d’étaler pour qu’on y soit sensible.
Roger Martin, L’humanité, 27 mars 2008
En ouvrant, de façon magistrale le cycle des aventures noires du Dr Le Tellier, Petits arrangements avec l’infâme nous révèle une grande auteure dont on n’a pas fini de parler… Patricia Parry sait éviter le voyeurisme et les clichés avec brio alors même que cette double histoire met en évidence le fanatisme religieux et l’intolérance toujours d’actualité
Catherine Laurent, Le Dauphiné Libéré, 22 novembre 2007
Patricia Parry réussit avec Petits
Arrangements avec l'Infâme un véritable tour de force. Elle nous offre une chronique sociale au regard très pointu qui s'intéresse de près aux problèmes d'intégrisme religieux et
d'intolérance... donnant aux "lumières" de Voltaire et à son Traité sur la Tolérance une actualité troublante.
Déjà, sa mise en scène des différents intervenants — politiques, média, intelligentsia, jeunesse désœuvrée — suffirait à susciter l'intérêt, mais Patricia Parry ne s'en tient pas là et construit,
autour de son discours de fond, une intrigue particulièrement captivante à la construction redoutable. Difficile de lâcher la lecture dès lors qu'on s'est laissé prendre à l'hameçon. Ajoutons à
cela une galerie de personnages tout à fait crédibles et vous aurez compris qu'il s'agit là d'un roman qu'il serait dommage de ne pas mettre à son menu. En plat principal bien
sûr … !
Patrick Galmel, Polar Noir, le 10 décembre 2007
Passé un certain point il devient impossible de refermer le bouquin. Au moment même où le lecteur se demande comment l’auteur va pouvoir se dépatouiller du lien entre les événements passés et présents, la solution arrive, élégante, surprenante et convaincante.
...En terre toulousaine, le parallèle entre l’affaire Calas et les arguments plus ou moins hypocrites que l’on entend à droite et à gauche contre les musulmans est judicieux, pour ne pas dire salutaire.
Pour finir, et on sent là l’expérience professionnelle de Patricia Parry, le regard sur la folie, la différence, et son traitement par les professionnels est rendu de façon très convaincante et très humaniste.
Au final, malgré quelques réserves, c’est un bon roman noir, qui donne envie de suivre l’auteur et le personnage (en espérant qu’elle le cabossera un peu).
Jean Marc Laherrère , Actu du Noir
Patricia Parry a élaboré une superbe intrigue, admirablement tortueuse. Qu’ils sont déconcertants, ces cas similaires à près de 250 ans d’intervalle ! Une explication raisonnable parait inconcevable. Quant aux coïncidences de noms, de lieux, ça ne suffirait pas pour saisir une vérité plus complexe. «Écraser l’infâme» répétait Voltaire : combattre l’intolérance, sous toutes ses formes, reste toujours indispensable. Le récit n’est pas seulement bien documenté. Les faits du 18e siècle sont évoqués à travers une narration épistolaire, conforme à l’époque. Pratiquant le même métier, l’auteur met en scène un psychologue fort convaincant, quoique forcément dérouté par cette étrange affaire. Un roman de haute qualité.
Claude le Nocher, Rayon Polar,
Bon, pour être honnête, j’ai de nombreuses réflexions au sujet de la Porsche…
L'avis des lecteurs.